‹ Le message de Skirnir et Les dits de Grimnir (Skirnisför--Grimnismâl): poëmes tirés de l'Edda deChapitre 19 sur 149 · Voy. Fascination de Gulfi, p · texte numérisé non relu

Voy. Fascination de Gulfi, p

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Aux yeux des Scythes , peaple pasteur et inomade , les sources et eoiirs d'eau, où s'abreuvaient leurs l3x)upeaax, passaient naturellement pour une richesse, pour un bienfait ou don du oîel, ^etr devinrent par cela même, dans la suite, les symb(»les du 'bien-être, dé ràbonâance, et de la fécondité. Les. pexqiles <ariens primitifs , qui étaient nomiides, comparaient Jes hùagès à des brebiè et à des vaches blanchds paissant dans le oiel, ettappe" laient les nuages les vaches-célestes (voy. Zes Vidas), Les Scythes, peuple pa3teii!c>oomiaie eiix, Comparaient également les noirs nuageq pluvieux à un troupeau del>étaïl noir. La pluie qui , tombant du ciel , al;imentait leç sour^ ces, et abreuvait ainsi la terre, lés hommes, et les ani« maux, fut assimilée au'Zaté(san6Cvj>€i^à8^ boisson, lait) que donnait le bétail sj^eate des nuages. Ensuiteycàmme^ dans le langage symboliqoje dès peuples de raiitit]ui'té, tant lafétiques que sémitiques*, l'eau jlaillissante et ïês rayons de lait étaient iremhlëmè du Sperme fécondateur (héb. mcLim^ eau, sperme; cirabe ma] emi,>sperme), et que, d'ailleurs, l'idée de source réveillait' naturelliement celle d'origine et de génératioh/le^dieu Vrjn(2t^ (Source), présidiint. auxnusges fécendatëiirs dû ciel, fut aussi préiiosé à' la généinubion , à la IFédondalion, et par suite & la fécondité^ costsidérée, taîit pkr rapport à la terre que p^s: rapport aux. hommes etaux anié&bax. Les taureaux et. les vaches deei troupeaux deiifiiirentdèa lors aussi des animaux consacrés, à VrùtdHS, et fureni désignés eux -^ mêmes plus tai^d par Je hom de FW9Mi»i>

(cf. V. h, ail. rindv/r; anglos. JvAd; lat. f rends dans nef rends y non-fécondateur), dans le sens de bétail /acondo- Imi/r (frémissant; en rut), ou bétail /jcon(2e.

L'ancien nom scythe de Vrindus (source), en tant qu'il signifiait jaillissmdj était d'abord seulement du genre m€i8culin; mais, en prenant ensuite encore la signification tropique è!originey il devint aussi du genre/smini» (cf. ail. der quell; die quelle). Le nom propre de Vrindus étant dès lors à la fois masculin et féminin, on associa également, dans le culte et en mythologie, au dieu Vrindus une déesse qui portait le même nom que lui, et personnifiait en elle \B,quaUt6 spéciale (sansc. çaktiy énergie) de son époux et frère. Les Grecs, en citant le nom de la déesse Vrindus y lui donnaient naturellement la terminaison féminine, usitée dans leur langue pour désigner les déesses ; c'est pourquoi le nom de Vrindus fut rendu en grec par celui de Hrindi (au lieu dB Frindos), que les Latins, copiant les Grecs, changèrent, à leur tour, en Binda (Pline, Hist, nat, 6, 7).

La déesse Vrindus et son époux passèrent de la religion des Scythes dans celle de leurs descendants , les peuples de la branche sarmate et de la branche gète. Les deux Vrindus continuèrent à être principalement considérés comme présidant à Isk fécondité y et, pour cela, passaient pour être les parents des divinités Pravy ou Fravis et Pravia ou Fravia (voy. p. 21), qui étaient également considérées comme présidant à la fécondité et

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