‹ Le Mercure de LondresChapitre 56 sur 125 · LB MBR€URB OB LONDRES. 9S · texte numérisé non relu

LB MBR€URB OB LONDRES. 9S

qui précède le débordement d'un torrrent dévaatat0ur. Soudata au calme qui régnait naguère, succède une confusion toujours croissante- J'ai vu un de mes voisins enlevé par la foule à quatre pieds du sol, être porté par elle pendant l'espace de dix minutes sans avoir pu opposer à cette fougueuse bourasque autre chose que la résignation ; j'ai vu des dames dont les joues étaient colorées par le vif incarnat du plaisir, victimes de V indélicatesse des personnes qui les entouraient, présenter tout-à-coup le spectacle efirayant de la mort. Enfin après avoir été jeté de coté et d'autre» après avoir eu l'inappréciable avantage d'être utile pendant cet effrayant tumulte à la jeune beauté dont j'ébaucliais tout-à-l'heure la séduisante image, j'arrivai près de la salle du trône.

Soudain un bruit, un tumulte, un tapage, Un tintamarre, un vacarme d'enfer Frappent mes sens ******

^F V ^fi . V V ^ fl^ ^P ^P ^^ ^F ^

Qui vous peindrait, au jour d'une bataille, Les sons bruyants des tambours, des clairons. Le cliquetis de mille bataillons L'écho ronflant des bronzes à mitraille, £t les clameurs de tous les combattants, Les uns frappés et les autres frappants, ♦l'approcherait d'une rumeur pareille Au bruit qui vint rugir à mon oreille.

C'était ensemble, à l'envi discordants Fifres aigus, trombones effrayantes.

Coups de tam-tam lugubres et perçants ....

ou plutôt c'était le bruit confus des vagues agitées par la tempête. Balotté par ces vagues, je suis à mon tour porté presque aux pieds du trône. Lady Mairesse y était montée. Sa parure était superbe, son port majestueux. L'affluence des personnes qui voulait lui rendre leurs hommages était telle que plus d'une fois la foule semblable à un torrent qui rompt ses digues menaça de se précipiter vers le trône ; Lady Mairesse effrayée faisait en vain signe de la main pour contenir cet élan involontaire. Pendant ce tems, je m'étais retiré du coté ou étaient les dames, dans l'espérance de les protéger s'il était possible. Une demoiselle qui, aux grâces de son sexe paraissait joindre toute la solidité du nôtre, fixa mon attention. Elle parlait français avec tant de pureté que je crus un moment que le même pays nous avait vu naitre. Je ne tardai pas à être détrompé, j'appris que cette demoiselle était la fille de Mr. Wood, membre du parlement, qui fut lord maire il y a trois ans, et dont je crois avoir vu à Paris une carte de visite sur laquelle on lisait ces mots: Mr.YfooD feu Lord Maire. Cette demoiselle disait que lorsque son père remplisait ces nobles fonc-

tioiift, a 7 airait plas de 5000 penoimeft àa bi^, et que ee^fidtttil tme pareille foule n'avait point existé parce<][Ue èa maman Jjs,df Mairesse avait eu soin de se promener dans tmités les saOes du bal et d'empêcher ainsi que ee grand nombre de personnes nefUt nserré dans un trop petit espace*

Je goûtais cet avis. Il fkut qu'il ait été bien juste, tût, tandis qu'il sortait d'une aussi jolie bouche» tandis que l^im des officiera deLady Mairesse haranguait en vain les speetateurs en les ekhnr* tant à aller prendre des rafrakhissetnentS) un autre nffidér ti^il qui avait perdu son manteau au milieu de cette tumultueuse as» semblée, s'approcha de Lady Mairesse et lui dit quelques paroleâ qui me parurent être l'avis précédemment donné par Mademoiselle Wood, puisque ces paroles furent suivies de la visite que fit Lady Mairesse des autres salles du bali Dès lors ce qui avait été prévu arriva, la foule se dissipa et les quadrilles se formèrent» Je quittai aussitôt le siège de mes observations. En m'éloignant je vis cette même demois^le attacher avec un épingle à un monsieur qui me parut très respectable Cette espèce de bourse que l'on porte dans nos bals de ville en France, j'ignore si ce fut une illusion, mais je crus reconnaître ce même fonctionnaire qui avait donné le conseil si opportun.

Je fus visiter successivement la salle egyptiennci destinée aux banquets et les salles qui se trouvent sous la salle du trône. Quei spectacle f grwids Dieux! à mes yeum vient êïfffrir! Là sont des bufifets ; pour y parvenir il serait nécessaire de se faire tour-à-toùr, la courte éehMe^ comme au collège ; à ces buffets on distribue des pots de la hauteur de 6 pouces, ces pots renferment de la limonade

Q^e des gens altérés se disputent entr*eux.

