ANECDOTE
Mdme. L était appellée, il y a quelques jours devant un
des juges de paix de Paris, par sa.eoutuniè^, qui recl^unait le prix d'un corset. Les deux plaideuse» se présentent: — ^Pourquoi re» fbsez-vous de payer, dit le magpstvatÀ Mds^ l^^*.. ^^^' Madame << m'a Eût un corset, et je lui en doia le pm ; mais jfqanaîs un << corset ne se paye que 15 francs et madame en veut ^ ; cçla " est exorbitant. — Entendons-nous, répond la couturière. Je ne
" fais payer mes corsets que 15 francs aux personnes
drùiteSf mais pour les bcisues c'est toujours 25 fr. ! A ce
mot fatal, Mdme. L prend vivement dans son sac la somme
demandée, la jette sur le bureau du juge, et dispamt laissant l'auditoire se livrer à toute la gaké qu'un pareil débat avait fait naître. , * *
Le greffier dujugeàiépùix^du^ème ammdisi&n^ de P:Qm*
THaAxas Fra)^ça;^, J^^ndi 13. Z'ilt?/u:^, i^onoédie en 5 ^çtes. de Mqliève : fra,^Qe et Sffvoie, Vaudeville en 2 actes ; et . . .
De rrmpriineiie de C. Richards, 109, St. Martine Lane» Charing Crois.
LE
PAR
Mr. F. CHATELAIN.
1ère année — No. 4me.^— Samedi 18 Mars 1826.
EPITAPHE cfim jeune Officier.
Peu de mots feront son histoire :
A dix huit ans, il entrevit l'amour, Sourit à Tamitié, s'élança vers la gloire, Et digne de tous trois, disparut sans retour.
Florimond Levol.
ACADÉMIE FRANÇAISE
Roger.
Une comédie intitulée Vavocat, composée moitié par Goldon moitié par le baron de Jaure, mise en vers lâches et sérieux par Monsieur Roger et jouée une fois par an aux français, le lundi, par les doubles des doubles, devant les banquettes ; un hymne au premier consul, chanté à l'opéra en 1801 ; huit comédies siffiées, quatre opéra tombés, quelques traductions ; quelques commentaires ; toutes choses que personne ne voit ni ne lit depuis long-tems ; voila la pacotille de l'académicien Roger.
On ne peut pas dire que Mr. Roger soit un profond moraliste, un littérateur habile, mais c'est un Ijomme adroit. Si, pour lui, le cœur humain a encore quelques mystères, les lettres n'ont plus de secrets.
F. Châtelain.
24 et 4 font 28.*
FRANÇOIS, t
(Nicolas — Lams, Comtei)
de Neufchâteau.
On le dit fHs d'un agriculteur.
^agriculteur Français de Neufchâteau, Sur vingt sujets divers entassa maint volume : Que n'a-t'il manié la plume Comme il mania le râteau!
LEMERCIER.t
(Nêpamucèîie — Louis)
Né à Paris, en 1770.
La noble indépendance est Fâme des talents,
Rien ne peut du génie arrêter les élans,
Ce n'est pas pour ramper qu'il a reçu des ailes.
(MiLLEVOTE.)
PICARD. ir
(Louis — Benoist)
Né à Paris en 1769.
L'élégant, mais le froid Térence, Fut le premier des traducteurs ; Tu fus le peintre de nos mœurs.
(Voltaire.)
ROGER. Il
(^François')
Né à Langres, le 17 avril 1766.
Quand une ordonnance d'en haut.
Créa Roger, chef de la poste,
j Chacun dit: il est à son poste ;
; C'est l'homme de lettres qu'il faut. .
j lioué soit le tact de nos maîtres !
N'était-il pas juste, en effet.
Qu'un Directeur de l'alphabet *
Fût jeté dans la boite aux lettres ? L'impartial.
* Cet article est fine continuation de celui inséré dans le XXIV No. du Petit Mercure sous le titre de 24 sur 40. (V. p. 362.^ f II No. do notre journal le Mercure âe Landreff page 19. X I No. de notre journal, page 6.
f m No. Page 34.
|] Notre No. de ce jour, (voir la page précédente.)
MRRGVAB B£ LONDBBS. 51