IV. TRADUCTION DU POÈME
15. Pour restituer, au troisième vers, les deux mots allitérants, il faut, je crois, lire Alfar^ au lieu de èialfir.
16. Le verbe âma, qui dérive de âr (envoyé, messager, négociateur), signifie faire œuvre de messager et de négociateur, par conséquent se transporter dans un endroit pour y négocier une affaire. Ici le verbe âma signifie à la fois aller et négocier; et, d'après ce qu'on appelle un cas d'attraction, le verbe âmap construit avec l'accusatif de l'endroit (lotunheima), signifie, non-seulement, se transporter dans les séjours des lotnes, mais encore, comme s'il y avait le locatif de l'endroit, y négocier (ârna i I^tunheimum) une affaire. Il eût été sans doute plus convenable d'insister moins sur Valler que sur \^ négociation y et dédire i lôtunheimum, puisque la négociation dans ce séjour implique, ou suppose comme condition, qu'on se transporte dans ce séjour.