ANACRÉON A SA LYRE
Ode I. ANAcafioN<
Hier dans un joyeux délire, Je voulais cfatuiter c^ mon tour Des héros que chacun admire, Mais je ne trouvai sur ma lyre Que chants d'amour.
Je changeai les cordes rébelles, Je les remontai tout le jour ; Mais envain ; les cordes nouvelles Malgré moi restèrent fidèles
Aux chants d'amour.
Adieu donc, vous queJ'on admire Adieu^ point n'aurez votre tour :
Je ne veux rendre sur ma lyre Que des amants le doux martyre Et chants d'amour.
F. Chatslaik.
ACADÉMIE FRANÇAISE
Soumet.
Ses titres académiques se composent de quatre tragédies, trois ou quatre poèmes, et une infinité de poésies légères. ChftemneHre se distingue par un mérite de style soutenu, mais on en ajustement blâmé Tordonnance générale, la fréquence des monologues et le manque de clarté dans l'exposition des motifs qui amènent le dénouement. On trouve dans Saûl une versification brillante, des caractères bien tracés, mais peu de vérité historique et tropd*odieux jeté sur le principal personnage. La chute de Cléopâtre n'empêcha pas l'auteur de se relever de la manière la plus hardie, et de donner dans Jeanne d'Arc des preuves certaines d'un vrai talent; c^est la dernière de ses tragédies, et c'est par elle qu'il répondit au choix de l'académie beaucoup mieux que par son discours de réception.
Sous le régime impérial, Mr. Soumet avait été auditeur au conseil d'état. Il fit long-tems partie de cette tourbe de littérateurs en sous ordre, qui consacraient leurà inspirations poétiques à chanter et les merveiÛes du moment, et les nouveaux dieux d'une nation renouvellée. Dans cette énorme boite, qui fut ouverte en 1 81 1 pour recevbir les envois de M. M. les poètes de l'époque, il jeta, comme tant d'autres, une lettre à l'adresse du roi de Rome, dont la forme et le style avait un grand air de ressemblance avec toutes celles qu'on écrivit alors à ce sujet : cet ouvrage avait été précédé d'un autre panégyrique ^iVapo/éon-/e-6rranâ et à Marie-Louise^ et l'on eut dit que le poëte avait désormais voué sa muse exclusivement à la famille impériale, s'il n'eût publié dans la même année une ode intitulée nV/nWon, et un poëme sur l'incrédulité où le peu d'imagination et le manque totale de logique n'empêchèrent pas qu'on rendit justice au brillant du coloris et à l'élévation de la
En 1815, il publia encore un poëme sur la vaccine, et un autre sur les derniers moments du Chevalier Bayard, couronnés l'un et l'autre par Finstitut.
Depuis lors Mr. Soumet a cru devoir aborder un genre plus élevé, et certainement ses succès dramatiques justifient son audace ; aux poësies fugitives, aux honneurs de VAlmanac des Muses ont succédé de graves conceptions et des éditions brillantes par le luxe t3rpographique.
Félicitons également Mr. Soumet de llieureuse révolution opérée entièrement dans l'homme politique. Une oraison frmebre deLouisXVî, doit faire oublier l'idolâtrie vouée à Napoléon vivant; et s'il est vrai que cet adorateur des faux Dieux ait autrefois donné le nom de nouveau Messie au fils de l'usurpateur, voici certainement une profession de foi qui ne laisse aucun doute sur la sincérité du nouveau converti : " Amour et dévouement povr le prince
** dont ravêiiement au pouvoir mprême^ ralliant toui les partit^ *^ réunissant tous les intérêts, affermissant le trône sur les bases de " la félicité publique, ressemble à une victoire de son fils *^
Le franc Pârleuk.