Taras vendi — ; «ondr désigne la baguette, et, par
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catachrèee, tout instrument serrant à frapper, particulièrement Tépée, la brette. Le mot composé Tams v'ôndr (l*épée de rAccoutumé), d'après sa composition grammaticale, ne peut pas signifier Vêpie dompi/rieey comme on Ta traduit. Pour avoir ce sens, il aurait fallu employer une forme dérivée du verbe temia (accoutumer, dompter), telle que, par exemple, temia vdndr: Tarn» vondr ne peut signifier que épée qui appartient à Tamr (Accoutumé, Dompté, Apprivoisé, Doux, qui est un nom épithétique de Freyr; cf. blidr). Peut-être Tamr est l'épithète abrégée de Vigtamr (Accoutumé au combat), ou de Sigtamr (Accoutumé à la victoire), par laquelle on a bien pu désigner Freyr, comme dieu du combat ou comme Sanglier y c'est-à-dire comme héros ou combattant (cf. sansc. varâJias, verrat, et gr. héros , sanglier, combattant, héros; voy. Su/r F Origine et la Signification du nom de Franc, p. 21).
13. Le vers â ^k hotvetna stari ne &it que dire, d'une manière plus générale, ce qui est exprimé, dans le vers précédent, d'une manière plus précise. Il a donc l'air d'être une interpolation. Cependant, comme dans les formules de conjuration des poésies du Nord, comme, en général, dans le style des menaces, on aime répéter la même idée sous plusieurs formes presque semblables, afin d'y insister par l'accumulation, ce vers, qui n'est qu'une répétition ou tautologie quant au sens, pourrait encore être justifié ou admis comme authentique. Mais les raisons suivantes nous font croire qu'il a été introduit
dans le texte par interpolation; en effet, 1^ il semble n'être qu'une note exégétique ou glose « introduite dans le texte, pour expliquer que Hrimmr hari est une synecdoque, le particulier pour le général, et doit désigner la stupeur de t<ms les lotnes ; 2® ce verâ est de trop dans la composition ordinaire de la strophe ; 3^ il n'y a pas, dans â^k hotvetna sta/rij des mots alUtérantSy comme l'exige la règle du vers.
14. Vorhr mèh gvhum ne peut pas ici désigner HeiradaUr^ appelé vorh' goba (gardien des dieux, voy. Grimnismâl^ 13), mais doit désigner Fenris-ulfr, qui est enchaîné auprès des dieux. Le Loup de Fenrir est appelé vorbr (gardien), sans doute parce qu'il était, dans l'origine, avant d'être enchaîné par les Ases, le gardien de lëtunheim, comme Heimdallr était le gardien de Asgardr. Peut-être vorhr doit-il être pris dans la signification ordinaire de garde (surveillance), et dans le sens concret de garde (objet ou individu gardé). En effet, le Loup de Fenrir était bien gardé auprès des dieux, parce que le moment de sa délivrance devait être le temps précurseur de la destruction de* toutes choses, dieux, ciel et terre. Peut-être aussi vorhr est mis pour varidr (gardé) ou vardudr (gardé), ou peutêtre même faut-il lire vargr (loup) au lieu de vorhr. Le Loup de Fenrir, par cela même qu'il passait pour le précurseur de la fin de l'univers, avait une réputation terrible, dans toutes les parties de l'univers^ et c'est pourquoi il est dit qu'il étsiiivihkunnr (renommé au loin).