‹ Le mémorial des vicissitudes et des progrès de la langue française en Canada [microforme]Chapitre 7 sur 12 · FOR Ÿ OUR · texte numérisé non relu

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le peuple, et, en fait de dénominations de poids .et Le ss chaque peuple doit avoir le droit de création.

“Émbarg uemen!, débarquement, pour désigner le liéu où l'on embarque. et débarque, sout proscrits à juste titre, puisque lés:/Fiahiçais se <ervent des mots particuliers : embareadère,

él qu'ils ont empenntés des Espagnols. °° ©

Germage.—L' auteut a-til'un mot pour remplacer:celni-là ? Nos ‘frères de France vivent sous. nude el = ‘ils ue, sont pas afligés du fléau que l’on exprime ici par ce mot, et, partant, ne se sont pas trouvé obligés de créer un mot nouveau pour cela. Dans ce cas, à nous K: droit. (C'est bien assez, certes, que nous soyons bligés de manger du pain fait avec de la farine de blé germé, sans être obligés dé courir après les périphrases pour exprimer l'état des grains qui, après avoir été sciés et mis en javelles, ont germé sur le “sillon*.

. Manchonnier—Ce mot ne se trouve pas dans les dictionnaires, dit l’auteur.—La raison en est Sans doute que les faiseurs de dictionnaires, en France, n'ont jamais besoin de manchons ; sans cela, ils auraient senti que les faiseurs de ces- articles, précieux en Canada, méritaient bien un nom particalier, Nous demandons droit de bourgeoisie pour le mot mänchonnier, que nous préférons de beauçoup à celui de Jon reur, qui n'est pas en faveur dans ce pays.

Coùtume de Paris dit “ marchand-fourrier,—Malgré une érudition.qu'on

e peut contester, dit pa rh argent Canadienne, on peut croire.que l’auteur.n’a pas féuillèté tous les dictionnaires, car on trouve dans celui de Peigné : Manchonnier, qui fait des manchons.)

Steamboat.—Malgré l'avis de Boiste, qui accepte ce niot, notre auteur f le cotidamne comme dûr et barbare. ‘Il ne dit rien de stéamer, qui ést d'un usage fréquerit dans les jour- -naux français. Nous avons vu quelquefois le mot: vapeur, — le vapeur, employé pour désigner un bâtiment à vapeur, At.

* La “ nielle ” est la maladie du bled, dit un tatusmer du dernior livre de la République de Platon:

+ N6 Anglais.

t Ils disent aussi “ schooner, slo0p,” quoiqu’ils aient le mot ‘‘ senau.”

+ La

tendons que l'usage se soit formé en France, et, dans l’intervalle, suivons l'avis de l’auteur et disons bâtiment, navire à

vapeur,

Le vapeur, (vapeur est du genre féminin) de l'abbé Casgrain dépare, pour nous, ses écrits, non moins que l’expression de prêtre yankee appliquée à feu l’abbé Holmes. Lebrun a offert le mot pyroscaphe ; mais 1l a été si peu remarqué que nous avons cru être seul à l’employer avant de lire Balzac, qui était tourangeau et qui met des pyroscaphes sur la Loire.

, Entre les genres d'affectation, dit M. Chauveau, il en est un qui est particulier à notre pays; c’est celui que nous appèlerons anglomanie; et qui n’est point même tout-à-fait inconnu en France, si nous en jugeons par les plaintes que font entendre à ce sujet quelques écrivaius, plaintes que M. Viennet a résumées dans une spirituelle satyre qui nous en rappèle une autre de M. Bibaud, père. Ce défaut a été trop souvent critiqué dans nos journaux pour que nous insistions. Disons seulement que l'emploi d’un mot anglais, lorsqu'il existe un équivalent français, est souvent une preuve d'ignorance, et presque toujours une preuve de mauvais goût.

Mais il paraît, après tout, qu'il est plus facile de surprendre autrui en défaut que de ne pas manquer soi-même. Voici, en effet, une tirade de M. Veuillot contre les néologues :

Déception pardon du mot! il est français, mais il ne l’est guère, surtout au sens qu'on lui donne aujourd’hui : c’est encore un de ces termes de palais que les avocats ont.introduits dans le monde et qui sont parvenus, contre toute justice, à y faire fortune avec eux. J'aimerais presque autant désappointement, si désappointement n'était tout-à-fait barbare et

même anglais. Puisque je me détermine à user de la vieille

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