I. INTRODyCTION
ebangèrent en FrcnUa (Seigneur), et R'cwî (Maîtresse). Les Gautes Scandinaves conservèrent la forme forte masculine fravù et le féminin fraviây dont dérivent les formes norraines de Freyr et de Fret/ta, Les Gotes germaniques changèrent la forme faible du masculin Pravia en Frav, Frâ et Frô, et le féminin Fi'aviâ en Frova et Frû.
Chez les peuples méridionaux de la branche gki^^ Pravia et Fraviây comme divinités présidant à Tabondance et à la fécondité , se confondirent avec d'autres divinités, qui avaient des attributions identiques ou ana< logues. C'est ainsi que Fravisj fils de Rindua (Fancien Vrindus) se confondit avec le dieu Virg-unis (Âime- Pluie), nommé plus tard Fiorg-ynuj et avec Hagunis (Â.ime-Âdresse), appelé plus tard Hœntr, La déesse Fra^ via, comme déesse de la fécondité, se confondit également avec sa mère la déesse VrindtAs, appelée plus tard Rindv/Ty et avec IVigg (Pluie), la déesse de la pluie fécondante, considérée comme la sœur et l'épouso de Fancien Vrindus. Voilà pourquoi , pendant deux ou trois siècles, le dieu Fravis et la déesse Ftaviâ ne figurent plus, sous ces noms, dans le culte des peuples méridionaux de la branche gite. Mais, au premier siècle de notre ère, des tribus gantes, revenues de la Scandinavie, s'étaient établies, sur le littoral de la Baltique, dans le voisinage de peuples slaves, qui, d'après les deux divinités mâle et femelle Vrindusj et d'après Pravy et Pravia appelés Vaines ou Vanes (Uniques,
Chefs; voy. p* 20), dont ils se disaient issus et qu'ils adoraient, s'étaient donné le nom de Vants, et plixs particulièrement celui de Vanitœ (Fils des Vanes , Wendes). Ces tribus gautes adoptèrent, de ces peuplades slaves ou vanes j le culte du dieu et de la déesse Nerthus (Vrindus), ainsi que le culte, de leur fils Pravy et de leur fille Pravia^ qu'elles nommèrent, dans leur langue, Freyr et Freyia, et auxquels, vu leur origine varie, elles donnèrent le nom épithétique de Vanes (voy. Fa>8cination de Guljl, p. 266). C'est ainsi que les peuplades Scandinaves et germaniques, issues de ces Gautes, dont les ancêtre^ méridionaux avaient abandonné autrefois le culte du dieu Fravis et de la déesse Framay reprirent, de nouveau, l'adoration de ces deux divinités, auxquelles elles donbèrent^ dans leur idiome, les noms traditionnels , sous la forme norraine de Freyr et de Freyiay et sous la forme germanique de Frav (Frô) et de FrUa. Les Scandinaves attribuaient bien , dans l'origine, la signification de Seigneur et de Dame aux noms de Freyr qï^q Freyia; iXioxBj comme ces noms, signifiant seigneur et dame, étaient réservés uniquement à ces deux divinités, ils ne les ont pas employés comme noms communs, pour désigner en général, dans les hommes et les femmes, la qualité de seigneur et de dame; et c'est pourquoi, dans la langue Scandinave ancienne, les mots. Fr^ ût Freyia étaient considérés comme des noms propres, et non comme des noms communs signifiant seigneur et dafne.