VIL. — LE MENSONGE FÉMININ
C’est ici le lieu d’examiner une objection, au moins apparente, qui peut être tirée du travail de G. Heymans sur la psychologie des femmes (1). Il y conclut que la véracité féminine est supérieure à la véracité masculine (2), d’après les moyennes de l’enquête statistique, comme 65,2 à 62,6 %. Or, cette conclusion ne s’accorde pas immédiatement avec la théorie que nous avons proposée et les faits qui la soutiennent. En effet, G. Heymans, pour de bonnes raisons, soutient :
19 Que certainement l’émotivité féminine est en moyenne très supérieure à l’émotivité masculine : ce qui devrait diminuer la véracité ;
29 Que sans doute l’activité féminine est en moyenne supérieure à l’activité masculine : ce qui va en sens inverse de l’action précédente ;
30 Mais que sans doute aussi, l’accroissement d’activité est inférieur à l’accroissement d’émotivité : ce qui restitue la première conséquence, seulement atténuée.
(1) G. Heymans, La Psychologie des Femmes, trad. franç., Paris, Alcan, 1995, p. 256 sqq.
(2) Id., p. 263.