V. COMMENTAFRE
dans 6a lutte contre les Unes (lotnes), les Gètes, toutes les fois qu'il y avait un orage, c'est-à-^ire une lutte entre ce dieu et ses ennemis, dirigeaient leurs flèches contre les démons, c'est-à-dire sur les nuages, dont ces démons Youlaient s'emparer, pour les dévorer, et empêcher ainsi l'action fécondante de l'orage (cf. Hérodote, IV, 94). Autre exemple : Pour empêcher et retarder la confection du navire iôtnique appelé Naglfari (Navire d'ongles), que les lotnes, ces ennemies des dieux et des hommes, préparaient pour aller attaquer la terre et le ciel, les Scandinaves avaient l'habitude de couper aux trépassés les ongles, dont ces ennemis se seraient emparés, à ce qu'on croyait, pour construire leur navire d'ongles. D'un autre cdté, les Scandinaves contribuèrent à la confection du soulier épais deVidarr (voy. p. 273), que ce dieu devait chausser pour vaincre le loup.de Fenrir. A cet effet ils livrèrent, en les consacrant aux dieux, les rognures provenant des découpures qu'ils avaient alcn*s coutume de foire à la pointe et au talon de leurs chaussures (voy. Fmdnatiùny p^ 280). De la même' manière , et pour le même motif, les hommes peuvent venir en aide aux Ases, et en particulier à' I/Z^ur^ en adlumant, à l'approche de l'hiver, le feu sous les chaudrons, où ils brassent leur bière et cuisent leurs aliments. Aussi celui qui, le premier, à l'approche de Phiver, sus^ pend le chaudron au*dessus du feii) a la £aveur d'Ullur et de tons les dieux. Oàr, si l'on décrochait^ dans cette ssMon, tons les chaudxons, ou si l'on n'allumait pas le
feUf le froid augmenterait la glace, et rendrait ainsi accessibles, ou ouverts aux Ratdes-d&^ivrey les séjours des hommes, qui se trouvent autour de l'Enclos des Ases.
47. Dans les mythologies, les choses et individus terrestres sont représentés comme des imitations ou reproductions faibles des choses et individus célestes^ qui sont en quelque sorte leurs types et leurs idéaux. Aussi les fneiUeures choses, de toute la création, sont censées se trouver au ciek C'est ainsi que le meilleur des navires est le navire Bûehe^euillée, qui a été fabriqué^ pour l'illustre Fr^, par des dvergs les^b d'Ivald (voy. p< 147) . Le meilleur des arbres est le IVine d*Yggdras%U (voy. p. 287). Le plus puissant des Ases est Odinn au ciel. Le meilleur des chevaux est OUssani, le cheval d'Odina (voy. Fascination, p. 314). Le meilleur des ponts est au ciel; c'est l'aro-en-eiel appelé Fcn'é^em&Iotonto (BifirOst, voy. p. 128). Le meilleur des faucons est celui qui appartient, sans doute, à Odimij le meilleur des |chas« seurs (voy. p. 66); il est nommé Hautebraiej parce que des plumes lui couvrent, en guise de hraie, ses longues jambes. Par imitation du ciel, l'Enfer possède aussi quelques types, parfaits. Ainsi, le plus terrible des chiens est Hurleur (Qtaimr) , le chien gardant l'entrée du passage appelé Badtes-ahrupteê (Onipahellir), qui conduit à la QriUê-des'ilorts (Nfigrindur), ou à la porte du Séjour de Hel (voy. PoSêmss islandais, p. 235).
Grimnir, malgré les indices assez explicites, renfer-