Kt mon esprit est ravi de joie en Eloï mon Jésus
4S. Parce qu'il a regardi'i la bassesse de sa servante, et désormais je serai appelée bienheureuse dans la succession de tous les siècles.
40. Car il a fait en moi de grandes choses, lui qui est tout-puissant et de qui le nom est Saint.
Il en a extrait sept puissances, sept fils, dont le premier, Bar-Jehoudda, et le dernier, Ménahem, furent christs-rois des Juifs pendant une cinquantaine de jours.
50. Sa miséricorde se répand d'âge en âge sur ceux qui le craignent.
51. Il a déployé la force de son bras. Il a dissipé ceux qui s'élevaient d'orgueil dans les pensées de leur cœur.
52. Il a renversé les grands de leur trône et il a élevé les petits.
53. Il a rempli de biens ceux qui étaient affamés, et il a renvoyé vides ceux qui étaient riches.
54. Il a pris sous sa protection Israël, son serviteur, se ressouvenant de sa miséricorde,
55. Selon la promesse qu'il a faite [avec serment, Eloïschabedj à nos pères, à Abraham et à sa postérité, pour toujours (i). »
56. Maria demeura avec Eloï-schabed environ trois mois; et elle s'en retourna ensuite.
57. Cependant le temps où Eloï-schabed devait accoucher arriva ; et elle enfanta un fils.
58. Ses voisins et ses parents ayant appris qu'Eloï avait signalé sa miséricorde à son endroit, s'en réjouissaient avec elle.
Quant à Maria, elle n'accouche pas, quoiqu'elle soit à terme. Non bis in eadem. C'est la Promesse d'Eloï qui a accouché pour elle, car six et trois faisaient déjà neuf dans l'obstétrique de ce temps-là. Dès le moment que le Verbe Jésus Ta regardée, il Ta du même coup fécondée. Dans la Nativité de V Apocalypse comme dans celle de Mathieu, c'est bien sous Hérode mort en mars 750, que Maria a accouché du Jésus. Dans Luc c'est bien sous le même Hérode qu'Eloï-schabed a accouché du Joannès par le ventre de Maria. Aucun doute ne peut se glisser dans notre esprit, il n'y a qu'une mère, Eloï-schabed-Maria, et qu'un enfant, le Joannès-jésus.
(1) Ce petit cantique n'a aucun caractère d'originalité. C'est un composé doucereux de lieux communs bibliques, un pur travail de scribe.
INGENIEUX MOYEN DE DIRE LE NOM DE CIRCONCISION DU JOANNÈS-JÉSUS SANS l'ÉNONCER
59. Et étant venus le huitième jour pour circoncire l'enfant, ils le nommèrent Zacharie, du nom de son père.
Ainsi Teût voulu la Loi, si le père se fût appelé Zacharie et ne fût pas devenu muet depuis son colloque avec Gabriel.
Mais ici l'observation de la Loi serait contraire à deux choses : le respect du dogme établi par le vrai père de Tenfant : « N'appelez ici-bas personne votre père, car vous n'avez qu'im Père, qui est au ciel » et surtout, oh ! surtout, l'intérêt de Timposture en cours.
C'est pour ménager cet intérêt que Zacharie a été frappé de mutisme neuf mois auparavant, car c'est à lui de nommer son fils, et il n*a pu l'appeler autrement que lui-même. La Loi va recevoir en apparence un accroc dont il ne sera pas responsable.
60. Mais sa mère, prenant la parole, leur dit : « Non, mais il sera nommé Joannès. »
61. Ils lui répondirent : « Il n'y a personne dans votre famille qui porte ce nom. »
Et pas seulement dans la famille, mais dans tout Israël. « Personne avant lui n*a porté ce nom », dit très bien Mahomet (1). Le nom certes, mais le pseudo-
(1) Le Coran, xix, 8 {Marie). Mahomet oublie le prophète Jonas de Geth en Opher.
nyme ? Le père de Tenfant Ta porté. Mathieu et le Quatrième Évangile sont là qui en témoignent à quatre reprises (1). Par conséquent la Loi est observée. Les initiés n'ont pas de peine à comprendre qu'on appelle ici Bar-Jehoudda Joannès : c'est le nom de révélation qu'a porté le père et que le fils a pris lui-même dans l'Apocalypse. Puisqu'il n'y a pas moyen d'observer la Loi sous le nom de Jehoudda, on l'observe sous son pseudonyme. Cela suffit, et d'ailleurs on a par Gabriel Tautorisation d'Eloï (2).
Admirons un instant la discrétion de l'Eglise dans les quatre cas où les Évangiles, en dépit de toutes les sophistications qu'ils ont subies de sa main même, reconnaissent que le père de Shehimon (la Pierre) et partant celui du Jésus était appelé Joannès dans les écrits primitifs. Si prodigue d'éclaircissements et combien érudits sur les plus petites difficultés, « la seule traduction du Nouveau Testament approuvée par le Saint-Siège après examen fait à Rome par la Sacrée Congrégation de l'Index » garde à propos de ces quatre cas un mutisme dont feu Zacharie, à sa descente de l'autel des parfums, aurait eu le droit de se montrer jaloux. Il y avait pourtant là quatre occasions d'expliquer aux fidèles pour quels motifs le père de Pierre partage encore dans l'Evangile avec le Joannès baptiseur ce surnom de Joannès qui aujourd'hui demeure plus spécialement attaché au fils unique de Zacharie et à l'auteur de V Apocalypse.
Un mot de la Sacrée Congrégation du Pouce dans la prochaine encyclique ferait plaisir à toute la chrétienté.
(1) Mathieu, xvi, 17, et le Quatrième Évangile^ xxi, 15, 16 et 17. (2j Voir le verset 8.
G2. Et en même temps ils demandaient par signe [comme à un muet] au père de l'enfant comment il voulait qu'on le nommât.
63. Ayant demandé des tablettes, il écrivit dessus : « Joannès est le nom qu'il doit avoir. » Ce qui remplit tout le monde d'étonnement.
Il n'y a pas de quoi. Mais sitôt ce bon tour joué aux goym avec la permission d'Eloï, Zacharie retrouve la parole.
64. Au même instant sa langue se délia, et il parlait en bénissant Eloï.
65. Tous ceux qui demeuraient dans les lieux voisins furent saisis de crainte, et le bruit de ces merveilles se répandit dans tout le pays des montagnes de Judée.
66. Et tous ceux qui les entendirent les conservèrent dans leur cœur ; et ils disaient entre eux : Que pensez-vous que sera cet enfant? Car la main du Seigneur était avec lui.