VUI
Tant que Yùxne régénérée se trouve enveloppée d'un corps malade et corruptible , elle ressemble à Toiseau emprisonné dans sa cage ; et comme Toiseau qui aurait un embarras sur Taile, elle se sent fatiguée, embarrassée d'un corps de péché et de mort. Nous ne pouvons faire les choses que nous voudrions ; nous soupirons après la liberté, et nous la demandons avec instances.
Un lit de maladie est comme ranti-chambre du palais de la gloire. La vallée de k mort conduit aux plaines de la liberté. Ls liberté, la glorieuse liberté, est devant nous I L'entière exemption de péché et di toute tentation à pécher ; toute corruptioi sera frappée de mort et complètement dé racinée de notre corps et de notre âme.
et la sainteté pénétrera jusqu'à leur essence même. Des nuages obscurs d'ignorance ne planeront plus sur notre entendement; notre volonté ne se rcssentin
plus de riofluence des princîpos mauvais et égoïstes; le crime rongeur n'obtiemb'a plus de place dans notre conscience ; il na se présentera plus d'objets indignes, soie pour asservir, soit pour captiver nos affections ; enfin la mémoire sera vidée de tout sujet profane ou défendu; la raison sera presque divine et le jugement entièrement redressé, c Maintenant nous ne connaissons qu'imparfailement , et nous no prophétisons qu'imparfaitement; mais alors nous connaîtrons comme nous avons été connus. » Nous serons séparés pour toujours de tout ce qui est pénible, déshonorant et nuisible, et étroitement et éternellement unis à tout ce qui est saint , heureux et bienfaisant. Nous serons un aveo Christ, un en Dieu; nous lui serons associés et unis de la manière la plus glo« rieuse , selon la prière du Sauveur : a Je prie aussi pour ceux qui croiront en moi , afin que tous ne soient qu'un, comme toi , 6 mon Père , tu es en moi , et que je suis en toi; qu'eux aussi soient en nous, et q\m
te inonde croie que c'est toi qui m'as envoyé. Je leur ai fait part de la gloire qœ tu m'as donnée^ afin qu'ils soient un comme nous sommes un. Je suis en eux, et ta es en moi , afin qu'ils soient perfectionnés dans l'unité et que le monde connaisse que c'est toi qui m'as envoyé, et que tu les aimes comme tu m'as aimé. Père , mon désir est que Ih où je suis , ceux que tu m'as donnés y soient aussi avec moi, afin qu'ils contemplent la gloire que tu m'as donnée, parce que tu m'as aimé avant la création du monde. Chrétien dans l'épreuve , n'y a-t-3 pas là un Océan de gloire? Le paradis n'é^ tait rien, comparé à une telle perspective!
Touteschosessontàvous; Dieu est à vous, le ciel est h vous , la gloire de Jésus est aussi la vôtre I <r Ce sont des choses que Tœil n'a point vues, que l'oreille n'a point entendues; et qui ne sont point venues à l'esprit de l'homme , et que Dieu a préparées à ceux qui l'aiment. » Tout cela est devant vous, et vous est franchement accordé par le Seigneur; tout vous est
sure par le sang de Jésus /par le serment de Keu , par les aniies du Saint-Esprit.
Vous êtes, dès à présent , héritier de Dieu et cohéritier de Jésus-Christ. Vos titres sont bons , malgré ce qui! y a d'orageux dans TOtre traversée ; voire fin sera glorieuse y quelque pénible et queltjue dure que soit votre situation actuelle. Bientôt TOUS serez à Tabri de toute crainte, de tout ennemi , de tout empêchement et délivré du mal sous toutes ses formes. Ne pensez pas que votre partage soit mauvais , mais figurez-vous , si vous le pouvez , les angoisses de ceux qui n'ont subi ni épreuves,.
ni changemens , lorsqu'ils s'entendront dire : « Mon fils, souviens-toi que tu as eu tes biens pendant ta vie et Lazare y a eu des maux ; et maintenant il est consolé et ta es dans les tourmens.
O Blerael ! j^ai conelu que ma portion était à» garder tes cooimandemens. (Psanme, CXIX , 57.)
