‹ Le message de Skirnir et les Dits de Grimnir = Skirnisför-Grimnismâl: poëmesChapitre 54 sur 166 · IV. TRADUCTION DU POEME · texte numérisé non relu

IV. TRADUCTION DU POEME

Freyr, le fils de Ni^rdr, s'était assis, un jour, dans la Chaumine'attx-PorteSf et portait ses regarda dans tous leê Séjours. Il porta ses regards dans les Séjours-deslotnes, et y vit une belle jeune fille, lorsqu'elle allait

de la demeure de son père à son appartement. Il en conçut de grands chagrins de cœur.

Skîrnir était le nom du garçon-de-chaussure de Freyr. Nîôrdr le chargea d'engager Preyr à une déclaration ; alors

Skadi dit :

«Léve-toî, sur Theure, Skirnir! et va provoquer

€ Notre garçon à une explication, «Et lui demander contre qui ce sage

«Héritier est si fortement courroucé.»

Skibnib dit :

«A des paroles dures je m'attends auprès de votre fils,

«Quand je vais aborder ce garçon, « Et lui demander contre qui ce sage

«Héritier est si courroucé. »

Skirnib dit :

«Dis-moi ceci, Freyr, Chef de la Troupe des Dieux !

«Et je le voudrais savoir:

«Pourquoi tu es assis, solitaire, dans la salle de Continuel,

«Mon Seigneur, la journée durant.»

Freyr dit :

«Pourquoi dirais-je à toi, jeune Servant!

«La grande tristesse de mon âme?

« C'est que Rutilant des Alfes brille , toute la journée ,

«Mais non pour mon agrément.»

lY. TRADUCTION BU POËME. 93

Skibnir dit :

«Tes chagrins ne sont pas, je pense, tellement grands «Que tu ne les dises à moi, ton Servant;

«Car, ensemble, nous avons été jeunes à Taurore des

âges; « Nous pouvons bien être, tous deux, nos confidents. »

Freyb dit :

c Dans les Enclos de Gymir, j'ai vu marcher

«Une jeune fille qui m'est chère; « Ses bras reluisaient tant qu'ils éclairaient encore

«L'air entier et la mer.

« La jeune fille m'est chère comme nulle ne l'a été à aucun «Jeune homme, dans l'aurore des âges;

« Mais des Âses et des Alfes nul ne le veut «Que nous soyons, nous deux, ensemble.»

Skibnib dit :

« Donne-moi, alors, ton cheval, qui, habile, me porte «A travers le Feu-flambant vaporeux,

« Et ton épée, qui d'elle-même se brandit «Contre la race des lotnes.»

Freyr dit :

«Je te donne ce cheval, qui, habile, te porte à travers

«Le Feu*flambant vaporeux, «Et cette épée, qui d'elle-même se brandit,

«Si celui qui la tient est avisé.»

Skirnir parla au destrier :

«Il fait sombre dehors, — il est temps, pour nous deux,

je pense, de courir «Par-dessus les Monts humides, « De voler par-dessus les populations ; «Nous reviendrons ensemble, tous deux, ou tous deux

il nous saisira, « Ce trop puissant lotne. >

Skirnir chevaucha aux Séjours-des-Iotnes jusqu'aux Enclos de Gymir. Là il y avait des chiens féroces ; et ils étaient attachés devant la porte de la clôture de palis qui entourait la salle de Gerdur. Il chevaucha vers la place où un gardien de bétail était assis sur une butte, et il Taborda:

«Dis donc. Gardien ! qui es assis sur la butte,

«Et observes tous les abords, «Comment arriverai-je à Tentretien avec cette jeune fille,

«Malgré les loups de Gymir?»

Le Gardien dit :

«Es-tu voué à la mort, ou es^tu déjà trépassé,

«Pour oser ?

«Tu seras toujours exclu de l'entretien avec

« L'excellente fille de Gymir. »

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