CORRESPONDANCE
La lettre aumanle noue est adressée par une personne demi ie témoignage ne peut notes être suspect ^ nous croyons de notre devoir de finsérer dans rintêrit de la vérité.
F. Châtelain.
Si €(
A Monsieur le Rédacteur du Mercure de Londres,
Monsieur,
L'article qui a paru le lundi 13 du courant dans le Moruing^ Herald étant tout-à-fàit erroné, j'ose vous prier de vouloir bien insérer, dans votre feuille, l'article suivant, qui est la relation de Taffaire, telle quelle s'est passée, tant à la galerie de l'opéra le Samedi, 4 Mars, que le lundi suivant.
" Mr. Fradelloni, secrétaire de Mr. Velluti, étant monté à la " gallerie pour entendre chanter, et non pas dans l'intention de " chercher querelle, commença à converser avec un ami qui se " trouva là ; sa conversation fut interrompue par des remarques " (d'un Italien, et non d'un Anglais) qu'il a cru lui être adressées ; " les mots se sont échauffés, et les insultes sont devenue personnelles. Mr. Fradelloni proposa à son adversaire de sortir de la gallerie, ce qu'il fit ; alors ils échangèrent de cartes. • Le Lundi suivant " ils se rendirent in the Vale of Health, near Hampstead, avec leurs témoins, dont l'un portait les pistolets. La distance fut marquée à douze pas. Tous les deux se comportèrent avec le plus grand courage et le plus grand sang-froid, sans montrer la plus petite animosité ni d'un côté ni de l'autre. Le signal fut donné ; ils tirèrent et personne ne fut blessé. Mr. Fradelloni /^ demanda à son antagoniste s'il voulait retirer, les témoins s'y " opposèrent, en disant, que c^'était assez. Les duellistes se don- " nèrent la main et tout fut fini."