‹ Le message de la théosophie; recueil de pensées secourables appropriées à l'heure actuelleChapitre 5 sur 16 · TROIS GRANDES IDEES · texte numérisé non relu

TROIS GRANDES IDEES

Parmi les nombreuses idées énoncées par l'intermédiaire du Mouvement Théosophique il s'en trouve trois qu'on ne devrait jamais perdre de vue. C'est la pensée, non pas la parole, qui gouverne en réalité le monde. Donc, si ces trois idées sont bonnes, il faut les réénoncer toutes les fois qu'elles tombent dans l'oubli.

La première idée est: qu'il existe une grande Cause — dans le sens d'entreprise — appelée la Cause de la Perfection Sublime et de la Fraternité Humaine, qui s'appuie sur l'unité essentielle de la famille humaine entière. Cette Cause est une possibilité parce que l'acquisition de la perfection et la réalisation de la fraternité sur tous les plans de l'être sont une même chose.

La seconde idée est: que l'homme est un être capable d'atteindre à la perfection, à la hauteur de la Déité, parce qu'il est lui-même Dieu in-

carné. Cette noble doctrine était dans l'esprit de Jésus quand il disait que nous devons être parfaits comme notre Père qui est aux Cieux. C'est Tidée de la perfectibilité humaine, et elle détruira la théorie monstrueuse du péché originel qui s'est imposée aux nations chrétiennes de l'Occident, les tenant dans l'assujettissement mental depuis des siècles.

La troisième idée est l'illustration, la démonstration et le haut résultat des deux précédentes: à savoir que les Grands Assistants de l'humanité — ceux qui ont atteint le plus haut degré de perfection que comportent cette période d'évolution et ce système solaire — sont des faits véritables et vivants, non pas des abstractions froides et éloignées. Ils sont, comme le disait si souvent notre chère vieille Madame H. P. Blavatsky, des hommes vivants. Ces Grands Assistants, en tant que faits vivants et que hauts idéaux rempliront l'âme d'espoir et aideront eux-mêmes tous ceux qui désirent élever la race humaine.

N'oublions pas ces trois grandes idées!

La Théosophie est cet océan de savoir qui s'étend d'un rivage à l'autre de l'évolution des êtres sensitifs: insondable dans ses profondeurs elle demande aux plus hauts esprits l'exercice de toute leur capacité, et pourtant elle est si peu profond au bord du rivage, qu'elle ne dépasse pas l'entendement d'un enfant. Bien qu'elle contienne le terme "Dieu," et puisse donc paraître à première vue n'embrasser que la religion, elle ne néglige point la science, car elle est la science des sciences, et en conséquence a été nommée la Religion-Sagesse. Embrassant à la fois ce qui est scientifique et ce qui est religieux, la Théosophie est une religion scientifique et une science religieuse.

La Théosophie n'énonce aucune éthique nouvelle, elle déclare que la véritable éthique est éternellement la même.

La Théosophie n'est point un credo, mais une vie nouvelle à être vécue.

La Théosophie n'exige pas que Ton se sépare de la famille ni des affaires, mais elle exige que Ton consacre sa vie et ses énergies au bien de ses semblables. Tant que nous vivrons parmi eux nous trouverons, sous une forme ou sous une autre, des occasions pour nous dévouer à leur service.

C'est la croyance universelle de l'humanité que l'homme a une âme immortelle. La Théosophie enseigne qu'il est une âme; et en outre que la nature entière est sensible: que tous les objets ainsi que l'homme ne sont pas de simples composés d'atomes assemblés fortuitement, sans l'intervention d'aucune loi d'évolution; mais, au contraire, que tout, jusqu'au moindre atome, n'est qu'âme et esprit, évoluant selon la loi qui

est inhérente au tout. Bref, la Théosophie enseigne, de même que les anciens, que le cours de révolution n'est rien autre que le drame de Tâme, et que "la nature n'existe que pour fournir de l'expérience à l'âme."

La Théosophie est un appel à travailler pour la race, non pour soi. Elle demande que nous apportons à l'Orient et à l'Occident les doctrines qui affectent le plus la conduite humaine, les relations entre les hommes, et opéreront le plus effectivement la formation d'une vraie Fraternité Universelle. Nous devons suivre ce programme et fournir aussi au monde un système DE PHILOSOPHIE QUI SERVIRA DE BASE

solide et logique À l' éthique: système que l'on ne peut trouver que chez ceux auquels j'ai déjà fait allusion [c'est-à-dire les Maîtres de la Théosophie: les Grands Assistants de l'humanité]. On ne peut trouver aucune base à l'éthique dans les phénomènes, parce qu'on peut apprendre à accomplir les choses les plus

merveilleuses à l'aide des forces occultes, et néanmoins être en même temps le pire des hommes.

Les doctrines fondamentales de la Théosophie ne nous profiteront que si nous les réalisons dans notre vie quotidienne. Au fur et à mesure qu'elles se réalisent ainsi, elles deviennent des vérités vivantes et efficaces, ce qui est toute autre chose que des expressions purement intellectuelles de doctrine.

Notre philosophie de la vie est un grand tout, dont chaque partie est nécessaire et cadre avec toute autre partie. Chacune de ses doctrines peut et doit être réalisée en son entier. Il en est de même de son application éthique. Si elle est en conflit avec de vieilles opinions, il faut se débarrasser de celles-ci. Elle ne peut jamais être en conflit avec la vraie moralité.

Il faut chercher à se pénétrer de l'esprit de la Théosophie, et à appliquer sincèrement ses principes à la vie et aux actes de la vie. De cette manière une Théosophie machinale, qui conduit inévitablement, — comme en maints cas elle Ta déjà fait, — à la négation de la fraternité, sera impossible, et à sa place nous aurons une Théosophie vivante et actuelle.

Du fait que nous travaillons aujourd'hui dans le Mouvement Théosophique il s'ensuit que nous l'avons fait dans d'autres vies précédentes, que nous le ferons dans d'autres à venir, et, ce qui est de la plus haute importance, que ceux qui y travaillent à côté de nous maintenant, se réincarneront dans notre compagnie à notre prochaine renaissance.

Madame Blavatsky a apporté de nouveau à l'Occident la connaissance concernant l'homme, sa nature et sa destinée.

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