LONDRES
Druky Lan£. — Virginius^ or the UberaOen ofRome.
Chaque jour, parmi les humains, Des vertus la trace S'efface ; On ne voit plus de vrais romains.
L'honneur est un vieille idole.
Nous la profanons par nos mœurs ; . La gloire est une ombre frivole Et les lauriers du capitolo Trouveraient peu de défenseurs.
Chaque jour, parmi les kumains '
Des vertus la trace S'efikee ; On ne voit plus de vrais romains.
Nous n'avons pu nous empêcher de faire ^tte rJMextdif "à la représentation de la belle tragédie de Virginius. QuélkfiHÎ^ ptt>fonde de la tyrannie animait le cœur de ces 'vieujt tiimâiâs, que de sacrifices n'étaient-^ils pas disposés à faire poùr^là détrtiife .... rien ne leur coûtait, à la perte de la liberté, ils piréfëiraieïiYla perte de leur propre -sang. La tragédie de Virginius «si tiMif connue pour que nous en ^ssions id l'analyse. ' Ftr^dt6£9,'Mti^ready, est admirable, il a en plusieurs momens où H noïfè'Irii ^ni an mmts égaler notre tTairiia. /e<lf^, Walki&'a :dë "^reât^^ maiscependant n'est pas très bien placé dans ce rdle, nous avoiur
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0tf de^ la peine à reconnaître dan» lui- tttga d'Ofl^lfo. Young joue bien le rôle d^ Luei/m et Mîsb Foote est an déssos de ee «qu'elle est habituellement dans le rôle si intéressant de Virginia, Quant à Appèiu Ciaudiuif s'il ne méritait d'êtve étranglé comme tjrran, il le mériterait comme acteur, il est difficile d'être plua rnan* vais que ce gentleman, à moins de se nommer cependant Mr Gregory, Mr Webster, M r Vining ou Mr Comer.
Nous engageons les personnes qui fréquentent les coulisses de DNrury-lane à s'interdire le plaisir de circuler pendant la représentation, nous n'avons pas été peu surpris de voir au milieu du forum un romain en habit noir et chapeau rond ; l'apparition de ce romain d''un nouveau genre a fait rire de pitié tous les spectateurs.
Samedi dernier on a donné à ce théâtre la première représentatation d^un opéra nouveau Aladdin ou la lampe merveilleuse. L'arrangeur de la pièce Mr George Soane n'a pas fait grands frais d'imagination, il a imité en' cela Fauteur de la musique Mr. Bishop, qui certes, par cette composition, n'ajoute rien à sa réputation. On dit que cette compositeur a refusé lOOOL. S. de sa
partition, tudieu Mr Bishop ! quel trait de modestie ! ou
pfutôt d''honnêteté, car bien certainement vous ne croyez pas que
Votre Aladdin vale seulement le quart de la somme qui vous a été
si imprudemment offerte !
. Cari M^ia Weber assistait à cette représentation dans une loge
privée, il a applaudi plusieurs fois Miss Stephens et Miss Johnson,.
et a montré dans tout le reste de la soirée la plus froide indif^
ference.
Quelque mauvaise que soit la musique de Mr. Bishop en général, on ne saurait disconvenir que l'ouverture et un ou deux morceaux ne soient bien au dessus du triste Oberon, M. Weber s'imagineraitil Te contraire ? . . . . nous reviendrons sur cet opéra dans un prochain numéro.
CovBWT GARi>Eir. — Chertm, poëme absurde, musique insignifiante et monotone, beiles décoradons-, voila tout ce qtiW peut dire de cette pièce qui ne peut continuer d'attirer long-tems la â^ole. Braham, dans le rôle du duc de Guienne est détestable fieteur,et son chant nepeut le faire absoudre de ce premier défkut. Pmtimm^ madame Vestris joue bien et chante par^tement Ym O my dmt Araby^ le seul morceau qui soit un'pen remarquable. Du reste il nous serait difficile de dire quel est le plu» mauvais acteur 4e M.M- Bland» Ausûn, Duraset, Chapman, Baker, Evans, Atkios, Hqrrebow et consovts. La plus belle décoration, et saas-» contredit celle qui termine la pièce, elle représente une saille d'armea dans le palais de Char lemagne ; cette satie est magnèfiqucr mais nous évasions désiré qu'elle fut plus pro&nde» A qui la &ute ? esi-ite. au peintre^ est-ce à l'exigaité de la scène? e'est^ce qiae nous ne satndons dîre^ mais le&ût existe.
Hay*markbt* PomI Pfffy Liston, attire la Ibule, mai» dant un nouYeaûté ne serait-elle pas nécessaire ?
Savlers Wells. — La mort de PEIephant d'Exeter Change remplit chaque soir la salle. Cette farce excite à juste titre l'hilarité des spectateurs.
