UN SEUL ENFANT, LE JQANNÈS-JÉSUS, ET NON DEUX
Voilà cette Nativité autobiographique, cette Nativité du christ racontée par lui-même en la quarante-deuxième
(1) Deuxième de Paul à Timothée, m, 8.
•année de son âge. Il n'y a pas deux enfants mâles, l'un nommé Joannès, qui ne serait né que pour être le pré- ■curseur de Tautre nommé Jésus, mais un seul enfant qui •est le précurseur du Christ céleste, lequel doit descendre le premier jour du Jubilé Millénaire ou Millenium du .Zibj à savoir le 15 nisan 789, Il est proprement TAntéchrist, Celui qui vient devant le Christ, car, à son •époque, le mot n'avait pas le sens défavorable qu'il a pris dans la suite. Le Joannès disait du Christ : « Celui qui vient après moi (1). »
En 782, date de l'Apocalypse du Jourdain, à la veille -du Grand Jour dont nous ne sommes séparés que par un septénaire, nous n'avons devant nous qu'un seul homme : le Joannès-jésus. Nous sommes en la quinzième année •de Tibère, Dieu adresse la parole au Joannès, et Jésus n'est pas né ! Il ne nait pas davantage dans les deux Nativités qui nous sont parvenues sous le nom de Mathias •et de Luc et qui sont celles de Bar-Jehoudda. Avant que l'Eglise ne lui fabriquât par un faux inexpiable l'extrait -de naissance qu'elle a introduit dans Luc (2) au commencement du quatrième siècle, Jésus n'était pas encore né; de son côté, le Joannès n'était pas encore mort décsLpité par Hérodiade ; voilà le fait, le fait absolu, irréîfragable. Le précursoratdel'enfant-Joannès devant l'enfant-Jésus est une fourberie postérieure de beaucoup à l'apparition des premiers Evangiles qui semble dater •d'Hadrien.
(1) Mathieu, iv, 11. Marc, i, 7. Quatrième Evangile, i, 30.
(2; Je parle ici de la Nativité du pseudo-Jésus au Recensement de 760. Nous Tcxaminerons dans Tordre chronologique des faux sur lesquels est Tonde le jésu-christianisme.
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