‹ Le message de Skirnir et Les dits de Grimnir (Skirnisför--Grimnismâl): poëmes tirés de l'Edda deChapitre 18 sur 149 · Niordur père de Ffeyr · texte numérisé non relu

Niordur père de Ffeyr

Les peuples primitifs considéraient le ciel comme un vaste réservoir d'eau, et la mer comme le réservoir des eaux qui tombent du ciel, et forment les sources, les rivières, les lacs, les fleuves, et TOcéan. C'est ainsi que, parmi les peuples sémitiques, les Hébreux distinguaient, dans la Genèse, les eaux supérieures ou célestes (héb. schammm, supérieurs), qu'ils nommaient cieZ, des eaux inférieures ou terrestres., qu'ils appelaient la mer (i/âm, brillant). Les peuples ïafétiques, dans l'origine, voyant que les sources et les cours d'eau étaient alimentés par les pluies tombant du ciel, en con> élurent également que les eaux terrestres provenaient toutes du ciel. Aussi, dans; ces temps primitifs, le dieu Ciel (scyth. Tivus, voy. p. 8) était-il également adoré, chez les peuples ïafétiques, comme dieu des eatix, de sorte que le nom de Varourma (Cercle) , synonyme de Svar (voy. p. 8), signifiait, à la fois, Ciel (gr. (mranos)^ etDieu des eaux et de l'Océan (sansc. Varounas), Comme les pluies et les rosées fécondantes ne tombent pas du ciel, quand il est brillant (scyth. tivus, brillant, ciel), mais communément quand il est chargé de nuages, le dieu Ciel^. en sa qualité de dieu des eaux, fut désigné, non pas par le nom de Brillant (Tivus), mais, en sa qualité de dieu de l'orage, par le nom de Aime-Pluie (scythe, Virk-unis; sansc. Farddjanias; norr. Fiôrg-ynn)^

de sorte que Virkunis devint, dans la suite, une divinité distincte de Tïtmsj avec lequel, dans Torig^ine, il avait été identique. Cependant, comme les plaies et les rosées tombent souvent sans qu'il y ait des orages, le dieu des eaux, à son tour, se dédoubla, chez les Scythes, du dieu de l'orage Virkunis , de la même manière que Virkunis s'était dédoublé antérieurement de Tivus (Brillant, Ciel)*. Il y eut, dès lors, chez les Scythes, une divinité spéciale qui présidait aux eaux. Comme cette divinité passait pour être la Sowrce céleste àes eaux terrestres, on la désignait par un nom signifiant Source, Or, dans l'imagination des peuples primitifs, la source était considérée comme quelque chose de frémissant, à^ effervescent, de jaillissant. C'est pourquoi le mot vrindvs (jaillissant) qui, dans la langue scythe, signifiait sou/rce, devint le nom du dieu Source ou du Dieu des eaux (voy. Les Oètes, p. 237). Comme le dieu des eaux (Vrindus) s'est formé par dédoublement de Virkimis, dieu de la pluie et de l'orage, à une époque où ce dieu-ci était déjà adoré comme divinité anthropoTOorphe, Vrindus (Source) fut également considéré comme un dieu anthropomorphe, résidant dans le ciel, et présidant aux nuages fécondateurs célestes , sources des eaux terrestres. Provenant du ciel, les eaux étaient appelées célestes, et, par leur origine, étaient considérées comme pures et sacrées.

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