Royal Weôt London Théâtre. — Lundi dernier on donnait à ce théâtre, la représentation an bénéfice de Mlle St Ange, il y avait beaucoup de monde. Mardi c'était le tour de M. Last, la troupe Anglaise donnait à son bénéfice Les Filles du Meunier, mélodrame» l'En&nt Gale, et le Somnambule, pièces jouissant du privilège d'attirer la foule. Aussi nous pouvons dire qu'il n'y avait aucune place vide dans la salle. Nous avons remarqué dans la première pièce M. Beverly, il a bien joué le rôle de Giles et a déployé beaucoup de patétique dans la dernière scène qui a quelques traits de ressemblance avec celle de notre joli Vaudeville Michel et Christine. Après cette pièce un petit enfant de trois ans et demie est venu arracher les applaudissements des spectateurs les plus indifférents en exécutant une danse écossaise. L'Enfant Gâté a suivi cette danse. Nous avons vu le jeune Watson. Cet enfant a du naturel, du mordant, du comique et de bonnes intentions, mais pourquoi lui fiûre chanter des morceaux aussi difficiles que le premier qu'il chante dan cette pièce ? c'est le moyen de détruire les espérances qu'il fait concevoir, en détruisant à jamais sa voix. M. Beverly a fait rire jusqu'aux larmes dans le rôle du bon sujet Tag. L'Enfant Gâté terminé ; M. Last a paru sur la scène. Des applaudissements nombreux ont dû lui prouver l'intérêt qu'on lui porte. M. Last a exécuté sur le piano les variations du célèbre Kalkbrenner, sur l'air nationel Rule Britannia. Ces variations nous ont paru fort difficiles, M. Last n'a eu -qu'à se louer, du public, qui lui-même a pu en dire autant de M. Last. Il était déjà tard. Notre devoir nous a forcé de quitter ce théâtre pour nous rendre . à l'opéra. Nous n'avons pu voir ni le Somnambule, ni une farce ayant pour titre Méprises de tous les côtés, mais nous avons appris que ces pièces ont entièrement satisfait l'auditoire.
M. Last publie lundi prochain la seconde livraison de L^Echo du Vaudeville» On s'y abonne au bureau de notre journal et au théâtre français chez M. Last. Nous reviendrons sur ce^e seconde livraison. ,
Thjsatkb Français. Après avoir vu jouer Madame t>«rçey dans l'héritière, après avoir eu pendant une heure les oreilles écorchées par cette dame» nous avions juré de ne plu8«f^er d'elle, pour ne pas lui répéter qu'elle est détestable actrice et pitoyable chanteuse, ca, nous avions lieu d'espérer que. par égard pour le public elle ne se montrerait plus désormais sur la scèxie; inais puisque Madaine Darcey n'a pas craint de nous représenter la fille d'Harpagon, nous ne craindrons pas à notre tour db répéter à Madame Darcey que, Mlle Brochard en comparaison d'elle, est
«ne actrice admirable et qu'il faut qu'elle ait aussi peu de bon sens qu'elle en paroit avoir pour' s'obstiner à vouloir jouer la comédie. Ceci dit, parlons de l'Avare. Le rôle d'Harpagon con- 'vient peu au physique de Préval dont la rotondité n'est pas naturelle dans un avare, du reste Préval joue bien ce rôle et il la prouvé dans la dernière scène du 4me acte. Darcy a été mieux que de coutume dans le rôle de léante. M. Allix a une assez bonne figure de commissaire; et Mlle St. Ange a mérité les applaudissements qu'elle a obtenus dans le rôle de Frosine. Les honneurs de cette soirée doivent être partagés entre Laporte.èt MJXe Léon. Laporte jouait dans trois pièces. Il remplissait ^ans l'Avare le rôle de maitre Jacques, celui de M. De Giyiry dans la Belle Mère et celui de M. Champagne dans la pièce de ce nom ; Laporte a été dans ces trois rôles au dessus de lui-même, son comique a toujours été vrai et exempt de ces charges qu'il se permet quelquefois, si nous en exceptons cependant la scène 4e la bougie dans l'Avare, scène qui serait mieux placée sur les tréteaux de Bobèche, que partout ailleurs : Quand à Mlle Léon elle nous a représenté Marianne avec un très bon ton de comédie et a fort bien joué le rôle de la belle mère. Tout le monde avait dans cette soirée les yeux de Duversin qui s'est montré digiîe époux d'Elisa. Madame Degligny et le charmant petit Jules St. Ange ont contribué à l'ensemble de ce joli vaudeville du
Î>lus spirituel de nos vaudevilistes. Sidalie a rempli avec malice e rôle de Suzanne et nous a fait oublier que le Baron de. Finderleçk avait dans Mlle Brochard une nièce bien mauvaise. En attendant le début de Mlle Duparc qui doit bientôt avoir lieu, on sa donner de nouveau Les manteaux, pièce très spirituelle parfaitement jouée par Laporte, Préval, Pelissié et Mlle St. Ange.
