LE RUSSE ET LA DANSEUSE
Le Comte G .off, se trouvant il y a quelque tems à Paris,
erut, malgré une goutte très active, qu'il était du décorum de sa fortune d'enchaîner à son char une des nymphes qui servent d'escorte à la moins prude des neuf muses : petite périphrase, dont le but est d'exprimer qu'il envoya 20,000 francs de diamans à l'une de nos plus jolies danseuses.
Une clef d'or ouvre toutes les portes ; et le diamant tranche toutes les difficultés comme du verre : le goutteux plut, ou du moins son écrin parut fort aimable.
Mais pour aimer beaucoup les diamans, on n'en a pas moins un eœur susceptible d'aimer autre chose; et le cœur d'une danseuse, disent les savans en ces .matières, est aussi léger que ses jambes : le comte G..k,.toff avait donc un rival, et un rival d'autant plus keureux qu'il ne donnait pas de diamants.
Très strict sur les convenances, le comte crut^ qu'il était encore du décorum d'être jaloux ; et comme il parait que dans son pays les femmes ne sont pas fâchées d'être quelquefois battues, il crut aussi que le meilleur moyen de s'assurer du cœur de sa danseuse était de lui infliger une petite correction sentimentale ; en ce moment il était retenu par un accès de goutte qui ne lui permettait pas même de marcher. Il écrit donc à sa belle de passer à son hôtel ; il donne à son valet de confiance l'ordre de ne laisser entrer personne, après que mademoiselle sera introduite ; et, quoiqu'il arrive, quelque bruit qu'on entende, il défend expressément qu'aucun de ses gens ouvre le porte.
La danseuse, qui rêvait déjà au don de quelques nouveaux écrins^
çi^ apr^ji 4«kUY <¥A ^^ ™0(^ ^'ei^lio^tkm» il tir^ ujob jqim) cil^^iU qui étaitj ç^çhé iH^us. un des op^ssiiv^ 4^ b^ çau9ftu«ei et k yiâk 99 dispô^^^t à 4Q9»^r à» «po^ ia^^ile U9, éç})an.tillQA ^ k gsdunJterie
L^ yengp^fifi& e«it le plaîair dea dieuxt : heureu;]^ qui p^ en JQ^iic à fo». ^6 ; mais ^\^ joi^vr de c^e qu^ le co«b^ 9'étai| p»^ p^ée* ^ Q^u^ait p^s^u^voi^^agoMUe^ et la dM^eiiaie. iirrilée I^jl fît luen ¥Îte ^ipperc^ypir cpie la yeiige^MACe 9'» p»»< piua do charmes pour leS; d^ux qu^ poujr les deeaniec^:: leste, et déjadéga*r gée d)e^ mi^na de son jaloii^, çUe saisit le joue (|ui echa^»» à son ^uçnâ^ «^raonê, et ^^yec la sQupWe d'une baya/ii^re, eUe i^end au ççQtupl^, 4 M^. \^ Çomjte le e^dçav (m'ijl lui avait destij^é : c'etail peut-être la première restitution qu'elle disait de sa vie ; elle s'y Ûvxa^ d^ tout 9W, ^wur. I^ pfiui^i^ ççm%e avait lieaui crieiiv. elle n'eu, fi:appaÂli^ que, plus fort ; envain il ^pieihMt 9es.ge«!ii ses g^m ne bougeaient pas : Tordre qu'ils avaient reçu était positif, et la joUe danseuse, qyij ^i^it au;x,éx;la^« v^. leur par^ss^ijt d'ailleurs pas femme à battre leur maître autrement que d'ime manière amicale. " Çl^^s^njç c^pi^çe." di?aieiît-ij^.;^ " mw }^^ gr,^P^ ^^eujçsjen " op^ <J^. 1^. «ingujifer^,, et qui sait^ d'aillej^; s'il» 1^ xéfèWK Ifm " enseng(We. uw sfjèue dç comédie." Ç», ^ôèt, l§ <?oii^% (&kik ^i fprt, qu'^réqoUi^aiiit on aurait pu ^& çro^Ç'S^ l'opéra»
Tout-^-c.oup I^ oyiWJ^ légère oifvre la^^te et &'éqha^p^|. ^ recommandant le comte furieux aux soin^, ^e S(?& dpmestî^i^^ie^ ébahis ;, ^lle. emportait aveç^ elle l'arme &taladp9teVe.aiV/|ijt si;^jen ^u s^ servie.; i^ais, trop fière pour riei>, (^mi^i;^^ d')^ s^i^a^: i^ digne d'elle dès le lendemain eUe l|i^ ^ei^^oys^, .. ^ . . • . 1^. j^aq,
BAL DU ïiORD MAIRE.