Tel est le langage du coçur et de la vie de tout chrétien. La plupart des enfans de Dieu sont pauvres dans ce monde, et n'ont ^int de portion terrestre. Mais ils connaissent le Seigneur qui s'est révélé à eux plein de grâces , et qui s'est donné pour être leur portion , aussi disent- ils : cO Eternel I tu es ma portion. » Celui qui a Dieu pour sa portion , ne doit point s'attendre à recevoir beaucoup d'autresbiens; le Seigneur doit lui suffire ; plusieurs enfans de Dieu en ont fait l'expérience , et cela d'une manière à laquelle ils ne s*attendaient guère. U faut qu'ils fassent de l'Eternel leur portion , car Dieu possède tout ce qu'il est possible de désirer , et se montre prêt à faire part de sa sagesse et de ses grâces. Il y a en lui de quoi les rendre heureux en l'absence de tous les autres biens; mais qu'est-ce qui peut ren-
dre une âme heureuse en l'absence de Dieu ?
Les chrétiens sont souvent étonoés quand la providence les dépouille ei les laisse , comme Job, pauvres, nus et abandonnés de leurs amis. Mais le Seigneur, par une telle dispensation, ne fait que les éprouver ; ils avaient dit : Etemel ! tu es maportion^i ■tandis qu'il parait évident , par leur surprise, qu'ils comptaient les biens dont ils ,viennent d'être privés, comme faisant partie de leur portion, comme leur étant nécessaires. Mais de quelque manière qu'ils aient pu contribuer à leur bien être extérieur , ils n'étaient pas absolument essentiels à leurs vrais intérêts. L'Eternel est une portion suffisante ; celui qui le ix)ssède peut dire ce que Jacob dit à Esaû :
€ Reçois, je te prie , le présent qui t'a été offert, car Dieu m'en a donné par sa grâce, et j'ai de tout. :» Dieu est une portion dans laquelle tout est compris, car toutes choses sont en lui , viennent de lui , ont été faites par lui et pour lui. Si donc il est riche^ coniment serions-nous pauvres? Puis-
quil peut tout, comment manquerions-nous du nécessaire? Tantqu'ilseraamoury comment serons-nous malheureux ? «Heureux rhomme qui demeure dans le secret avec le Tout-Puissant, et qui habite à Tombre de ses ailes ! i L'Etemel est-il votre por« tion? S'il en est ainsi » votre légère afflic* tion n'est que pour un moment, et elle produira en vous le poids étemel d'une gloire infiniment excellente. Toutes vos épreuves sont autant de grâces, autant de vraies bé> nédictions. Le Seigneur agit envers vous comme il le fait envers un enfant qu'il aime tendrement ; c'est de tout son cœur, de toute son âme qu'il travaille à vous faire du bien , même par cette affliction.
croyez que Dieu, votre Dieu est amour; il TOUS le déclare dans sa parole , il vous le prouve par sa direction providentielle, et ua jour dans le ciel vous le découvrirez pleinement et à Téteraelle satisfaction de votre âme. Que Satan ne vous persuade pas que vos épreuves viennent de la colère de Dieu ou que vous ne soyez pas cher à votre Ré-
dempteur. Jésus vous dit : « Personne n^a un plus grand amour que celui de donner sa vie pour ses anm ; i mais Dieu fait éc?ë^ ter son amour envers nous, en ce que lorsque nous n'étions que pécheurs. Christ est mort pour nous. » Il est mort pour nous afin de uousamenerhonorablementàDieu, afin de nous délivrer de ce présent siècle mauvais , et afin que , soit que nous veillions ou que nous dormions^ soit que nous vivions ou que nous mourions, nous puissions vivre ensemble avec lui. Demeure^ donc en Dieu , qu'il soit le sujet de vos méditations, le centre de votFe joie, Fobjet de votre amour , la portion qui satisfasse à votre âme ; c'est ainsi qu'un jour vous pourrez chanter : « Ma chair et mon cœur défaillent, mais Dieu est le rocher de mon cœur et mon partage à toujours.»
