A un créancier qui me réclame de l'argent
« Mon cher monsieur Maur... Votre lettre me touche profondément. Si nous n'étions pas à la veille du terrible Jour de Tan, je ne laisserais pas une heure s'écouler, sans vous rendre le service d'argent que vous me faites l'honneur de solliciter de moi. Je m'exécuterais avec une joie d'autant plus vive que j'aurais ainsi l'espérance d'adoucir un peu l'amertume dont mes pauvres petits succès littéraires inondent votre âme. Soyez assuré, pourtant, que ce réconfort ne se fera guère attendre et que, dès les premiers jours de l'an prochain, vous recevrez un gage nouveau de mon affection, ^ y^^^.^ ^.^^^^^
» LÉON Bloy. »
29. — Rencontré d'Esparbès au Gil. Mal disposé, déjà, par le crapuleux accueil d'un des trois voyous
LE MENUANT INGRAT 123
administrateurs de ce lupanar, je lui parle dure^ ment de son dernier conte qui m'a tant déplu. Je me heurte à un entêtement de zèbre. Il veut, à toute force, que son conte soit excessivement bien.