‹ Le Mercure de LondresChapitre 54 sur 125 · BAL · texte numérisé non relu

BAL

JhfKté au bénéfioe des réfa^ih Espagnole et ItaKens, It âl Avril

prochain, à la salle de UOpéra.

Cest une idée lûen belle, bien louable surtout que de. faire servir au soulagement d'infortunés proscrits le produit d'une soicé«

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de piaÎBÎrs. Cette idée devait naître chez le peuple le plus hps^ pîtalîer du globe, et c*est ce qui arrive aujourd'hui. Tout ce que FAngleterre possède de plus distingué, se dispute l'honneur de fitvoriser de son patronage le bal donné au bénéfice des réfugiés* Voici la liste des personnages qui se déclarent hautement les protecteurs de ce bal.

La Comtesse de Jersey.

La Comtesse d'Aberdet* n.

La Comtesse St. Antonio.

La Comtessejde Tankerville.

La Comtesse Cowper.

La Comtesse Stanhope.

La Comtesse de Darnley.

La Comtesse deMorlev.

La Mcomtesse Hampden Lady Frances L. Gower.

Lady King.

Lady K. Forester.

Mrs. Baring.

Le Duc d'York, (hériiier du trône)

Le Duc de Clarence.

Le Dac de Sassex.

Le Dac de Gloucester.

Le Prince Leopold.

La Duchesse de Clarence.

La Duchesse de Gloucester.

La Duchesse de Leeds»

La Duchesse de Wellington.

La Marquise de Lansdowne.

La Marquise de Salisbury.

La Comtesse d'Ëuston.

La Comtesse de Carliste.

Avec un pareil patronage, nul doute que Tintention sublime manifestée par Félite de la noblesse Anglaise ne soit réalisée ; nul doute que tous les amis de l'humanité ne s'empressent de r^Kindre à l'appel qui leiur est fait. Aux plaisirs que Ton trouve dans un bal se joindra le plaisir plus doux de &ire une bonne action. Jiehdre heureux les morteb, c^est être heureux toi-même!

Cette pensée si touchante * de Samuel Rogers* trouvera ses apologistes parmi les compatriotes de ce divin poëte..

Pour nous, nous engageons nos lecteurs à faire partie de cette réunion dont nous rendrons compte, car, nous ne laisserons certainement pas échapper l'occasion de contribuer de nos faibles moyens à une action aussi digne de louanges.

M. Jarrin, confiseur de New Bond Street, a été choisi pour fournir les rafiraîchissements. La belle salle du concert de King's Théâtre a été mise à cet effet à sa disposition. Cette salle sera ornée par M. Jarrin : nous y verrons sans-doute figurer son tableau de Lêonidas dont nous nous plûmes à fiûre à Tavance Féloge; éloge qui n'a été trouvé exagéré par personne.

On voit que rien n'a été négligé pour rendre cette soirée profitable aux bénéficiaires.

Une bonne action, en amène une atOre,

On va donner à AgfUff's Théâtre une représentation au bénéfice des frères Franconi dont nous avons annoncé, dans notre dernier numéro l'afireux désastre.

Honneur à toi, heureuse Angleterre, noble asyle de la-4iberté, honneur à toi !

* Samuel Mogers, Voir l'analyse de son poème (Les pliûsirs de la mémoire) page 222 et suivantes dn Petit Mercure, journal que nous avons publié l'an dernier. F. Châtelain.

LE MBRCURB DS LOKORBS. 89

Persécuté par le clergé dont la pernicieuse influence s'accroît de jour en jour, persécuté par un gouvernement occulte, épié par les satellites dé 1 infâme police, puisqu'il m'est impossible de respirer librement Tair natal ; de voir le beau ciel de la France ; de reposer ma tête sous ces berceaux de verdure, muets témoins des jeux dé mon enfance; ou de promener mes vagues rêveries à travers les allées riantes d'Ermenonville embellies par le souvenir de Jean-Jacques, auquel viendrait se mêler quelquefois le souvenir d'une maitresse adorée, moissonnée avant l'âge; puisqtf il m'est impossible d'aller jeter quelques fleurs sur ces matbres funèbres où dorment mes ayeux ! ah ! qu'il est doux pour mori cœur de me trouver au milieu d'un peuple, qui, méprisant le pouvoir des tyrans, devient de plus en plus digne de la prospérité dont il jouit, en donnant pour soutiens à la liberté, le génie de la bienfaisance et celui de l'hospitalité ; aussi c'est avec une émotion indicible que je répète ;

Honneur à toi, généreuse Angleterre, séjour heureux des vertus républicaines, honneur à toi ! F. Châtelain.

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