‹ Le mémorial de la vie chrétienneChapitre 74 sur 170 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

Prière à Jésus-Christ, où sont rappelées sa descente aux enfers, sa résurrection, son ascension, la mission qu'il donna à ses apôtres, et sa dernière venue à l'époque du jugement universel.

Je vous rends grâces, ô doux Jésus, de ce que vous êtes descendu aux enfers environné d'une grande puissance; de ce qu'après avoir détruit l'empire de Satan vous avez réjoui, par votre présence, les Patriarches et les Saints qui y étaient retenus captifs ; de ce que vous les avez arrachés aux ténèbres de leurs prisons et les avez ensuite emmenés avec vous pour les rendre participants des délices du ciel. Je vous en conjure, Seigneur, que la vertu de votre sang et de votre Passion descende, à l'heure qu'il est, sur les âmes de mes parents , de mes amis , de mes bienfaiteurs et de tous les fidèles défunts, afin que, délivrées des peines du purgatoire, elles soient admises dans le sein de l'éternelle félicité.

Je vous rends grâces, ô doux Jésus, de ce que, après avoir vaincu la mort, vous êtes ressuscité et sorti triomphant du sépulcre, et de ce qu'en opérant de nouveau l'union de votre âme avec votre corps glorieux vous avez porté la joie dans le

cœur de tous ceux qui vous aiuiaient. Faites, Seigneur, que, m'arrachant à 1 état de mort où m'avaient réduit mes vices, et renonçant à mes vieilles habitudes, je marche dorénavant dans une nouveauté de vie, je cherche les choses d'en haut et non pas les choses d'en bas, et que, lorsque vous, qui êtes ma vie, reviendrez de nouveau sur la terre, je me mette à votre suite et j'entre avec vous dans le séjour de votre gloire.

Je vous rends grâces, ô doux Jésus, de ce que, quarante jours après votre résurrection, vous êtes monté au ciel en présence de vos disciples, où, assis à la droite du Père, vous vivez et régnez pendant les siècles des siècles. Oh ! quel bonheur pour moi si mon âme était malade d'amour, si je prenais en dégoût tous les biens de la terre, si je ne soupirais plus, je n'avais plus de désir et d'ardeur que pour les biens du ciel, si je n'avais plus d'autre affection, plus d'autre joie que vous , ô mon Seigneur et mon Dieu !

Je vous rends grâces, ô doux Jésus, de ce que, l'Esprit -Saint s' étant répandu sur vos disciples qui persévéraient dans la prière , vous leur avez donné pour mission d'enseigner toutes les nations de la terre. Purifiez mon cœur, je vous en supplie, donnez -moi une conscience pure et sans tache, afin que le Consolateur, la choisissant volontiers pour sa demeure , l'embellisse des dons abondants de sa grâce; qu'il me console, qu'il me

fortifie , me dirige et me possède tout entier. Je vous rends grâces, ô doux Jésus, de ce qu'au dernier jour, lorsque vous viendrez pour juger le monde, vous récompenserez ou vous punirez chacun selon ses œuvres. 0 mon Dieu, ô Seigneur très -clément, faites qu'après avoir vécu saintement et d'une manière conforme à votre adorable volonté sur la terre , mon âme soit tellement riche en mérites et en vertus, qu'au sortir de sa prison de chair elle mérite d'être miséricordieusement accueillie dans les demeures éternelles, où elle vous loue en compagnie de tous les saints, et où elle vous bénisse pendant tous les siècles des siècles et à jamais. Ainsi soit-il. Pater noster. Ave, Maria.

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