‹ Le mémorial de Saint-BreladeChapitre 39 sur 139 · UNE FAUTE IRRÉPARABLE · texte numérisé non relu

UNE FAUTE IRRÉPARABLE

Quand j'allai, le lendemain, chez le général, il me fut impossible de le voir. Les politiques du parti, comme des hannetons dans une boîte, bourdonnaient et s'agitaient dans Thôtel delà rue Dumont-d'Urville, tout troublés par l'aventure qu'ils avaient déterminée. Tout ce que je pus faire fut de laisser ma lettre au secrétaire, M. Breuillé.

Qu^nd je revis le général, deux ou trois jours après,

i\S LE MÉMORIAL DE SAINT-BRELADE

les députés boulangistcs Tavaienl rassuré, avec leur jactance habituelle, et, parlant de cette faute que, dans sa correspondance, il a reconnu être la plus grave qu'on ait commise, il me dit qu'elle était moins importante que je ne le disais et qu'il ne s'agissait que de la réparer.

J'aurais pu répondre, comme M. de Bismarck^ que ce n'aurait pas été une faute si elle avait été réparable.

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