Théâtre de i* Opéra. — Avant de parler de l'heureuse arrivée de Mad. Pasta à Londres, nous allons nous occuper du ballet de la naissance de Vénus. II nous reste à dire comment nous trouvons les décorations^ et nous dirons franchement qu'elles sont loin d'êire bien peintes. Le premiers plans sont en tout semblables aux derniers, et de là point d'illusion. La mer es^ assez bien imitée, mais telle est grande la négligence des personnes préposées aux machines, que depuis la seconde représentation du nouveau ballet on n'a pas encore songé à réparer une déchirure qui se trouve positivement ou beau milieu des ondes. L'arc-en-ciel est très mal Mt et ne ressemble nullement à un arc-en-ciel. La décoration du second acte est encore plus fautive que celle du pemier acte ; il faut que le ballet de Mr. D'Egville ait été bien joli par lui-même pour obtenir un succès égal à celui qu'il à obtenu, surtout quand à d'aussi pauvres décorations se joint une imusîque aussi pauvre que celle du sieur Bôchsa. Mlle. Brocard besiucoup mieux rendu la dernière foisla scène ou son fils la me- •nacedela quitter ; Coulon, Théodore et Leblond ont très bien dansé.
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Les heures ont été ^us en megure $ nous n'en dircms pas autsnt éesplàiiiràj car Mlle. Mwriette a surfiassé cette fois Mlle. Levasseur que nous disions éh'e le plaisir hphufide et'lephts maïuii,
mude que nous ayons jamais cmmu • » Samedi dernier
Mile. Mariette faisait les honneurs dn bal champêtre, ils eussent été mieux faits par toute autre que par elle* Mlle. Mariette à force -de rouge et de blanc croit sans doute dissimuler son âge, ses efforts sont infructueux ; à travers la couche épaisse qu'elle se met sur la figure, on apperçoit encore les rides précoces de son front. Nous Ten avertissons dans son propre 'intérêt. Mlle. Mfu^iette trouvera peut-être que nous ne lui avons pas assez doré la pilule, qu'elle se rappelle que ce n'est pas notre habitude }. nous avons dit qu'elle était bien, quand elle a été bien, nous dirons qu'elle aura été mauvaise quand elle l'aura effectivement été. Mr. D'Egville prépare un nouveau ballet ; courage Mr. îb'Ëgville, il n'y a que le premier pas qui coûte, et qui l'a fait comme vous, ne doit pas craindre d'avancer !
De même qu'il n'y a pas d'expression pour dire combien madame Pasta a été sublime dans le rôle de Romeo du bel opéra de Zingarelli, combien madame Caradori l'a merveilleusement secondée ; de même les expressions manquent pour rendre combien il signor Destri a été au dessous de l'acteur le plus détestable et la signora De Angeli au dessous de la plus pitoyable actrice. Si c'était une chose absolument nécessaire de faire jouer le rôle de Matilda par une mauvaise actrice, était-il besoin d'aller chercher la signora De Angeli et l'administration n'avait-elle pas madame C ..... ! . Si le rôle de Capelli devait être mal chanté, DeviUe à son tour n'était-il pas là ? ... . Nous engageons l'administration de l'opéra à se montrer plus avare de médiocrités et à ne idus exposer il signor Destri et la signora De Angeli à être victimes dei» marques d'improbation donnés par le public, car ce monsieur et cette dame pour être mauvais sur la scène, peuvent être partout ailleurs de fort bonnes personnes. I/es chœurs de Bomeo pourraient être mieux exécutés. Porto est convenablement placé dans le rôle de Gilberto, On ne saurait disconvenir que madame Pasta et madame Caradori dans les rôles de Romeo et de Giulèita ne soient les protogonistesde lapÂce« Le dernier acte surtout est admirablement rendu par madame Pasta. Il est difficile de ipieux chanter qu'elle ne Ta &it mardi le bel air Ombra àdoraiénspétia. Le public lui a fait répéter et cette fbis la ^alle a été ébranlée pi^ des applaudissemens lé^times. Quoiqite nous ayons dé^ parlelfe cette opéra l'an dernier, nous y reviendrons encore, ainsi qne^ur celui d Othello qu'il noua a été impossible de voir jusqu'à présègdt.
Le ballet de la naissanee de Vémuaterùânê la soirée â(à mardi. Il a été aussi bien exécuté que de coutume. Nous y avons ytf àvëe plus de plaisir Mlle Genevatix. Cette jeune danseuse ûSt è^ptîiëtH a<^psibles: Sa tournure est gracieuse, son maintien «iianftmt: Ce que nous disons été dit samidi dernier par un oVèei^vtfteir âe
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beaucoup de goût, car, ce même observateur disait que Mlle **^ que nous voulons bien ne pas nommer pour cette fois, dansait très mai. En parlant de ces divers ballets, nous ferons, compliment à Monsieur Isidore. M. Isidore est la coefifeur des Grâces, et les Grâces auraient tort de se plaindre de Monsieur Isidore. C'est le platstr de Londres* Plusieurs nouveaux opéras et un nouveau ballet sont en répétition^ décidément l'opéra ne peut manquer d'avoir la vogue. X. ,