'< Meliiu est ut 9csiSl<^a^m^9^^K» qiiiwi iMr vftdta^ taç^m^^!* "tli^ul iqiefixexcilep du scandale que* de tekela^vérkéb'^
Poujr tfk^ TOp»t3Tçi; fidèle à qette devise dont j'ei &it çlîoi?^ J^ vais donner, à ipe^. lecteurs 1^ obseivatippç^ q^p j;ai>fei^Qs %«» ^«H. de luodi dei:i)iei;^
Çtra^ger 9 Lpudres» jfaipas^é nm grimd^ partie de m»jeunf98$^ à me promex^erf siii; ^ globe ç^s,af)^q but q^ d'^ixeg^inec et d% connaître; tpua l^ anin^u^ de vfi(^ ç^p^ce* ^'4 pour' l^^bitu4^ de chercher |, ^^î^ ]^a tfidit»: (^ar^^tériâfjiq^K dpu|:^ se çq^^se 1% physionpiuie 4ee j^^ime*^ s«jj^ pç^^ ^fiwleii eu^ qç pqîfttk
le marquis de B , je puis.dJÎ^q^QtS^^tejif 9f)S|^a^ati<uiy|'W$^
qu^ut. sjjûy^u^ de çem. ^v^vi^, ib^Pmfi^f^ W 4i8*iW»«
t« MBlICUltÉ M LOKBkÉS. Hl
tUMàè 6( (liiël^ves uns dé séé tetàrenit îDâîtAteiBÉiB, du moint eéft ^bservâtîohÀ «6nt«>eHê8 in^^es, èh ee sen6, qiidlëâ ^At le tébultat âè l'êtudé particulière que j'éi toujours l^te dti caractère de mé« HemblAbles.
Doué involontairement de ce penchant à observer, on doit btcm 9piife jjé hêglige rarement l'occasion d'exercer ce petU takiit de Mtt^/é ; ausiii n'ai-^jé pas besoin de dire que depuis quiti2é jotttd« J'éVftis sbIKcité la &Vettf d'tiii billet d'admîsèioii au bal du lord
Dfthé l'es^iif de l'dbtémrj je in'êtàis p^làbléhiént muni d'uA habit de cour, tte Hëi: p&à i^p lecteurs ; j'en appelle & vous-mêmésj podvais-ji^ pWsiitnei* qu'il fut {)osàible de trouver adtniteiott dans l'hôtel du déB»nseur d6s drdits dé la citS de Londres^ sans êbré fevêtu dé cette espèce de robe nuptiale ? . . . < non, je ne pouvais le présumer, cat, je n'ighorais pas que le rot d'Angleterre né peut exercet d'autorité dans la métropole de la grahde Bretagne sans lé corisentement du chef de l'autorité khunicipale ; je n'ignorais ^ que lors de la paix d'Amiens, en 1802, les portes de Tempié Bar avaient été fermées pour prouver la juridiction du hrd maire ; qne le prévôt de la ville (city marshaU) ayant crié : ^* Qui êtesl'^a ?— le héraut avait répondu : dés gens d'armes qui demandent à entrer pour proclamer la paix conclue pat S. M. ; je n'ignorais pas qu'alors le royal tDorratii avait été lu par le hrd maires qui avait ordonné ensuite au prévôt d'ouvrir les portes ; après quoi lé|^tiéfauts et le cortège étant entrés, les magistrats de la cité s'étaiêfAt joints à étix, et que la paix avait été ainsi proclamée.
