T. COMMENTAIRE
dans ce Séjour. Les noms de TerreuaR et Argileux^ ces fils iotniques dn Hrimthurse Présage de tombeau y désignent des serpents habitant dans des tombeaux ou dans des trous argileux de la terre. Les noms de Dos-gris et Peaurgrise indiquent la couleur des serpents du Séjour des lotneis. Le nom de FlanAofnt désigne le serpent comme personnification àxifeu; et A$sofupissant est le nom du serpent assoupissant ou fascinant par son regard (cf. 6aW2t9c). Tous ces noms de serpent, purement épiques, n'ont ici aucune signification syinioZtjt(« particulière; ils sont imaginés par analogie avec d'autres noms de serpent semblables, et figurent ici seulement pour désigner des serpents destructeurs ou rongeurs, en général. Bien que la strophe ne cite que quelques noms, elle ajoute cependant que ces serpents sont plus nombreux que ne le pensent les ignorants , qui sont appelés ici des singes ^ c'est-à-dire des êtres à figure humaine, dénués de raison et de jugement.
40. Cette strophe n'énonce pas un mythe, mais une observation générale sur les souffirances de Tarbre de vie : elle cite trois exemples de ces souffi^nees. Grimnir dit, d'abord, que le Cerf broute cet arbre d en haut, faisant allusion au mythe du cerî EUdhymirj que, par erreur, on s'imaginait placé auprès du Frêne d'Yggdrch stU (voy. p. 282). Ensuite, il dit que cet arbre pourrit au côté, d'après l'énoncé d'un mjrthe peu explicite, qui parle de cet endommagement , et ajoute que, pour re-
médier à cette pourriture, les Nomes Viçrseiit dur les flancs de l'arbre l'eau sacrée et salutaire, puisée dans la Fontaine d'Urd (voj. FciscinaJtijon, p. 233). Snfin, il dit que le dragon IgnobU-Frappewr ^ dont il%a djs^k été question (voj. p» 290), entame l'arbre d'en bas,
Grimnir avait fait connaître, dans cette, quatrième journée, des^noms et des particularités iiuytliologiques entièrement inconnus aux simples mortels;, de Storte que ses paroles auraient dû faire deviner quecelui.qui les connaissait était au moins un être divin. Cependant il ne parvint pas encore à se faire reconnaître. U cour tinue donc son exposé le lendemain, dans la cinquième journée.
V» Journée. Dits de Ghrimnir.
41. De mêmeque, chez les peuples goths, le$ Femme$ victimaires étaient attachées au sanctuaire du dieu de la guerre, et portaient, en cette qualité, le nom de Conseillères du Sanctuaire (alhi-runas),. de mSme les VaUeyrieSy qui sont la copie mythologique des Alhirunes historiques, étaient attachées au sanctuaire céleste (la Halle*des-Occis), et au service d'Odinn, le dieu des Combats (voy. Fcucinatiorijip. 298 et suiv.). Ensuite;, de n^^me que les Alhirunes, comme Prêtresses-Yictimaires, d^ir sissaienty parmi les prisonniers de guerre, ceux qui devaient être sacrifiés ou consacrés au service du ' dieu de la guerre, aru ciel, de même les Valkyries choisis-