‹ Le mervèilleux dans le Jansénisme, [microform] le magnétisme, le Méthodisme et le Baptisme americains, l'épidémie de Morzine, le spiritisme; recherches nouvellesChapitre 99 sur 115 · CAS EMPRUNTÉS A L HISTOIRE D OCCIDENT · texte numérisé non relu

CAS EMPRUNTÉS A L HISTOIRE D OCCIDENT

desquels M""" D... a bien voulu me donner les détails suivants :

... Je la vis avec un profond étonnement rester les yeux fixes, mais animés, s'élever peu à peu de dessus la chaise où elle était assise, étendre les bras en avant, ayant le corps penché dans cette même direction, et demeurer ainsi suspendue, sa jambe droite repliée sous elle, l'autre ne touchant à terre que par l'orteil. C'est dans cette position impossible à toute personne, dans un état naturel, que j'ai vu Victoire toutes les fois qu'elle était dans ses ravissements extatiques, alors que j'avais le bonlieur de la visiter très régulièrement deux fois par semaine. Pendant ces visites, elle avait deux ou trois extases qui duraient de dix à vingt-cinq minutes. Je l'ai vue dans cet état plus de mille fois, surtout pendant les premières années de notre liaison (i).

M. Brown-Séquard raconte qu'en i85i, il fut témoin d'un cas d'extase chez une jeune fille qui, tous les dimanches, à huit heures du matin, montait sur le bord arrondi et lisse de son lit, et y restait toute droite sur la pointe des pieds, jusqu'à huit heures du soir, dans l'attitude de la prière, la tète renversée en arrière.

(1) Cette femme et sa fille, qui coucliait avec elle, prétendaient qu'elle était souvent, la nuit, transportée soit sur le toit des maisons voisines, soit dans le torrent d'Ouvèze, d'où la même force invisible la ramenait toute mouillée •dans son lit.

Chardeldit (i) avoir entendu, il y a quelques années, à Paris, dans une réunion mystique, une somnambule de quatorze ans déclarer, au milieu d'un salon, que le ciel était ouvert à ses yeux, et annoncer que, Pâques avenant, la ferveur de ses prières rélèverait et la soutiendrait en Vair, entre le parquet et le plafond. « On sent bien, ajoute-t-il, que le miracle ne s'accomplit pas; mais la jeune fille, dont la foi se trouvait ainsi déçue, faillit devenir folle. »

M. de Mirville va plus loin et il affirme (2) avoir vu dans un salon magnétique très avancé « des somnambules voler autour des lustres ».

Voici enfin d'autres faits que je trouve dans des compilations, sans indication sutTisante de sources, mais que je cite pour montrer que le phénomène s'est reproduit dans les circonstances les plus diverses.

Saint Paulin atteste avoir vu, de ses yeux, un possédé marcher la tète en bas contre la voûte d'une église.

MoUer rapporte qu'en 1626, deux pasteurs protestants étaient auprès d'une femme malade couchée dans son lit lorsqu'ils la virent bondir,

(1) Essais de rsychologie physiologique, 1844, p. 293.

(2) Des Esprits, 1858, p. 301.

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