Mais si nous espérons ce que nous ne yojow pas,c*estqae aousPallendons ayec patieQoe.
(Rom., Vin. 25.)
Les objets de notre espérance sont tous futurs» tous sont bons et nous sont promis ; c'est d'après la parole et la promesse du Seigneur que nous les attendons avec patience. Il n*est point de maux dont nous n'espérions un jour être débarrassés , point de bénédictions dont nous ne puissions anticiper la jouissance. C'est ici le pays de l'espérance , le ciel est celui de la réalité. Le plus haut objet de notre espérance c'est une sainteté parfaite , une exacte conformité avec le Seigneur Jésus ; c'est de pouvoir glorifler Dieu dans nos désii'S, dans nos pensées , dans nos sentimens et nos actions. Nous attendons le moment où nous pourrons dire : Adieu I tristes maladies; salut ! santé perpétuelle ; adieu 1 chagrins ; salut ! joies éternelles ; adieu 1 péaté; salut 1 pureté parfaite; adieu! igno- ! science complète ; adieu'.
triste abandon; présence éterneHe de mon Dieu je te salue; adieu I mort, à moi la vie éternelle I Est-ce que nous espérons ces choses? Alors attendons-les avec patience. La patience suppose les épreuves , les difficultés et les fardeaux. C'est une grâce dont nous avons un grand besoin sur la terre. «£ Vous avez besoin de patience , afin qu'après avoir fait la volonté de Dieu ^ vous remportiez reflfet de sa promesse. Car encore un peu de temps, et celui qui doit venir viendra, et il ne tardera point. 1 L'Epoux tarde, les serviteurs fionl éprouvés; ceux qui sont sages veilleront, attendront, espéreront. Les biens ^ùe nous espérons, valent certainement la peine que nous les attendions; ils sont ré^ •serves pour nous dans le ciel , comme nous rassure la parole fidèle de l'Evangile. La foi croit le message qui nous les annonce , respérance voudrait déjà les posséder, l'amour excite à des actions de grâce et "à une vie sainte , le désir ardent veut la jouissance immédiate , mais la patience est
disposée à attendre. Voici le langage de cette dernière, «/'a/tendrat tous les jours de mon combat jusqu'à ce qu'il m'arrive quelque changement, n Les temps d'afffiction nous semblent longs ; mais qœ les plus prolongés paraissent courts»
quand on les compare à une éternité de bonheur ineffable I Que yos lampes soient préparées , vos reins ceints et yos chaodélies allumées , et soyez comme ceux qui attendent que leur maître revienne des noces. Demandez-vous souvent qu'estce que j'attends? et pensez à cet héritage qui ne se peut corrompre ni souiller ni flétrir. De quette manière l'attendezvous cet héritage? Est-ce patiemment»
avec prière, utilement , avec reconnaissance ? Consentez à achever votre éducation avant d'être rappelé à la maison paternelle. Croyez que votre Père céleste est plus sage que vous. Vous n'avez jamais eu une affliction qui ne fût pas nécessaire , et quelque mauvaises que puissent vous paraître les choses , elles eus.-
ifent été pires sans la discipline qui les a précédées. L'épreuve /irodutt la patience , et une attente patiente nous donne une expérience plus étendue de la bonté et de rameur de rÉternel. Votre voyage d'àprésent aboutit à un lieu de repos, là»
c oii les mécbans ne tonrmentent plus personne, où ceux qui ont perdu leur totce se reposent. » Vos afflictions se termineront bien , et ce bien sera éternel.
Regardez donc vers le Seigneur, attendezvous au Dieu de votre salut et il vous exaucera. « II faut que l'ouvrage de la patience soit parfait » afin que vous soyez parfait et accompli, en sorte qu'il ne vous Bianque rien. » Votre Dieu est un Dieu de patience qui exerce, qui donne et qui approuve la patience.
