OUVRAGES PÉRIODIQUES
Octos de Espanokê Emigrados.
Cet ouvrage périodique qui se. publie à Londres tous les mois en langue Espagnole, est déjà parvenu à soi) cinquième volume.
Quand le génie qui préside à la liberté de l'Espagne se vit forcé de quitter les plaines riantes de cette Ibérie, jadis si fière, il choisit pour retraite l'Angleterre, sol sacré de la liberté, sur lequel il savait que toutes les victimes du despotisme cruel, du hideux fanatisme, étaient sures de trouver un asyle inviolable. Là, pour faire entendre dignement le langage de l'auguste vérité, il eut recours à Pintho. Docile à la voix d'un protecteur des hommes, la déesse de la persuasion descendit sur les lèvres de ceux, qu'il plut au génie de se choisir pour secrétaires, et les combla des lors de ses précieuses faveurs.
Telle fut l'origine de l'ouvrage que nous nous plaisons à recommander à nos. lecteurs, si parmi eux, il en était d'incrédules, qu'ils mettent ce recueil Espagnol au nombre de leurs lectures mensuelles, et leur incrédulité cessera. Ils trouveront dans le numéro XXII qui commence l'année 1826, un article très curieux et très détaillé sur la nouvelle république de Guatemala, vn autre aussi bien écrit que bien pensé sur ùê moyens de répa/rer le» maux sous le poids des quels V Espagne est accablée ; ils trouveront des <2ocumeM précieux pour servir à l'histoire moderne de l'Espagne et
n LB MBRCURB BB LONDRBS;
à celle de rAiiiéri<|ue ; quelques articles sur les Jésuites ne leur déplairont pas sans-doute et ce n'est pas sans un vif plaisir que les amateurs de poésie pourront y lire des stances sur ces grecs généreux que laissent égorger impitoyablement les fainéants despotes de l'Europe civilisée. Le No. XXIII renfettae un tarés bel article sur V histoire de la dominatUm des Arttbesen EMpagme, une analyse du Cours de Mr, Rey de Gremobk^ un article fort interressant^ portant ce titre : lÀbro de nêemoria de «f» Emigraida^ et d'antres encore qui rendent cette seeonde limraisoil vraûie&t digne de la première.
Pour justifier nos éloges nous ferons dans un prochain numéro une citation que l'abondance des matières que nous SLvana à traiter nous prive de faire aujourd'hui.
Nous parlerons également d'un ouvrage qui vient de paraitre. Cet ouvrage à pour titre : Revista del ÂrUigito Teatro Èspanolf poz elemigrcLdo Jkm Pablo Mèndibil, prrfeasaar de lingua CasteUana en Londres^ Le première livraison contient une comédie de Don Pedro Calderon de laBarea, (el Astrêhgo Fùyido,) comédie écrite en trois actes par l'auteur^ et mise en cinq actes par Mr. Mendibil.
F. CHATBI.AIN.
THE PANORAMIC MISCELLANY.
Cette revue mensuelle n'a encore paru que de;^x fois. Le second numéro est bien meilleur que le premier, dans lequel cependant nous avons remarquéplusieurs bons artides et une jolie pièce de vers portant ce titre : To Maga, Nous avons vu avec plaisir que ce second numéro ne contenait point d'articles sonblables à celui que nous citons aujourd'hui, non que la critique faâte dans cet article soit mauvaise en elle-même, mais patce qu elle se trouve peu convenablement placée dans un recueil spédalemefit consacré aux sciences et aux arts. Ymoi l'article en question :
To the Ediior ofihe Paneramic Memew,
O Simie, quum talem tu habeas dementiam» imperium In bnttà teoebris ^
Sir,
I am induced, thinking it may prove int^esting to some of yonr foreign readers, to transmit to you the foUowing description of an animal, which bas recently nutde its appearan^to in thiscountry, I nêan die Dandy.
The Dandy is a very «iaguhr animal, of the i^ apeoies 9 U is giegariouB and camivorous, aad of an extraordinary size» some^ tîiàe» attaining ;the height ôf six fest, when standing upoa its hixA lega $ and itso much tesembles the bumunracey that» at adislance
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it might bft mutaken for a maOt bat» oa a iiearer approach, the fbrm, action and voice of the créature prove it to be a monkey. The Dandy has either twenty-eight or thirty-two teeth, eight of which are of the description called detUes incisoreSf four canine teeth, and sixteen or twenty dentés moîares^ or grinding teeth ; the head has nothing remarkable about it, except its extrême thaUmoMUi the nose is small, and turns upward at the end, and the nether lip fiiUs in ; the back is partîcularly long, and concave aear the hauiiches, which shews that thia animal could not be used advantag^usly for labour, as it must necessarily be very weak : like the monkey tribe, it is remarkably small in girth, near to the hind extremities, which are very small and thin; the feet are long, narrow pointed ; there are five toes on each foot.
The Dandy is an imitative animal, and can mimic the actions of a man with great fadlity ; at tîmes, it will twirl a stick» or ride oo a horse, and sometimes it will endeavour to perform the part of a ooadunan, but this is not very often : it more firequently is seen in firuiterers' shops, eating with great avidity, nuts, apples and sweetmeats, of which last it is extremely fond. At certain seasons of the year, and at certain hours, Dandies are to be seen hobbling about in troops, and walking with great difBculty upon tbeir hind legs, to hide the deformity of wluch leather cases are put on them, something like boots. Thèse créatures are generally the pets of some old widow of fortune, or young lady who has just left boarding^school ; and consequently are more firequently seen at the west-end of the town, than in the city ; and on a fine warm day, they may be found in Bond Street, and Hyde Park ; but unless the weather is very mOd, thèse animais cannot stir out of the bouse — the cold of the winter will, no doubt, kill many of them ; and, as our climate does not appear congenial to them, it may be supposed that they will seek a railder air, and will most likely locate in France.
MUPHATAMÏT.
The Panaramic MisceUany est publié par J, ThàlvoaU^ Esq, Fun des hommes les plus recommandables que possède TAngleterre. Dès que la troisième livraison paraîtra, nous en rendrons compte, ainsi que de la seconde que nous n'avons fait que citer.
F, Châtelain.