HISTORIQUE
Le melaena du nouveau-né a été observé de tout
temps. Mais il faut arriver jusqu'à 17923 pour en trouver la première observation détaillée. Elle est due à Ebarth et a trait à un melaena spruria. Après cei auteur, d'auires rapportent des observations. Citons les noms de Brebisuis et de Vogel.
Un anonyme suisse, auteur d’une monographie sur le sujet qui nous occupe, attribue les hémorragies . gastro-intestinales à la pléthore sanguine. Cette opinion est partagée par la plupart des auteurs de ce temps qui ont étudié la question et parmi lesquels il faut citer Ettlinger, Riedlin, Hesse.
A cette première période ou période pléthorique fait suite l’ère anatomo-pathologique. Elle s'ouvre en 1825 avec Billard. Pour cet auteur, les hémorragies iniestinales sont dues à des ulcérations de la muqueuse de l'intestin. Cette opinion est générale- ment admise et trouve des défenseurs en France (Rilliet, Paul Dubois) et en Allemagne (Landau Silbermann).
A cette période succède l’ère pasteurienne. Après
les découvertes de Pasteur les esprits se tournent du côté des recherches bactériologiques. Et comme Nocard et Leclainché découvrent le microbe spécifique de la septicémie hémorragique des animaux, on veut trouver en médecine humaine un microbe analogue. C’est alors que Klebs et Eppinger décou-
vrent la monas hemorragica. Après eux, Gærtner
décrit un bacille qui porte son nom et auquel il attribue une spécificité qui n’est pas justifiée par les
recherches ultérieures. En effet, au cours d’examens
bactériologiques, on retrouve tous les microbes, isolés ou associés.
A côté de la théorie microbienne il faut edtdes =
une place à la théorie syphilitique. Elle est relati-
vement ancienne. En effet, en 1866 Behrend' avait
déjà mis la syphilis en cause. Depuis cette époque
un grand nombre d'auteurs ont admis et étudié son
influence. Nous citerons les noms de Boissard, Bar, Hermary, Orlowski.
Enfin est née une période nouvelle, l’ère humo-
rale : la cause primordiale des hémorragies réside
dans des altérations des humeurs de l'organisme et
en particulier du sang. Deux noms sont attachés à cette ère : celui du professeur Bar et celui d’un de
ses élèves, le professeur agrégé Lequeux, auteur d’une thèse remarquable intitulée : Étiologie et pathogénie des hémorragies graves du nouveau-né.
ÉTIOLOGIE