‹ Le message de Skirnir et les Dits de Grimnir = Skirnisför-Grimnismâl: poëmesChapitre 55 sur 166 · IV. TRADUCTION DU POËME · texte numérisé non relu

IV. TRADUCTION DU POËME

Skibnih dit :

«Il est préférable, plutôt que de se lamenter,

« D'être prêt à trépasser ; «A certain jour, mon âge n'est-il pas limité,

« Et ma vie entière arrêtée ? »

Qerdub dit :

« Quel est ce bruit que j'entends, en ce moment, bruire

«Jusque sous nos toits?

«La terre en tremble, et tous les enclos de Gymir

« En sont ébranlés. »

La Servante dit :

« Dehors un homme est descendu de dessus sa montui*e ; « Il laisse son cheval pâturer à terre. »

Gerdur dit :

«Invite-le à entrer dans notre salle,

«Et à boire de cet hydromel pur, «"Bien que je soupçonne que cet homme, là dehors, soit

«Le meurtrier de mon frère.

c Qui es-tu, d'entre les Alfes, ou les Fils des Ases, .« Ou les Vanes avisés ?

«Pourquoi, tout seul, as- tu passé par-dessus le Feuredoutable «Pour visiter notre domicile?»

Skirkir dit :

«Je ne suis ni un Alfe, ni un fils des Ases,

«Ni un Vane avisé;

«Cependant, tout seul, j'ai passé par-dessus le Feu<

redoutable « Pour visiter votre domicile. »

«Je tiens ici onze pommes, toutes d'or,

«Qu'à toi, Gerdr! je pense te donifer,

« Pour acheter ton amour, afin que tu déclares que Freyr « T'est le moins désagréable des vivants. »

Gerdur dit :

« Ces onze pommes, jamais je ne les accepte,

«Pour le plaisir d'aucun homme; «Et, pour Freyr et moi, tant que notre vie dure,

« Jamais nous n'habiterons ensemble. »

Skirnir dit :

«Alors je te donne cette bague, qui a été brûlée

«Avec le jeune fils d'Odinn; «Il y en a huit, du même poids, qui en dégouttent

« Chaque neuvième nuit. »

Gerdur dit :

« Cette bague, je ne l'accepte pas, bien qu'elle fût brûlée «Avec le jeune fils d'Odinn.

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