LE MERVEILLEUX DANS LE MÉTHODISME
le plancher, tordant ses mains et s'arrachant les cheveux ; puis elle se rekvait et jetait les bras autour d'une de ses voisines, la renversait avec violence, et, la retenant dans cette posture , elle lui demandait pourquoi elle ne criait pas. Ces interpellations avaient quelquefois lieu, ex post facto j car la pauvre femme criait déjà assez fortement, par suite des contusions douloureuses qu'elle avait reçues dans sa chute. L'assemblée se prolongea pendant plus
d'une heure avec le môme tumulte De retour à
la taverne, avec les jeunes gens que j'avais accompagnés, je demandai quels étaient les motifs qui avaient pu induire ceux qui composaient cette réunion à se conduire d'une manière si irrespectueuse et si extraordinaire : ils me répondirent avec beaucoup de gravité que leurs assemblées se tenaient toujours de la même manière, et qu'ils ne s'y plaisaient que quand l'Esprit agissait sur eux aussi puissamment. »
L'exposé de ces premiers faits démontre que les convulsionnaires méthodistes et les convulsionnaires jansénistes ont entre eux les traits de ressemblance les plus frappants. Les hurlements, les contorsions, les sauts violents, la transmission des convulsions ' se trouvent des deux côtés. Mais cette ressemblance prend un caractère plus complet encore lorsqu'on arrive aux phénomènes dont nous allons parler et qui ont été observés chez les baptistes secoueurs ou aboyeurs.
* Voir plus haut page 37i
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