‹ Le message de Skirnir et les Dits de Grimnir = Skirnisför-Grimnismâl: poëmesChapitre 121 sur 166 · I. INTRODUCTION · texte numérisé non relu

I. INTRODUCTION

Agnarr^ et furriva de cette: manière au pouvoir. U régna dix aim, eut un fils qui portlût iion->seulemeiit;Ie.]s6m de 60U oncle Agnarr,. maia avait aussi son! caractère. Geirrodry qui avait supplanté son frère Agnàrr, mourut subitement, d'une manière tragique, et il eut pour suc-* cesseur son fils Agnaarr, qui était, en quelque sorte, son oncle restauré sur le trône. Telles paraÛBsent êtreT les données historiqtiesy auxquelles s'est rattaché ensuite, le mythe, de GréHnir que voici :

2) L'Antiquité attribuait le bonheur et ie malheur des hommeB à, la protection ou i^la désaffection des dieux qu'ils adoraient. L^s révolutions dynastiques étaient également . attribuées à Taction des divinités, adorées par les princes. On. cïoyait que telle divinité était douée d'une puissance sup^ieUre, et donnait à ses adorateurs la victoire sur ceux, qui rendaient le culte à une divinité douée d'une puissance inférieure. LeK révolutions dynastiques paraissaient donc aussi dépendre de la victonre remportée par les divinités, les unes sur les autres. Parmi les descendants de Hrëdy les uns, tels que Oeirrôdrj adoraient de préférence le dieu Oditm; les autres, tels que Agnarr^ préféraient le ciulté de la déesse Frigg^ l'épouse d'Odinn. On cifoyait, d'après cela, pouvoir expliquer Tavénement au trône de Oeirr'ôAry à la place de son frère aîné Agnarry par la considération que Odmn, le protecteur- de CMrroâary avait remporté la victoire sur Frigg, protectrice d'Agnarr, et que celleci, dans la suite, avait ptis sa revanche, en amenant la

mort tragique dô Geirr^dr, 6t en faisant arriver au pou* vmr le jeune Agnarr^ qui était comme la renmBè<mce de son oncle Agnarry Tadorateur et le protégé de Frigg. Cette manière de s'expliquer des faits, originairement réels ou historiques, engendra dans la suite un mythe, où la fiction se mêla à la réalité; mythe hase, tout d'abord^ sur la mjanière dont on se figurait que la rivalité, admise en mythologie, entre Odinn et Frigg, prit naissance, et a dû se manifester de plus en plus. Pour montrer» cette rivalité en: action, on s'imaginait qu'un jour Oêirm^tF^igg se glori&hrent^ l'un devant l'autre, de la supériorité de leur puissance pour donner le bonheur et lé succès à leurs adorateurs. Étant en désaccord sur ce point, les deux divinités résolurent de prouver, chacune, sa supériorité contestée par Tautre, en exerçant sa protection sur l'un des deux fils de Hrodung, Odinn sur Oeirrôdr, et Frigg sur Agnarr, et devoir ensuite lequel de ces deux protégés mènerait la vie la plus heureuse. Ce défi mutuel étant accepté par l'une et l'autre divinité, elles prirent des mesures pour que Oeirrodr et Agnarr, sans qu'ils s'en doutassent , reçussent d'Odmn et de Frigg y déguisés sous des formes humaines, Finstruction, les conseils, et l'éducation qni devaient leur assurer le succès, le bonheur, et la supériorité dans la vie. Voilà pourquoi , lorsque Oéirr'ôd/r eut dix ans et Agno^rr neuf ans, Odinn et Frigg, pour faire leur preuve,- convinrent de mettre à profit l'hiver, qui allait commencer. L'hiver était, en effet, la saison pen-

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