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CHAPITRE VII

Ce chapitre sera plus court que le précédent, car nous avons vu qu'au degré près, beaucoup des observations faites sur le mensonge des nerveux conviennent généralement aux émotifsprimaires. Cependant, entre les primaires-inactifs et les primaires non-émotifs, les colériques possèdent un caractère propre, dont il ne faudrait pas méconnaître l'importance. Leur activité, renforcée par la forte émotivité, favorise l’altruisme (1). Non certes qu'il ne faille traiter l’égoïsme et son contraire comme des propriétés indépendantes, mais puisque, dans la conscience, toute aptitude, en plus de ce qu’elle est par ellemême, subit l’influence de toutes les autres, ilest généralement vrai que l’égoïsme est contrarié, l’altruisme favorisé par l’union de l’'émotivité et de l’activité.

$ L — L’arrruisme

Que l’altruisme soit au maximum chez les EAP, c’est ce que les documents permettent de vérifier. On peut tenter d’abord d'obtenir cette vérification d’une manière indirecte, en utilisant les réponses données aux questions 12 et 13. La question 12 classe les individus suivant qu’ils critiquent ou idéalisent autrui. Sont appelées critiques, les personnes qui ne trouvent qu’à blämer dans les autres, ne voient et ne retiennent que leurs

(1) Que cette thèse ait pour elle déjà un sentiment commun, c’est ce que vérifie la phrase de Paulhan : « La bonté peut en somme être considérée comme üne sympathie active. » (Journ. Psy. norm. et path., 1925, p. 322.)

défauts ; bref, leur manifestent surtout de l’animosité ; idéalisants, les sujets de tendances opposées. Il doit y avoir une connexion entre ces propriétés corrélatives, et celles auxquelles se rapporte la question 13, qui classe les individus en confiants et en méfiants.

Voici d’abord les nombres relatifs à la question 12 :

ao) [e] (= = © (=

\ Es 8 ® 4 3 m ÿ 2 a a à | & RS RE EE NE : ls ils sl Slé ls © £ S ® 5 £ FA = Ve ES Ë a É Le MS

Question 12.

46,1 |Critiques...... ...104,1143,6149,4/45,1157,9140,3/42,4136,2 29,6) Idéalisants ....... 19,4/18,1,30,5137,2123,2/28,9138,1141,7

Il est tout de suite remarquable que, pour certains des caractères, les réponses relatives aux deux parties de la question concordent en ce sens, que les caractères plus critiques que la moyenne sont aussi moins idéalisants que la moyenne, tandis que pour d’autres, il y a divergence. Pour permettre leur distinction, faisons le tableau des différences positives ou négatives :

El

Question 12.

Critiques .......... had: 8 — 2,5, + 3,3| —1 Idéalisants ..............| 10,2] —11,5 150,8 0,9! + 7,6 K=—18,21R —14 NA fe b—=8:0

; 8 8 3 E Question 12.

Crridques Der er 411,8 — 5,8] — 3,7! — 9,9 Idéahsantse tien — 6,4] — 0,7| + 8,5] +12,1

Additionnons les déviations qui vont dans le même sens : suivant que ce sens est celui de l’idéalisation ou de la critique, nous appellerons les totaux I ou K. Quand les deux déviations sont négatives, on peut voir, dans ce refus ordinaire d’idéa- Hser ou de critiquer, de la réserve, et nous appellerons R les totaux ; quand les deux sont positives, au contraire, un empressement alternatif, que nous mesurerons par la somme À des déviations. Ces conventions conduisent aux résultats suivants :

3 idéalisants 1 — 22 passionnés.

12,2 colériques.

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