Lettre d'un vieillard affectueux et riche
(1) Qu'est devenu le Christ aux Outrage»^ Aujourd'hui, 2 décembre 1897, Henry de Grouz lui-même Tignore ! ! !
Il y a environ cinq ans, cette toile extraordinaire fût confiée à un sieur X, marchand de tableaux, à Paris, pour être exposée à Londres, « Hanover Oallery », où elle obtint un succès considérable, et fructueux pour le maquignon seulement, l'infortuné peintre n'ayant jamais obtenu qu'on le renseignât sur les recettes, ni même qu'on daignât lui apprendre ce que son œuvre était devenue/!!//
Aucune démarche n'a pu vaincre le silence obstiné de l'équitable industriel qui abuse de l'indigence d'un artiste pour le dép cuiller, l'écorcher vivant, mais qui sera, sans doute, forcé de s*expliquer, un de ces jours, devant le tribunal de police correctionnelle.
Le préjudice est d'autant plus monstrueux qu'à l'époque de l'exposition à Londres, vers la fin de 92, de Oroux avait la promesse formelle de l'acquisition de son tableau par le Collège de la Cathédrale de Senlis où tout le monde pourrait l'admirer aujourd'hui, si le brocanteur subtil s'était donné moins d'essor.
pour qui j'eus l'occasion d'exécuter de difficiles travaux restés sans salaire. Il se console de ne « pouvoir » me secourir en me rappelant qu'autrefois, — quand j'étais rigoureusement un va-nupieds, — il prophétisa ma ruine.
MARS
6. — Grand'messe à Saint-Sulpice pour ce premier dimanche de Carême. Sub pennis ejus sperabis.
Notre bonne se soûle. Insupportable ennui d'en chercher une autre. Je flanque ses huit jours à cette guerrière.
8. — c< Cimetière Montparnasse. — Pourquoi a-t^on refusé une croix à la tombe d'un des plus grands écrivains catholiques de tous les temps: Jules Barbey d'Aurevilly?
Le Saint-Graal. »
(Note liminaire du numôro du 8 mars).
il. — De Groux, sollicité, exposerait peut-être à la Rose-Croix. Mais l'effroyable ennui d'être «templier! »