III. NOTES CRITIQUES ET PHILOLOGIQUES
dit positivement que AgxuuT a présenté à Thôte non à manger, mais à boire (voy. p. 247). Cette strophe, non authentique, appartient originairement à un ancien soguliodh (voy. p. 52); elle a été insérée , postérieurement, ici dans notre poëme, soit par un skalde, qui confondait et mêlait, dans sa mémoire, le GrrimnUmâl avec ce soguliodh, soit par un copiste, qui a mis dans le texte du Grvrnrmrnâl cette strophe, qui était tirée du lôguliodhj et qui avait été mise en marge dans le matmscrît du Grrimnismâl qu'il copiait.
10. Le nom épithétique de Veratyr se compose de T$r{grec ZeuCi Ciel), qui désignait, originairement, le dieu Ciel, le dieu suprême. Désignant le dieu suprême ^ ce nom fut employé, dans la suite, pour exprimer une supériorité très-marquée, et devint à peu près synonyme de prince. Veratyr (Prince des héros) est ordinairement un des noms épithétiques d'Odinn, le chef des Troupiers-^niqvss (Einheriar); mais ce nom pourrait aussi être pris dans le sens de héros distingué; et comme Odiim ne tient pas ici à se faire cozmaître, tout d'abord, à Geirr6dr, c'est par ce nom , ayant une signification plus générale, que le dieu se désigne ici à la troisième personne. Jésus, au lieu de dire moi, se sert aussi quel- «luefois du terme àefiU de Vhomm^j à la troisième personne.
11. Cette hémistrophe est la répétition de Thémistrophe identique dans la strophe précédente. Bien
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qu'il y ait, dans lea poèmes eddiques, de ces répétitions, celle-ci cependant ne semble pas authentique. Il faudra la retrancher du texte , et ajouter la seconde hémistrophe, de la strophe dixième, à la seconde hémistrophe de la strophe neuvième, de manière à former de ces deux strophes une seule.
12. Si, comme je le crois, la leçon er ek rept vita est bonne, Tinfinitif vito dépend du verbe sous-entendo mun (je pense); et alors la phrase: que je pense savoir indique qu'il croit connaître tous les manoirs qui sont plafonnés.