‹ Le mémorial de Saint-BreladeChapitre 44 sur 139 · LA FETE · texte numérisé non relu

LA FETE

Dès que ce départ fut connu, M. Thiébaud écrivit au général une lettre livrée aussitôt à la publicité (pour laquelle elle était d'ailleurs faite), et qui, sous forme de conseil, lui reprochait d'abandonner le peuple pour « faire la fête ».

Triste fête que celle qui, commençant par ce voyage précipité, en de telles circonstances, devait s'achever au cimetière d'Ixelles !

Dès que je le pus, j'écrivis au général, moins pour lui reprocher son départ que pour lui faire connaître TefTet qu'il avait produit, et lui en prédire les conséquences, lui disant qu'il ne rentrerait plus en France qu'au bout de cinq ou huit ans, et peut-être jamais.

La prédiction ne s'est que trop réalisée.

Les restes de ce qui fut le général Boulanger pourront être inhumés dans une terre française ; le ministre de la guerre qui avait rêvé de rendre à la France ses provinces perdues, ne devait plus jamais revenir.

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