I.S MBRGUEE OS LONBUBS
ipour assister aux iâÀh^miàm» aanufiUes de leur s^te. Ob me prévint qu'il ^tait proâtei^ de ce Baornent, si je Toulais me trouver encore à quelques unes de leurs réunions. La durée de leurs assemblées» qui ont lieu chaque diroancke, est de deux heures le matin, et de deux heures le soir. L'affluenee des quakres étrangers à Londres rendit cette assemblée fort nomWeuse. Voici le résultat de n^s observations.
Le lieu de la réunion était une grande salle en forme de carré long. Avant d'entrer, les deux sexes se partagent : les femmes vont occuper le côté du temple qui leur est assigné, et les hommes se placent à l'autre. Dans l'aire, ou la nef, sont disposés des bancs commodes pour s'asseoir. Au dessus des deux côtés du temple, règne une galerie dans laquelle les assistons se placent sur deux rangs. On ne se découvre point en entrant, et une fois entré, on est libre de garder son chapeau ou de le quitter.
A l'entrée, au dessus du vestibule, il y a une tribune où l'on prend aussi place. Du reste, l'édifice consacré au culte des quakres est de la plus grande simplicité. On n'y remarque aucune sculpture. Le plafond est peiçt d'un blanc de lait : on y a pratiqué des ventilateurs, et cet usage est fort salubre.
La mise des femmes me parut simple et modeste, leur parure uniforme. Presque toutes étaient vêtues de robes blanches, et portaient, pour la plupart, des chapeaux de paille ou de taffetas d'un bleu pâle. La simplicité de leur toilette pouvait seule les faire remarquer.
Le moment de se recueillir étant venu, le plus profond silence régna dans toute la salle, jusqu'à l'instant oii un quakre, aussi vénérable par son air que par son âge, prit la ps^role pour s'entretenir avec l'assemblée. Son élocution était simple, son dét^it lent comme l'eau qui tombe goutte-à-goutte ; il toucha ses auditeurs Sept d'entr'eux parlèrent successivement. Trois dames, ce jourlà, furent du nombre des prédicans. Je suis obligé de me servir de cette expression, car le terme prédicateur serait inipropre* Une d'elles parla pendant près d'une demi-heure, et son élocution fut toujours facile. Quant aux autres Içure discours pe durèrent pas plus de dix minutes.
Après que chacun d'eux avait cessé de parler, quelques instans de sÛence succédaient régulièrement
Une des femmes que j'entendis adressa une prière à l'étemel ; tous les assistans se levèrent* et se tournèrent, selon leur usage, du côté opposé, pour s'unir avec elle d'intention. Sa diction prit une teintelangoureuse, suppliante et plus lugubre que sentimentale : sa voix avait l'expression d'une âme soufirante, qui implore des con-solations et des secours. En un mot, ceux que j'entendis, n'em<* ployèrent qu'ua débit toujours trainant et quelquefois lamentable.
lOB LK MXRGURE DK tONDRBS.
Du re«te tout ce qui «ortit de leur bouche était l'extiressioii 4!uae morale austère»* Les prédicans rsppellèreiit surtoutà leurs frères leur fiâbl^sse et leur néaat ; leurs discours respiraiest k plus profonde humilité : point de morceaux travaillés à îtûiA chez I^ quakres» point de précautions oratoires, point de mouvemens {^8$ionnés( amis delà nature, ils sont simples comme eHe.
L'OBSSBTATBUR.
THEATRE DE L'OPÉRA
' Première représentation de la reprise de
PiETao l'Eremita.
Clë chef-d'œuvre de Rossîni jouira sans-doute cette année du privilège qu'il a depuis trois ans d'attirer la foule à l'opéra. Mlle Bonini remplace aujourd'hui Madame Dé Begnis dans le rôle d'Affia ; Mlle Bonini chante très bien ce rôle, mais elle est loin d'y mettre la chaleur entraînante qui distinguait si éminemment sa devancière ; son jeu est froid et monotone ; il £iut espérer que les représentations suivantes corrigeront un peu ce défaut. Curioni et Porto n'ont jamais mieux rendu les rôles d'Orotnume et de Pietro PEremita; Porto surtout samedi dernier à produit un effet admirable et dans son récitatif obligé Etemo immemo^ incom^ prenHbii Sio ! et dans la prière qui termine la pièce. Pellegrini a succédé à Remorini dans le rôle de Norradin ; quoique le sultan d'Egypte ait trouvé dans Pellegrini un digne interprête, nous le disons avec frandhise, nous lui préférons le malin Figaro. Pellegrini si comique dans les opéra-Bufïà nous semble bien-loin de lui-même dans les opéra séria, nous en exceptons toute-fois VAgneae qui a été pour Pellegrini l'occasion d'un triomphe ; triomphe qui a dû être d'autant plus précieux à cet acteur, que des juges éclairés le lui ont décerné ; nous en appelions à tous ceux qui se trouvaient à Paris lors de la première apparition de l'opéra de Paer. Madame Caradori dans le rôle Fatima a déployé une coquetterie de talent à laquelle elle était loin d'atteindre Tan dernier ; cette charmante actrice est toujours vue avec le plus grand plaisir et se rend tous les jours plus digne des applaudissements qu'elle reçoit. Parlerai-je de Des tri ? • dans le personnage de Lungnan qu'il nous a ùàt regretter Bégrez !••.«.• quelle tournure nonchalante ! quel maintien anti-dramatique ! quelle voix £dble ! quelles intonations douteuses ! quels gestes
maussades !•••••• quels • • • • quels nous n'en finirions pas
s'il nous fallait signaler tous les défauts de ce mongieur, car il nous est impossible de dire de cet acteur : hélas ! qu'a donc fait lepi^-
* Ce qu'U y a de pins houonble poar les quakres c'est que leurs iftœars répondeot à l'austérité de leur caractère. On remai^ua, eu 1791, que, depuis 20aiis, jMicnn quakre l'avait été assîgiiétki vaut le trlfoaoaltl'Old B/Xkff.
U MtReURB DE LONDRES. 109
^eàr«dimiiistrfttioii^e Fopéra pour qu'on lui fiisse sabir la mys-
tiiication d'un pareil début » encore si Mr. Destri n'avait pas
été applaudi; • • kpovtrait^on amr de l'iâdulgence? mais •••••.
Les ehœors de Pietro l'Erettrita sont aussi bien exécutés cette année que l'année précédente. Nous ferons à Mr. Spagnoletti un compfimBBC sembhMe à cehii que nous loi adressions 11 y a un an, e'est qu'il est difficile de conduire plus habilement un ordiestre, qu'il ne le £iit dans r<K>éra de Pietro.
Ce soir, le ballet nouveau, La naiêsance de Vénus, Nous engageons ce matin, tandis qu'il en est tems encore, celles de mes dames ou.de mesdemoiselles les suivantes de therpsicore qui dorment du sommeil de l'indolence, à sortir promptement de leur assoupissement, ou nous nous verrons forcés de les réveiller, en met^t sous les yeux du public les causes les plus cachées de leur nonchalante paresse. Nous rappelions à qui il appartiendra notre ^vise: // vaut mieux exciter du seandaU que de taire la vérité,