‹ Le message de Skirnir et Les dits de Grimnir (Skirnisför--Grimnismâl): poëmes tirés de l'Edda deChapitre 134 sur 149 · III. NOTES CRITIQUES ET PHILOLOGIQUES. 23d · texte numérisé non relu

III. NOTES CRITIQUES ET PHILOLOGIQUES. 23d

pâtj et désignait, dans l'origine , un jeune noble bien habile dan» la pêche à la ligne, sur mer.

4. Geirrodr, forme plus moderne, pour Geir-raudry signifie probablement Hraudr ou Hrauda à la lance. Geirrôdvj le fils de Hraudungr (Issu de Hrauda), portait, suivant Tancien usage, le nom de son aïeul Hraudr; et pour le distinguer de son grand-père , ou par suite d'une particularité se rapportant à Tusage qu'il faisait de son javelot ou de sa lance, il fut nommé Hraudr au javelot (Q-eir-Hraudr). S'il en est ainsi , ce serait encore une preuve que Hraudr au javelot désigne, non un personnage fictif ou mythologique, mais historique, ou épique.

5. Smylj dérivé probablement de smiugl (glissante, insinuante) i semble désigner la Serpente, ou Dragonne.

Au moyen âge on se figurait l'Enfer comme la vaste gueule béante d'un dragon. Aussi chez les Slaves- Vendes, Smii (Serpent), Smiia (Serpente), Bmiila (Dragonneau) désignaient l'Enfer (voy. Gloss. de VEdda de CopenfeogTMe, p. 668;Dobrowski, Gfram. du vieux slavoriy p. 138). Dans la mythologie slave et norraine le nom de Smyl (Serpente) a pu devenir le nom d'un monstre marin ou d'une géante (gygr). Ici ce nom désigne, sans doute, la géante qui était censée habiter l'île de Smyl, aujourd'hui Sm'ôlen, dans le voisinage de Nordmoere eu Norvège (voy. Sveinbiôrn Egilsson, Lex.poetic.y s. v.).

C'est probablement dans cette île de Smyl qu'aborda Agnarr, et s'établit avec la géante qui portait le même nom que l'île qu'elle habitait.

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