BB RAPPORTANT AU TKXTB
1. Le titre de SkimU-^r (Message de Skirnir) on de Fôr Skimiêj qui énonce le fait principal du sujet da poëme, et qui est tiré de la strophe 10, où se
1. Les ninnéros des Notes philologiqaes et critiques coirespondent aux naméros dn Texte.
m. NOTES PHILOLOGIQUES ET CRITIQUES. 85
trouve le mot /ara (aller en mission), est plus ancien, et par conséquent plus authentique que le titre de Skimig mal (Dits de Skimir) ; il provient probablement de Tautear lui-même (voj. p. 185). Le titre de Shimiê mal se fonde sur la distinction qu'on a établie, postérieurement, entre lespoëmes considérés comme desmâ2 (discours) et les poëmes considérés comme des kvidur (récits ; V07. Les Chants de Soi, p. 27-30).
2. Eùm dag se trouve dans le manuscrit numéroté 743. Cette leçon est ancienne, parce qu'elle tient à la forme épiquQ ordinaire des récits ; elle a été retranchée sans raison dans les autres manuscrits.
3. Je lis, avec Gt. Pauli, upp-meu, au lieu du verbe simple ristUf d'abord, parce que upp ristu est la locution épique ordizudre, qui se trouve <, par exemple, dans VoZu9u2ar-jSiHc2a^ 37, et, ensuite, parce qu'il faut une lettre allitérante correspondante ^ qui réponde à la lettre allitérante principale placée dans oh. La conjonction ofe^ n'étant pas accentuée, ne renferme pas, ordinairement , de lettre allitérante ; mais , ici , elle est accen« tuée, et par conséquent elle a pu entrer dans l'allitération.
4. Au lieu de la leçon aji (oncle, aïeul), qui ne présente pas de sens convenable, il faut lire arfi (héritier), qui , dans les copies , s'est changé , par erreur , en afi (voy. Sveinbiërn Egilsson : Lexicon poeticum, s. v. Afi). L'erreur provient de ce que, dans certains manuscrits, ar était écrit, probablement, par un a suivi d'un crochet.
5. Skimir kvai. De même qn'avant de commencer le chant, le poëte on le chanteur avait l'habitude d'expliquer, par quelques mots d'introduction, le sujet et la situation des personnages du poëme (toj. p. 104), de même aussi , quand le poëme avait la forme de dialogue, il indiquait chaque fois, par les mots tel dit, la personne qui allait parler. Dans les épopées de llnde, le récit de chaque personne ou les paroles qu'elle va prononcer sont introduites par les mots tel dit (sansc. (mvatcJui)^ qui ne font pas partie intégrante du vers, comme cela a lieu dans Homère. Je rétablis donc dans le texte , d'après plusieurs manuscrits , l'ancienne formule épique de Skimir kvah. Il est vrai que , dans la suite, comme cela s'est fait aussi dans notre poésie dramatique, on s'est borné à citer seulement le nom de la personne qui allait parler, sans qu'où j ait ajouté le mot dit*
6. Le verbe wbia (être assis) régit quelquefois l'accusatif, quand il signifie assister h une chose; ainsi sitia brudkaup signifie assister à des fiançailles» Mais on ne saurait dire sitia sali (assister à des salles), pour eire assis dans les salles. C'est pourquoi, au lieu de endlanga sali, je propose de lire Endlanga «aZ$ (rester assis dans la salle nommée Endlang). Endlanga est le locatif de Endlàngi, et c'est la forme faible, comme cela se voit souvent dans des mots composés. A sal î correspond rdnntm, i (voy. strophe XIV).