Vous déchargeant sur lai de tons vos soucis , parce qu'il a soin de vous. (1, Pierre, V, 7. )
Quel glorieux privilège que celui d*a« voir quelqu'un qui nous débarrasse de
tous DOS soucis ! Quelqu'un qui est infini en sagesse , dont la puissance esC illimitée ot qui s'intéresse vivement à tout ce qui nous concerne ! « Ne vous inquiétez de rien , > dit TApôtre , « mais exposez vos besoins à Dieu en toutes occasions , par dos prières et des supplications avec des actions de grâces » et la paix de Dieu , paix qui surpasse toute intelligence , gardera vos cœurs iet vos esprits en Jésus- Christ. 1 On voit plus d'un saint être aussi soucieux , aussi encombré de soins lorsqu'il est malade que ne le fut Marthe en santé. Quel devoir difficile ! quoi, être entouré de soucis , les voir nous arriver de toutes parts, et cependant être invités à les rejeter loin de nous à mesure qu'ils arrivent, les rejeter, dis-je, sur l'Éternel ! C'est là , pourtant , une dispositon d'esprit vraiment chrétienne. Je voudrais que vous fussiez sans inquiétudes en tous temps , mais surtout quand vous êtes mulade. Le Seigneur a soin de vous; il est votre Père, votre Époux, votre Maî-
tre; vous éles soa cnfaat, son épouse , son serviteur , el c'est comme tels qu'il s'occupe de vous. Demandez à un enfant intelligent^ qui est-ce qui prendra soin de lui pendant sa minorité ? Il vous répondra : c j'abandonne tout cela à mon père qui ne me laissera manquer de rien, il sait que j'ai besoin de nourriture »
de vêtemens, etc. , etc. ; il a pourvu jusqu'ici à mes besoins et il continuera certainement à le faire, d Chrétien , /cette réponse ne vous condamne-t-elle pas ?
Un enfant rejettera-t-il toutes ses inquiétudes sur un père selon la chair , et vous, n'aurez- vous pas de confiance en votre Père céleste ? « Si donc eux qui sont mauvais savent donner de bonnes choses à leurs eufans, combien plus votre Père qui est dans les cieux, donnera- t-il des biens à ceux qui les lui demandent. »
« La piété est utile à toutes clioses , ayant la promesse de la vie présente et de celle qui est à venir, a Sa divine puissance nous a donné tout ce qui regarde la vie
tel la piété y par la connaissance de celui gui nous a appelés par sa gloire et par sa vertu. » Vous ne pourrez jamais agir, d'après cette parole , s'il ne se trouve dans votre cœur une ferme persuasioD ' de la vérité de la promesse, une assurance de la fidélité de Dieu, une acceptatioa de la promesse comme vous étant faite et gratuitement accordée en Christ , mais b foi à cette promesse vous permettra de te* faire valoir auprès du trône de sa grâce.
Alors vous pourrez dire au milieu de tous vos soucis : a ces choses ne me regardent pas, elles regardent mon Père« i Vous pourrez les lui remettre assuré qu'il exau« cera votre prière , qu'il vous enverra du secours et honorera votre foi. Il aura soin de vous parce qu'il est votre Père , parce qu'il l'a promis et qu'il y va de sa gloire.
Mais soyez en garde contre une oisive indifférence; vous ne devriez pas être accablé de soins , mais soyez assidu auprès du trône de la grâce , soyez diligent à marclier dans les voies de Dieu ,
économe dans vos dépenses, attentif à ^if comme il convient à un chrétien quelle que soit la place que vous occupiez dans le monde. II y a une grande distance d'un esprit inquiet et envieux à une insouciante indifférence. Vous avez une réputation à soutenir , un bon exemple à donner aux autres et un Dieu à glorifier.
Né soyez donc pas sans prudence , mais comprenez bien qu'elle est la volonté de Dieu. Affectionnez-vous aux choses qui sont en-haut, et laissez au Seigneur, le soin de pourvoir à vos besoins pendant le temps quil lui plaira de vous garder sur la terre. « Votre pain vous sera donné et votre eau ne vous manquera point. »
Ayant fait profession d'être étrangers et voyageurs sar la terre, (lléb. , XI, 13.)
