PLEURS DE FRANGE I
Le lendemain, 3 juillet, il y revient :
« Je vous l'ai déjà dit hier, madame de Bonnemains a été émue jusqu'aux larmes de la lettre apportée par A... et des jolis et frais œillets. La pauvre
femme ! C'est peut-être la première fois qu'on lui rend justice. La phrase relative aux œillets est en surcharge dans le texte. L'homme n'avait vu que la lettre : la femn9e voulait remercier des fleurs. »
A partir de ce moment, le général, qui était bien de cette race de Gaule dont Michelet a dit qu'elle avait pour premier et dernier mot : « Espérance ! » se remit à espérer toutens^en défendant tout d'abord.
Le 6 juillet il écrit :
« Je ne veux pas me leurrer d'un fol espoir ; mais il me semble que madame de Bonnemains va mieux. Nous en sommes à quatre injections ; celle d'hier a été de 40 grammes. Elle tousse moins, les sueurs sont moins abondantes ; elle est plus forte et se nourrit quelque peu. EnQn M. A... me semble satisfait... Aussi ma chère compagne qui ne croit qu'une chose, c'est que ces injections sont faites pour la faire manger, remercie- t-elle mille et mille fois. »