Je savais dé plus par le témoignage de mes jeux, (lors del'instàHatmn dû lord maite}, je savais ^-je, que le lord maité rivalisait avec k roi pài'Ia magnificence qu'il déployait dans les grandeft occasions; je savais que son équipage était fastueux, sa suite immense, et l'ichement vêtue ; et que tout l'appareil qui l'envircmnait était imposant. J'approuvaià 6e luxe, bien convaincu, qii'il fiiut partout étonner les yenx de la multitude, et que léS faoïtimes en place ressemblent, sous ce rapport, au* héros de théâtre qui hé sauraient se dispenser eh publie dé s'éirtouter de tout le prestige de la représentation.
Cependant ce billet si ardemméht souhaité n'atrivait pas : oti atait répondu à la plupart de mes demandes, que cette année le nombre des billets avait été restreiht ad tiers et cet obstacle i^outait encore au désir que j'avais, d'éitré âvt petit nombre des âus.
Enfin, lundi à trois heures je fôisalis sérTer mon habit dé couf, quand une pèTsohne m'apporta lé bienheureux billet, eh me conseillant, toutefois, de réserver pour uhe autre oéoasiôh mon costumirf de grand apparat.
Dix heures sonneht : tiné voiture hie transporte à la cité. Mê Voîcf dans Cfhei^pàêë. îà pôiM Aè ^nè d'artnés le sabre léié.
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menaçant d'écrafi^r le modeste piéton et entravant la marche des voitures sous pré texte d'empêcher le désordre. . • .mais une longue suite de voitures qui se suivent en silence, mais. • • • nul conducteur qui prétende dépasser celui qui le précède .... quelle admirable police !
La nuit était magnifique, la lune laissait mollement tomber ses reflets argentés sur tous les objets qui m'entouraient. J'étais pressé de jouir du nouveau spectacle qui allait s'offrir à mes yeux aussi, laissant de coté toute autre considération, je me décidai^ dussé-je passer pour être arrivé de la manière la plus commune* à pied, je me décidai, dis-je, à descendre de voiture.
Déjà j'apperçois l'hôtel du lord maire (manêùmrhmue). Cet hôtel construit en belles pierres de portland, dont la façade ressemble parfaitement à l'étoile d'un vaisseau de guerre, dont la partie supérieure retrace à l'imagination l'idée que l'on se fait de l'arche et dont le portique formé de six colonnes cannelées d'ordre corinthien, est élevé sur un rez de chaussée extrêmement massif; monument monstrueux dans lequel toutes les règles de proportion ont été violées.
J'approche, la foule augmente ; j'arrive à la gallerie construite
pour la fête, je présente ma carte d'admission je suis entré. Que
vois-je ? . . . des escaliers que l'on croirait l'ouvrage d'un apprenti maçon, plutôt que de supposer qu'ils ont été faits sur les dessins d'un architecte.
Quel coup d'oeil présente en cet instant ces escaliers que l'on pourrait prendre pour des échelles, sans être taxé de trop de sévérité. Quelle bi^carrerie dans les toilettes ! j'apperçois sur un premier échelon une dame belle encore, elle étincelle de diamans, sa robe est magnifique, ses gants, faut-il le dire ! ses gants «... ... ce n'est pas la première fois qu'elle les met, ce n'est pas même la seconde ; à force d'avoir été portés, de blancs qu'ils étaient, ils SQnt devenus d'une couleur indécise. A côté de cette dame est une j^une personne, a peine a-t-elle atteint trois lustres, sa parure est modeste comme elle, l'élégance de sa taille, l'éclat de sa jeunesse, son regard enchanteur mériteraient le pinceau d'un Apelle. Plus loin est un épais marchand, dont la richesse fait tout le mérite et dont les manières brusques semblent dire : je suis riche^ gu'on me laisse passer. Non loin de lui est un de ses confrères, l'un des hommes que le commerce anglais se glorifie le plus de posséder, ^on abord gracieux prévient en sa faveuir, sa main est ouverte, c'est sans doute par l'habitude qu'il a de l'ouvrir aux malheureux. Ici est un Dandy d'Old Bond Street, on lit sur^sa figure Tétonnement qu'il a de voir près de lui un petit maitre de Lombard Street ; en un mot toutes les classes, tous les rangs sont confondus ; et chacun attend assez froidement qu'il plaise à «o» chef défile de faire un pas, pour avancer lui même. • , Cependant on entend un bruit sourd, assez semblable à celui