‹ Le message de Skirnir et les Dits de Grimnir = Skirnisför-Grimnismâl: poëmesChapitre 50 sur 166 · III. NOTES PHILOLOGIQUES ET CRITIQUES · texte numérisé non relu

III. NOTES PHILOLOGIQUES ET CRITIQUES

trouve le mot /ara (aller en mission), est plus ancien, et par conséquent plus authentique que le titre de Skimis mal (Dits de Skimir) ; il provient probablement de Tauteur lui-même (voy. p. 185). Le titre de Skimis mal se fonde sur la distinction qu'on a établie, postérieurement| entre les poëmes considérés comme des mâZ (discours) et les poëmes considérés comme des kvidur (récits ; voy. Les Chants de Sol, p. 27-30).

2. Einn dag se trouve dans le manuscrit numéroté 743. Cette leçon est ancienne, parce qu'elle tient à la forme épique ordinaire des récits ; elle a été retranchée sans raison dans les autres manuscrits.

3. Je lis, avec G. Pauli, UPP-ns^w, au lieu du verbe simple ristuj d'abord, parce que wpp ristu est la locution épique ordinaire, qui se trouve, par exemple, dans Volundar'-Kvida, 37, et, ensuite, parce qu'il faut une lettre allitérante correspondante, qui réponde à la lettre allitérante principale placée dans ok. La conjonction okj n'étant pas accentuée, ne renferme pas, ordinairement, de lettre allitérante; mais, ici, elle est accentuée, et par conséquent elle a pu entrer dans l'allitération.

4. Au lieu de la leçon ajl (oncle, aïeul), qui ne présente pas de sens convenable, il faut lire arji (héritier), qui, dans les copies, s'est changé, par erreur, en afi (voy. Sveinbiôrn Egilsson : Lexicon poeticvm, s. v. Afi). L'erreur provient de ce que, dans certains manuscrits, ar était écrit, probablement, par un a suivi d'un crochet.

5. Skimir kvaib. De même qu'avant de commencer le chant, le poëte on le chanteur avait l'habitude d'expliquer, par quelques mots d'introduction, le sujet et la situation des personnages du poëme (voy. p. 104), de même aussi , quand le poëme avait la forme de dialogue, il indiquait chaque fois, par les mots tel dit, la personne qui allait parler. Dans les épopées de llnde, le récit de chaque personne ou les paroles qu'elle va prononcer sont introduites par les mots tel dit (sansc. ouvatcha) , qui ne font pas partie intégrante du vers , comme cela a lieu dans Homère. Je rétablis donc dans le texte , d'après plusieurs manuscrits , l'ancienne formule épique de Skimir kvab. H est vrai que , dans la suite, comme cela s'est fait aussi dans notre poésie dramatique, on s'est borné à citer seulement le nom de la personne qui allait parler, sans qu'on y ait ajouté le mot dit.

6. Le verbe sitia (être assis) régit quelquefois l'accusatif, quand il signifie aasister hune chose; ainsi eitia hrudkaup signifie OAsister h des fiançailles. Mais on ne saurait dire sitia sali (assister à des salles), pour être assis dans les salles. C'est pourquoi, au lieu de endlanga sali y je propose de lire Endlanga «aZî (rester assis dans la salle nommée Endlang). Endlanga est le locatif de Endlangiy et c'est la forme faihUy comme cela se voit souvent dans des mots composés. K sol % correspond r'ânnum î (voy. strophe XIV).

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