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iS% LES DITS DE GBIMNin.
au moins quelques-uns des anciens poëmes norrains, lesquels, jusque-là, s'étaient encore conservés, et transmis par la tradition orale. Mais la religion du Christ ne tarda pas à étendre également son empire jusque sur rislande, et à y proscrire également la poésie mythologique, qui avait trouvé, pour quelque temps, cornm^ un refuge assuré, dans cette île lointaine. L'Évangile fut adopté par le peuple islandais, dans l'assemblée gêné-* raie (althing)^ tenue en Tan 1000 de notre ère. Dès lors le peuple n'apprit plus par cœur les anciens chants mythologiques, et les skaldes ne voulurent ou n'osèrent plus chanter les dieux et les traditions du paganisme Scandinave. Cependant les skaldes païens, et même les skaldes chrétiens, trouvèrent encore des occasions, rares il est vrai , de traiter des sujets mythologiques. Le skalde Thiodolf, de Hvîn en Norvège, qui vécut, vers la fin du neuvième siècle, à la cour de Haralld beau de cheveux, chanta, dans sa composition intitulée La Longue d* automne (Haust-lông), la lutte entre Tase Thôr et l'iotne Hrungnir, ainsi que la mise à mort de l'iotne Tkiassi, le ravisseur d'Idunn, Le skalde chrétien MUfj fils de Gudrune, qui vécut en Norvège au dixième siècle, composa, entre autres poëmes, une Drapée (Drapa, ornementée) intitulée La Drapée de Ikôr (Thôrs drapa), dans laquelle il chanta diiférentes actions mythologiques du dieu Thôr. Le skalde islandais Uîfjjih d'Uggij qui vécut au dixième siècle, composa la Drapée de la Maison (Hûsdrapa), dans laquelle il