Ici, est une espèce de grand comptoir. Aux deujt bouts, j'apperçois deux sales marmitons, leur tablier est aussi nbiré que le linge qui les couvre, ils sont plantés aux deux coinér de la porte et sont absolument, comme la Statue est au festin de Pierre. Cependant arrivent d'autres domestiques. Ils jettent à la fbtrîe^ affimiée des bisquettes, et des g&Ceaux dont on a phmeêtrs easeMplaires de la même espèce pour la modique somme d'un pence^ mais ce qui est di^ile à concevoir c^est l'impudence de ces valeti^ qui joutent entr'eux à qui attrapera la figure des postulons et quf rient à gorge déployée s'ils peuvent parvenir à éfrarrgner quelqu'un. Il est impossible de se faire une idée de rinsoience des ihdivi'>> dus préposés à la distribution des rafraichissements. Ces rafrai^ ehissements étaient cependant en abondance, mais pour en obf eiiif Il fallait en venir aux mains. Deux de ces valets surtout, gàrdiéUif d'une des principales portes, accablaient le public de vexatiomf. Je ne balance pas à dire que les distributions qui en France otit Meu aux champs élysées, of&ent un coup d'œii moins affireux que celles Bâte» nhet le Lord Maire. Dans les premières, d'abord ïéi

pwt€infO¥> 9Q0t |iQi^ 9Û93i â»<e d(iiiie« ds tout; d»iMi k» ie^ QondiMi an cw^lrftm, «kft |ei^ dwt pksieur» ne conpieni leur fiwtttA^ qiM pur miUipq» prefMitfmt le bideu» ipeetacli) d'ftSàniMi combattant pour le tiers d'un gâteau qu'ils disputfilt juaqD,'à la rage ; heureux encore quand ik peuvent l'obtenir, car, ici comme ailleurs, non licet omnibus adiré corinthum.

Pour reposer ma vue sw? uq tableau plus agréable, je retournai 4»m K saU^ du trône. ï)^ daoaes françaises y étaient exécufiôes. C^ ne soni pUvi ces a«^k^& lourds «omme (|^e^ue& critique» acexbfa Qhfffcbenl; eacQve ^ n^as lea lepféetenter ; la plupart Aeadaasawra ay^j^nt de la gcàc» et ks danseusea surtout ;. s.'il est vsai qWil ^'ef^ t];ouv4J[ent qufîlqaea uns veooaijqttable» par leur toucnara guindée et le froid monotone de leur triste visage, ib Q»'en faisaj|ea& que plus avantageusement rassortir la tournure élégante des autres.

L'Orchestre assez bon n'a cessé d'exécuter les plus jolies contredanses, le bal s'est proloaf^ ibit avant dans la nuit à la grande £(ati9&ctijQ]?^ de^ pecsoDA^a qui peuvent danser toute une nuit sans pxendre d'autrea r^&aichissementa que l'air laurd qu'on lespirait dana la salle. F. Chathi^ax^*

NÉC5QL0GIE.

Jf. Le Mue MàfhieH de lÊmhMneneg.

Lea muses^ 9nt ïa^U une ]ferta ioraparaUa la semaine dernièca; rSliiMsIse apiadémipien. Matbwu n'est pliut Oa le soupçonnait, da* n'aiHoir rien écri^,^ ili ciiMii&nd s«s ^memîa par sa marC O» ». tifoui^é un testament «crit ^^ sa maint, nous sammaa assaa heuBâiiai, pour €in doaa^r* lea prâdpales. dispositiona:.

<< ici imn^s et lègiiie mant4v9a à Dieu, moa.e9pnt à l'aondémie.

An M.. Soger 1009 qoi^^ièce une béquilla ; à M. Bapiiv aae éàir tiom doréQ su^ t^amba de sas épitres et, ades advt saéea par laîv à NapplÔQi^ h gicand; à^M. Lemontey^ aaa pwa db. eiseaux. finsi umi paîi^et- <te; ganta ^U une bourse pteioa de y^tsomn

Oa|9em cfi4«dif£&i!«)to legs^ M.M« DeQu«3e»et.XteFBaQ»aio0iia oi^^vQQ^ la bé«i9di€;tiaa'dii^oblaQua»|M;AMgeaa.«s^iiidala^ poî(p»^e d^niaii^ Ad^^yar a ga wop c y d'unatpai&ûte Gonsidératien» et iSuC^er Iptpnèaa^R se rendM aisa fuBétaîHe» da hii M^JMbii» thieu, et de prononcer uotbeaa.disaawaaAr sa tombe.

lie i^esta d^tsga^est esioora ua wk^t^n

Oxk 9fimi^ qpia> V v.aii)Snn>» fiaoyîs» a^iaul asQu notre, Mmvm^ d^ Xandrai a.i^a^ppua qae? yinaei»pti««i»qpia ooma «viansifaita sa* M. !Pe Vionianamm^ fat gnavae lur son ta«baau« Cetta iaserip*» tÎQo aimplarre|raQa4eila(iiiaQidra to^pluapiéieîsa^la via entièra dit noble. 9aiii9iimi«%;i la ^(wî -

Btathim^fmM'fitrimk Jt^wjui: acttttttMC$fffsr

L'académie voulant donner pour successeur à M. Le Duc de Montmorency, un homme de lettres de la force de l'illustre décédé, a pris la résolution de nommer à la place vacante un particulier bien connu dans Paris, ce particulier est Monsieur le Vicomte Sosthêne De La Rochefoucault. X.

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