CONTAGION DES CONVULSIONS PARMI LES ENFANTS
« Il y a une nourrice dans un village à douze lieues de Paris qui élevait quatre ou cinq petits enfants. Comme elle voyait qu'ils ne profitaient point, et qu'ils dépérissaient tous les jours, elle les a tous mis sous la protection de M. Paris. Elle n'est point venue à Saint-Médard. Elle a
i Tomell, p. S3.
2 Lettre r% p. 8.
3 Voir à l'appendice (pièces A et B) le récit d'une épidémie observée parmi des enfants en Hollande, et celui du rôle joué par des enfants dans des scènes de sorcellerie en Suède.
seulement fait dire dans son pays des messes à cette intention. Tous ses enfants ont eu des convulsions. J'ai vu un de ces enfants, qui n'avait encore que dix-huit mois, et qui les avait depuis un an..., car il y a plusieurs enfants qui ont eu des convulsions en conséquence de la dévotion de leurs parents à M. Paris '... »
CONVULSIONS DÉTERMINÉES PAR UN MOT d'un ENFANT.
L'auteur de X Histoire d'un voyage littérnire fait en France en 1733 cite à propos du chevalier Folard, dont nous parlerons bientôt, la scène suivante : a Un autre enfant de quatre ans voit un crucifix à l'opposite d'un portrait de Jansénius 5 et cet enfant, montrant avec le doigt ces portraits, dit ; Voilà deux bons amis, tombe aussitôt dans les convulsions, et ejrcile une dame et le chevalier Folard à y tomber^. » Quel pouvoir chez une créature aussi jeune : faire tomber en convulsions un vieux et savant militaire^!... Pourquoi cette convulsion n'a-t-elle pas été étudiée par les savants qui se sont occupés des convulsionnaires jansénistes? On ne la trouve, en efiiet, rapportée par aucun d'eux. Qu'on nous permette de signaler cette omission.