‹ Le mentor vertueux, moraliste et bienfaisantChapitre 35 sur 53 · LE JEUNE ELEVE BIENFAISANT · texte numérisé non relu

LE JEUNE ELEVE BIENFAISANT

\]n pauvre cuUivateur d^s environs d'Amboîse laissait, pur sa morl, une femme dans la misère et quatre enfants en has ajje. La femme tombe malade peu de temps après, et suit son époux au tombeau. La famille s'assemble, et se partajje les trois enfants les plus âgés, mais personne ne veut se ebarger du quatrième, â|>é de quatre mois. On députe un des parents pour aller consulter un ecclésiastique vertueux, qui, dans un cbâ'eau voisin élevait deux jeunes seigneurs. L'ecclésiastique ne voit d'autre moyen que d'envover ce pauvre orphelin à rbôpilal deElois ou aux enfants trouvés de Tours-, mais un dé ses élèves, âjjé d'environ douze ans, s'écrie: « Je me ri cbar^je de l'enfant; allons le voir. » Son gouverneur lui représente, pour l'éprouver, que ses moyens ne pourront suffire ri la dépense, et que d'ailleurs M. son père est déjà accable d'une multitude de pauvres. « Quoi, mon maître, répon- » dit-il avec vivacité, ce laboureur qui vient » vous consulter avec la plus grande confiance, » et qui peut à peine fane vivre une mère infir- 3i me, trouve dans sa misère des ressources pour «secharjjer d'undeces malheureux orphelins,

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)) c( moi, fils d'un père riche, je n'eu trouverais » pas assez pour secourir ce petit enfant, encore » plus Inforuiné! Je sacrifierai, avec la plus y> grande satisfaction, tous mes menus-plaisirs, » et je demanderai à mon boa papa une culture w pour fournir aux besoins du petit innocent. » Partons pour rassurer au plus vite sa famille.» On court aussitôt, on arrive à la cabane, ou trouve l'enfant^ il tend ses petits bras vers son bionfaiteur, il le caresse; on dirait que le ciel le lui destine. Le jeune bomme l'embrasse avec transpoii , et dit aux plus proches parents : « N'ayez plusdinquiëtude sur cet enfant, je m'en To charge, il est à moi. Cherchez une bonne non- » rice, le plus près du château", je veux être h 1* portée de veiller à ses besoins. » Depuis ce temps, il ne fut plus occupé, dans ses moments de loisir, qac de son charmant enfant, qu'il appelait son fils. Il entrait dans le détail de tout cîc qui lui était nécessaire, et le lui fournissait avec celte joie pure et douce qui accompag^ne toujours la bienfaisance.

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