Tout chrétien est un pèlerin retournant à Dieu contre lequel Adam s*est révolté ; }l retourne à la maison de son Père où il
doit rencontrer ses frères et ses sœ Christ, n voyage dans mie terre étn oà il est entouré de tentations , d'< ves et d'ennuis. Il chemine St trav grand etafTreux désert, et par consi ne doit s'aaendre à trouver ni un f bien uni , ni un gîte fort commode, ra bien de quoi l'attrister et l'aFfligi cela peut-être des endioits d'où il 1 dait le moins. Son coeur sera souve câblé de chagrins et rempli d'an me; les larmes sont familières au tien. Il sent le désaccord qu'il y a les choses du temps et celles qu profession d'aimer et de rechercher:
confesse-t-il qu'il n'est < qu'un étra qu'un voyageur comme l'ont été s< res. > Aujourd'hui , les peines et l nuis sont son partage; mais il lui un repos, un repos glorieux. Ce embrasse et renferme tout ce pour le chrétien a prié , tout ce qu'il peut rer, et il l'attend au terme de sa rière. Il lui a été préparé dès la i
lion du monde , il lui est promis dans la parole fidèlq , et lui sera donné quand il aura combattu te bon combat et achevé sa course. II est possible que tout dans ce moment paraisse sombre et décourageant; mais devant vous, chrétien , tout est glorieux, magnifique, heureux I Courez donc vers le but, vers le prix de votre céleste vocation ; combattez le bon combat de la foi '.avancez toujours parla force qui est en Jésus. Vous retournez à la maison paternelle, et celte maison est des plus agréables. Les^^ anges vous accueilleront dans votre repos, Jésus vous invitera à partager sa gloire, vos compagnons de voyage se réjouiront de votre arrivée.
Tout le ciel sera dans l'allégresse en vous voyant arriver sain et ssTuf dans votre céleste demeure ; et cinq minutes après voire entrée dans votre repos, vous aurez oublié tous les dangers, toutes les fatigues et les difficultés de la roule. Peut-être vous étonnerez-vous alors de ce que des pauvretés semblables aient jamais pu vous
lourmcnter, et de ce que vous ayez vous laisser décourager par de si lég' épreuves en vue d'une fin si glorie Mon cher compagnon de voyage I allen( vous à des peines, mais comptez a sur la grâce pour être secouru dam temps convenable ; attendez-vous à t tir ce qu'il peut y avoir de pénible ( votre position , mais comptez ég^Ien sur la force de votre Sauveur 1 qu s'accomplira dans votre faiblesse. \ irez bientôt rejoindre l'illustre assemi des Patriarches, des Prophètes , des A tœs et des Martyrs ; bientôt vous ai terminé votre long et fatigant voyage vous entrerez alors dans « la joie ds v Seigneur. » Ici vous n'avez pas de permanente, mais vous en cherchez qui est à venir. Rien ne pourrait 1 de cette terre votre repos ; quand m vous y posséderiez tout ce dont vous en avoir besoin ; encore ne serait-elle j vous qu'un désert. Attendez donc | jouir , que vous soyez rendu à la mai
là ¥Ous jouirez pieinement , et pour toujotirs , de tous les désirs de votre cœur,, rieu a*y manquera^ tout sera comble. Encore un peu de temps^et vous verrez votre père placé comme à la porte de sa céleste maison^ et vous l'entendrez dire : « Entre, béni du Seigneur , ne demeure plus dehors , viens habiter pour jamais avec moi. »
es bien-aimcs, ne tronyez point étrange si* TOUS êtes comme dans une fournaise pour être épronvés, comme s'il tous arrivait quel" que chose d'extraordinaire. (1 Pierre, IV,, 19.)
Les épreuves desenfansdeDieu sont souvent terribles, elles pénètrent jusqu'au fond de l'âme; elles 9ont extrêmement pénibles etsemblent faites pour les écraser. Néanmoins, ils sont les 9 bien-aimés . » Dieu les aime , et c'est pour cela qu'il les éprouve; leurs ministres les aiment, et
^'efforcent de les consoler ; tous les saintsr* les aiment et prient en conséquence pour eux. 9e voir ainsi aimés, n'y a-t-îl pas de quoi chanter , même au milieu de la fournaise! Nos frères qui sont dans le^ monde ont part aux mêmes afflictions que nous. Il nous arrive souvent de croire qu'aucun d'eux n'est éprouvé ni de la même manière , ni au même degré que nous; mais c'est une erreur. Nous n'avons qu'une faible idée du nombre de ceux qui souffrent et de l'étendue de leurs souffrances.
