‹ Le mémorial de Saint-BreladeChapitre 42 sur 139 · LE DÉPART · texte numérisé non relu

LE DÉPART

Déjà on avait officieusement fait prévenir le général qu'il allait être arrêté ou frappé dans une bagarre provoquée par la police. Il m'avait même montré des rapports de police, à lui adressés, lui fournissant les renseignements les plus précis. II avait toujours opposé à ces avertissements son impassibilité ordinaire. Mais le langage de la presse officieuse, les avis qui lui parvinrent sur les agissements de MM. Reinach et Clemenceau et sur la consultation du procureur général, M. Bouchez, remplacé par M. Quesnay de Beaurepaire, qui n'avait pas les scrupules de son prédécesseur ni ceux qu'il a montrés dans l'enquête du Panama, — lui firent comprendre que le danger devenait sérieux. Le 2 avril, on apprit tout à coup que le général Boulanger était parti pour Bruxelles avec

M. Henri RochePprl, chacuQ d'eux étant accompagné par une dame.

L'effet que produisit cette nouvelle fut de la stupeur. On se refusait à y croire, tant elle était inexplicable. Pourtant, elle se confirma dans la soirée, et définitivement le lendemain.

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