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CHAPITRE XXXIV

Prière à la Vierge, où l'on continue de rappeler ses principaux titres de gloire.

Je vous salue, très-pure Demeure de l'Esprit- Saint, Tabernacle sacré du Yerbe de Dieu. Je vous salue, Mère très-sainte, qui avez enfanté la joie anges et le salut des hommes, Jésus-Christ, notre Sauveur; qui l'avez enveloppé de langes, qui lavez tenu dans vos bras , serré contre votre poitrine, nourri de votre lait, couvert de vos caresses et de vos baisers. Je vous supplie, très-

douce Reine de miséricorde, par votre cœur virginal, par le soin et l'empressement que vous mîtes à servir votre Fils , à pourvoir aux besoins de son enfance, défendez ma cause au tribunal de sa justice, et obtenez-moi l'oubli et le pardon de mes péchés. Dirigez-moi, secourez-moi tandis que je navigue sur la mer périlleuse de ce monde, et principalement à Theure de ma mort, afin que, guidé par votre main et marchant à la clarté de votre lumière, j'arrive heureusement au port de la Jérusalem céleste, où je vous louerai pendant tous les siècles des siècles.

Je vous salue, Marie, sérénissime et très-douce Mère du Sauveur des hommes. Vous êtes la chaste tourterelle dont la voix a retenti d'une manière si suave aux oreilles du Tout-Puissant. Yous êtes la tendre colombe dont les gémissements ont été si agréables à l'Esprit-Saint. 0 Yierge gracieuse , Yierge d'incomparable beauté , envoyez un rayon de votre lumière dans mon âme , et dissipez les ténèbres qui l'environnent , afin que, délivré de l'obscurité de mes vices, je puisse contempler vos perfections inouies.

Je vous salue , ô très-pieuse Yierge Marie ; je vous salue, porte toujours fermée de l'Orient par laquelle le plus beau des enfants des hommes est venu jusqu'à nous. Tournez, je vous en prie, tournez vers moi vos regards, montrez-moi votre face virginale, et qu'à votre approche, à l'approche

de votre clarté, je sorte de mon aveuglement. Eloignez mon âme des choses d'ici-bas, élevez-la jusqu'à la contemplation de votre grandeur, et faiteslui goûter les douceurs de la félicité éternelle.

Je vous salue, chaste Amante de la solitude, toujours abîmée dans le recueillement, Vierge aussi modeste que sage, Vierge choisie, Vierge qui l'emporte en beauté sur toutes les filles de Jérusalem. Ne permettez pas que mes pensées s'égarent davantage, et faites que mon esprit fatigué trouve en vous son repos. Vous êtes le Tabernacle sacré où Dieu fait sa demeure, vous êtes le Jardin clos où a germé cette belle et unique fleur, Jésus- Christ, le Sauveur de nos âmes.

Je vous salue, Violette d'humilité, Rose de charité, Lis de pureté; je vous salue, illustre Mère du Créateur souverain. 0 douce Vierge, que l'odeur de vos parfums arrive jusqu'à moi; que mon esprit s'occupe de vous pendant la nuit, et que mes entrailles tressaillent en pensant à vous durant le jour; que mon cœur s'attache doucement à vous, que mon âme vous aime de l'amour le plus vif et chante continuellement vos louanges. Vous êtes le Lit semé de fleurs de l'Époux céleste ; vous êtes le Paradis des anges, le Trésor des M v stères divins, la Mère, la Fille et l'Épouse du Très-Haut, oh! soyez aussi l'espérance et le

utien de ma vie.

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