‹ Le message de Skirnir et les Dits de Grimnir = Skirnisför-Grimnismâl: poëmesChapitre 123 sur 166 · I. INTRODUCTION · texte numérisé non relu

I. INTRODUCTION

infernal). Ce conseil fat suivi par le nourrisson .d'O* dinn. Lorsque rembarcation des princes, poussée par un vent favorable donné par le dieu dés vents Odinrij abordst, au pays de leur père^ GevrrSdvy s'étant t^Uix h l'avant du bateau, sauta sur la plage, repoussa du pied dans la m^ cette embarcation, où se trouvait encore son bèjs^ Agnarty et pi^ononça la foridule que lui avait enseignée son père nourricier. Agnarty resté djEins: son bateau, fut poussé vers le Hord dans l'île de la géante Smylj qui le retint, et Tépousa dans la suite. Geirrodr^ ayant débarqué, remonta le pays, et rentra au manoir paternel, où il fut d'autant mieu!x accXieilli qu'on l'avait cru perdu avec. son frère. Comme son père Hrocitin^ était alors décédé, et que son frère aîné Ag^tirr ne reparaissait pas, Geirrodr fut, à sa place, cl^^isi roi du pays, et y devint un homme puissant et considéré.

Le s<Mrt malheureux à'Agnarr, le protégé de Fngfff et le sort heureux de Geirrodr ^ le protégé àlOdhan^ semblèrent prouver, jusqu'ici, que le Pieu était, plus que la Déesse, en état d'assurer le succès, le bonheur, et la. supériorité, à ses. adorateurs et protégés, Fri^g était vaincue par Odirm.Jje droit et la justice, dans la personne à^Agr^rr^ étaient vaincus par l'injustice, U ruse, et la perfidie, daiis la personne de Geirrodr. Mais, à la fin, le coupable devait être puni, la justice être rétablie, et Frigg prendre sa revanche sur Odinn. C'est ce que la tradition mytho-épique raconte dans la se-

â^O LES DITS DE GRIMNIR.

coude partie de Thistoire de Gf^îrrddrj tranëfermée en mythe.

Dix ans s'étaient passés depuis que Geirrddr lut arrivé' au pouvoir; il avait un fils, âgé de neuf ans, qui, pai* son ca3*actère et ses qualités, ressemblait k son oncle 'AgndrTj dont il portait le nom, et dont il était , e<Mnme on croyait et comme en disait, la renaisêonce (itr-borinn). Odinn et ^r;^^ étaient assis, à l'approche de rhiver, dans la CSiauminecmx portes (EQîdèkfalf), qui est le point le plus élevé des demeures célestes, et d'où l'on a vue sur toutes les parties du monde. Odmnj apercevant le frère de GeirrQdr, Agnarr^ dans son île, avee sa» femme, la géante Sm^l^ et ses enfante, dit, en trionq>hant^ à SHgg: « Voîs*tu Agnarr^ ton nourrisson, «où il procréé ses enfants avec la géante, dane cet «antre? tandis q\XQ Geirrôdr, mon nourrisson, est roi, et « se repose maintenant dans son pays. » Alors Frigg jugea que le monieiit était arrivé pour prendre sa revanche sur Odinriy pour tirer vengeance de l'injustice commise à l'égsird de son protégé AgnaiT^ pour causer la perte de Geirrddrj et pour prouver ainsi, en défini-» tive, que Iaju6;tice doit, à la fin, avoir le dessus sur l'injustice. Dans les mœurs et les religions du paganisme, lès moyens injuETtes, p<t>ur arriver, par la ruse et le mensonge,- à tirer vengeance d'.une injustice, ou de ce qu'on croyait telle, passaient pour légitimes. Aussi la tradi* tion mytho^épique n'art-elle pas hésité à représenter la déesse Frigg , comme usant du mensonge et de la ca-

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