ÉVOLUTION ET PRONOSTIC
Le pronostic est excessivement bénin pour le melaena spruria. Dans ce type, en effet, la guérison s’observe dans la totalité des cas.
Il n’en est plus de même dans les cas de melaena vera. |
En dépit des assertions de Hesse et de Grynfelt qui le considéraient comme un phénomène salutaire destiné à remédier à la pléthore sanguine, le melœna vera offre un pronoslic sombre.
L'examen de diverses statistiques nous montre en effet que :
Kling porte le chiffre de la mortalité à 35 0/0;
Oui et Dussers portent le chiffre de la mortalité à 52 0/0; 7
Minot à 84 0/0.
Sur les 11 enfants dont nous avons trouvé les observations, 4 ont succombé, ce qui fait un taux de mortalité s’élevant aux environs de 4 o[o.
Le pronostic est basé sur le nombre d’évacuations sanguines, sur la quantité de sang rejeté au dehors, sur l'intensité de l'infection, d’origine microbienne
ou syphiliiique.
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Lorsque les hémorragies persistent abondantes pendant plus de quarante-huit heures, la terminaison est fatale dans la plupart des cas.
L’enfant est de plus en plus pâle, le teint est cireux, le cri devient plus rare et plus faible et l’enfant meurt, littéralement exsangue.
Dans les cas qui se terminent par la guérison le melaena disparait généralement au bout de vingtquatre à quarante-huit heures. Il peut parfois persister cinq à six jours.
Les hémorragies deviennent de moins en moins abondantes. En même temps, les phénomènes généraux s’amendent. Mais l’enfant reste pâle et anémié pendant quelque temps et ne recupère son poids qu’au bout de quelques semaines.
Disons enfin que la coexistence d’autres hémorragies aggrave singulièrement le pronostic.