Voy. La Faseinaison de Galfi, p
sans dire qui l'envoyait, prévenir le roi de se mettre en garde contre un étranger qui se nommerait Orimnir (Déguisé), qui serait vêtu, à la façon des hommes de crible, d'une pelisse noire, et qui viendrait avec l'intention cachée de faire des maléfices à ce roi.
Le chef des A$es Odmn^ par suite de sa nature divine et de sa science surnaturelle , exerçait sur toutes les créatures, et suirtout sur les êtres les plus sag^ces par instinct, tels que les chiens, un pouvoir magique tel, qu'en sa présence ces êtres reconnaissaient en lui le dieu , et éprouvaient une crainte secrète. Aussi les chiens de garde les plus féroces n'osaient-ils s'attaquer à Odinn comme au3( autres étrangers. C'çst pourquoi, pour ne pas donner à Geirrodr le soupçon que Orimnir ^ devant lequel les chiens de garde se retireraient avec crainte, pourrait bien être un dieu, Friffg^ usant d'un seoond. moyen perfide et mensonger, chargea encore FuUa de dire au roi, que l'hôte, nommé Orimnir, était un si dangereux magicien , que ses maléfices s'exerceraient même sur les chiens les plus féroces, en leur inspirant des craintes qui les éloigneraient.
Quand Oeirrddr vit arriver chez lui un étranger habillé d'une pelisse noire, qui se donnait le nom de Orimnir, et devant lequel les chiens de garde se retiraient avec crainte, il comprit que c'était là le dangereux magicien qu'on lui avait signalé , et contre les maléfices duquel on l'avait prévenu de se mettre en garde. Les lois de l'hospitalité exigeaient qu'avant d'interroger les