AUGER
Mr. Auger, racadémicien, engagea dernièrement dans un sallon un long colloque avec un prince russe, protecteur éclairé des arts : ** daignerez-vous, dit Facadémicien à Taltesse, accepter mes faibles ouvrages ?" je daignerai, répondit Taltesse. £t le lendemain, elle reçut le magnifique Molière, avec les notes de Mr. Auger.
Quelques jours après, Mr. Auger reçut la lettre suivante :
** Monsieur Molière,
" Vos ouvrages, que vous appeliez faibles, sont des chefs- " d'œuvre ; ils m*ont &it le plus grand plaisir : je suis sensible ' * à cet envoi ; aucune lecture ne m'a fait éprouver d'aussi " douces émotions. Quels caractères ! quelle étude du cœur hu- ** main ! quelle franche gaité ! quel comique sublime ! une seule '* chose gâte un peu tout cela. Pourquoi avez-vous confié à ce Mr. Auger le soin d'éclaircir, avec ses notes, des passages clairs comme le jour, et de commenter ce qui n'a pas besoin de " commentaires? je vous engage à purger vos belles comédies de " ces vilaines notes ; ûdtes une nouvelle édition sans potes : je me '* charge de l'offrir à mon empereur, qui ne manquera pas de vous '* envoyer une tabatière enrichie de saphirs."
" Je suis, &c."
off.
Sur I.ES Chapeaux apelles Trois pour Cekt.
Du succès le plus éminaat Monsieur Villèle atteint le faîte :
Dès qu'il créa ses trois pour cent, On en eut par dessus latête.
/ Me. * * * .
VARIÉTÉS
Madame Catalani, dont l'érudition littéraire est apparemment moins profonde que l'érudition musicale, voyageait dernièrement en Allemagne. Pendant le sêjoiir quelle fit a Weimar, elle rencontra dans un cercle le célèbre Goethe qu'un des assistans lui présenta en lui disant, ** madame, voici l'Ûlustre auteur de Wer-
" ther." " Ah ! Monsieur," repartit Madame Catalani, " que
** votre pièce est amusante, et que Potier y est comique !
LE MBRCURE DS LONlHlBS. tSTL
Au milieu de la foule qui se pressait autour de la dépoudle mor* telle du général Foy, une personne dit à son voisin: **Si Mr. de " Villêle venait à mourir, croyez-vous qu'il aurait autant de monde que cela ? — " Oh !'* répondit le voisin avec assurance, "comptez que, de tons les individus que vous voyez là, il n'y en aurait pas " seulement trois pour cent."
Grande nouvelle, Paris vient d'arriver à Londres, après un voyage dans les principales villes de l'Angleterre, où il n'a eu qu'à se louer de l'accueil amical de la nation anglaise. Remis des fatigues de ce voyage, Paris reçoit depuis lundi les visites des habitans de la capitale des trois royaumes. Paris est descendu à son ancien hôtel in tke grand gallery over the Wesiem Exchangey Old Bond Street. On est admis à le voir depuis dix heures du matin jusqu'à la nuit.
Mr. de Chateaubriand et quelques uns des autres membres de l'opposition, ont été engagés par S. M. Charles X, roi de France, à voyager pour leur santé dans le royaume de Navarre,
A la grande procession faite à Paris en- r honneur du Jubilé, procession à laquelle le roi et la famille royale assistaient, on a entendu plusieurs fois ces cris : à bas' les Jésuites ! on assure que s'il arrivait une révolution en France, ce qui n'est pas impossible, il ne resterait pas un seul Jésuite pour VaUer dire à Rome,
Madame Pasta arrive à Jjondres, on évalue à 280 livres sterling, ce qu'elle doit gagner par représentation.
Un jeune homme d'une fort jolie figure, d'une naissance peu commune, ayant beaucoup d'esprit, connaissant presque toutes les langues, et excessivement modeste, désirerait trouver une jeune personne d'une naissance égale à la sienne, qui fut un modèle de beauté, et qui eut surtout une fortune considérable, ayant grand besoin des faveurs de Plutus. (Cet article nous a été communiqué par le jeune homme excessivement modeste.) Note du Rédocteur.
On parlait devant le docte Vicomte de la Rochefoucault de la nûvetê d'un certain Mr. La Fontaine, qui, en publiant, Tannée dernière, un recueil de ûibles, crut devoir y ajouter une préface dans laquelle il prévenait le lecteur que ses œuvres n'avaient rien de commun avec celles d'un autre La Fontaine, qui avait aussi fait des fables — "Assurément," dit le Vicomte, " c'est un grand trait " d'ignorance ; mais il pourrait cependant être excusable ; car " enfin, messieurs, supposez que cet homme eut été forcé d'émi- " grer. •.•••• il est naturel qu'il n'ait p«» entendu psurier der
**• «utetnrs MMTVtnHs pendant rusorpation. On voit que de no»
'< Jowto, notre bon La Fontaine, fiut «neore parler les bêtes ! • . • •