‹ Le message de Skirnir et les Dits de Grimnir = Skirnisför-Grimnismâl: poëmesChapitre 117 sur 166 · Voy. La Fascination de Gu^fi, p · texte numérisé non relu

Voy. La Fascination de Gu^fi, p

SOO LES DITS DE GRiMISIR.

beattamp stichanU (hundvùfj sachant cent choses). Il avait, en outre, d'après la tradition, enlevé aux lotnes, par une ruse (voy. p. 304), le breuvage précieux qui avait la propriété magique d'exciter, d'élever et d'agrandir les facultés intellectuelles de ceux qui en buvaient, et de leur communiquer le don de la poésie, laquelle, dans l'antiquité, était considérée comme la source de la sagesse, du savoir, de la prévision, et de la prophétie. Ensuite Odinn^ disait-on, buvait, tous les jours, de ce breuvage merveilleux, avec son amante Saga^ la déesse de la tradition (voy, p. 265). De cette manière Odinn était instruit dans ce qu'on appelait les nmes (sansc. çravana, audition, tradition; norr. rûna, tradition mystérieuse); et il y avait des runes ou traditions secrètes que lui seul était censé connaître. De plus, d'après la mythologie, Odinn voyageait dans tous les mondes, et se mesurait avec les personnages qui passaient pour être les plus instruits (voy. Vc^thrvdnismâl)^ et pour les meilleurs magiciens (Jiôlkunnigr, beaucoup sachant). D'ailleurs , les deux corbeaux d' Odinn lui apportaient , chaque soir , des nouvelles de ce qui se passait dans les différents mondes, surtout les nouvelles concernant les entreprises guerrières des héros et des rois. Quant à la science des choses de l'avenir, Odinn l'avait apprise par les Visions de la Louve (Vôluspâ); il avait, en outre, près de lui un oracle , qu'il pouvait consulter dans les circonstances difficiles et périlleuses; cet oracle était la tête de Mimir^ l'iotne

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