CHAPITRE XXVIII
Prière que l'on peut réciter aussi pendant la messe, ou en tout autre temps.
Je vous adore, je vous loue, je vous glorifie, Seigneur Jésus-Christ; je vous bénis et je vous rends grâces, Fils du Dieu vivant, parce que pour moi vous avez voulu endurer dans tous vos membres les plus atroces douleurs; je les salue ces membres, je les vénère l'un après l'autre pour vous honorer et pour vous témoigner mon amour. Je vous salue, pieds de mon Sauveur, pieds si souvent fatigués pour moi , si endoloris , si profondément déchirés par les clous. Je vous salue, genoux vénérables, si souvent fléchis en terre, si souvent abattus par la longueur du chemin. Je vous salue, poitrine sainte, couverte de sang et de blessures.) Je vous salue, côté adorable, frappé d'un coup de lance et oifrant une si large ouverture. Je vous salue, cœur très - aimable , très -doux, trèscompatissant, brisé et percé de part en part. Je vous salue, dos sacré, noirci de coups et ensanglanté. Je vous salue, bras dont rien n'égahj la beauté et la douceur, étendus et étirés pour mo sur la croix. Je vous salue, mains délicates, cruel lement percées de clous. Je vous salue, épaule
divines, moulues et brisées par le poids de la croix. Je vous salue, bouche où siègent toutes les grâces, abreuvée pour moi de fiel et de vinaigre. Je vous salue , oreilles toujours prêtes à accueillir nos prières, et qui avez été offensées par tant d'injures et tant de blasphèmes. Je vous salue, yeux très-purs, noyés pour moi dans les larmes. Je vous salue, chef adorable, couronné d'épines, sillonné de blessures et portant les marques des coups de roseau. Très-doux Jésus, je salue votre corps précieux, battu de verges, couvert de plaies, crucifié, mort et enseveli pour moi. Je vous salue, sang précieux, qui avez été offert et répandu pour moi; je vous salue, âme souverainement noble, qui avez été affligée et contristée pour moi. Très-aimable Seigneur, je vous supplie de communiquer la sainteté de vos membres aux miens, et d'effacer les taches qui les déparent par suite du mauvais usage que j'en ai fait, vous qui vivez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.