Bien-aimé frère, qui souffrez , votre Dieu vous défend de trouver étrange que vous soyez affligé , vu que votre afffiction découle de son amour et de sa tendre miséricorde. Elle a pour but de vous éprouver, et non de vous perdre ; elle est destinée à vous rendre meilleur et à vous préparer pour votre héritage dans la gloire.
Ayez seulement à cœur de souffrir en chrétien, et vous ne perdrez rien qui vaille la peine d'être conservé. Peut-être se irouve-t-il encore en vous un reste de
propre-justice , d'orgueil ou de yanité 7 Dans ce cas , les grâces que vous avez déjà reçues acquerront plus de lustre par l'épreuve , votre christianisme n'en deviendra que plus profond, mais rien de fâcheux n'en pourra arriver. Le feu raf- , finera, mais il ne consumera pas; il se peut que vous passiez par le feu et par l'eaa , mais vous aborderez bientôt dans une terre des plus riclies. Le bonheur est votre portion , bien que vous n'en Jouissiez pas encore. Vous êtes en sûreté entre les bras de Jésus, quoique vous ne vous sentiez pas encore pressé sur son cœur aimant. C'est le lot de tous les enfans de la famille de Dieu ; ainsi vos craintes sont inutiles, et vos doutes sans fondement. C'est la volonté du Seigneur que vous soyez éprouvé dans le but de votre sanctiOcation , et il nous dit : «Que ceux qui souffrent par la volonté de Dieu lui recommandent leurs âmes , comme au fidèle Créateur , en faisant bien, b Tout est arrivé précisément comme le Soigneur
l'atait ordonné, et doit produire TeSet pour lequel il vous a été envoyé. Soyez rebelle 9 plaignez- vous , murmurez^ et Dieu augmentera Tépreuve-et syoutera à la force du feu. Mais si vous êtes soumis^ patient^ et plein de prières , vous n'êtes pas loin de la délivrance. C'est l'Éternel; qu'il fasse ce qu'il lui semblera bon. Quand de tels sentimens partent du cœur , la délivrance suit toujours. Mais si, à l'exemfie d'Ephraîm, vous agissez comme un bœuf inaccoutumé au joug , comptez que vos peines augmenteront jusqu'au moment où , levant les yeux en haut, vous disiez du fond du cœur : < Mon Père, que ta volonté soit faite ! j> C'est à cela que le Seigneur veut nous amener , et il faut que nous y soyons amenés. Chrétien, que rien ne vous persuade qu'il y a quelque chose de particulier dans votre épreuve; une telle pensée est une tentation fort ordinaire et très-nuisible. < Décharge-toi de ton fardeau sur l'Eternel et il te soulagera. »
€ Regardez vers lui etsoyez sauvés. » Tout
ramoiir qui se trouve dans le cœur du Seigneur est concentré sur vous, tout concourt à votre bien, a Toutes choses sont pour vous , aGn que cette grâce se répandant de tous côtés , abonde à la gloire de Dieu y par les actions de grâces que plusieurs lui en rendront 4 » «Ne craignez pas> car il a plu à votre Père de vous donner le royaume. » < Cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice , et toutes ces choses vous seront données par-dessus. »
D'oïl vient que tous airez aujourd'hui si maurait TÎsage? (Gea. XL, 7.)
Ainsi parla Joseph aux officiers de Pharaon ; et c'est ainsi , mon pauvre frère abattu, que je voudrais m'adresser à vous.
Etes-vous préoccupé, dans ce moment, de vos afBictions, de vos privations et de vos peines? Ah! détournez-vous de cette vue-
pour ne regarder qu'à Jésus 1 V cuper de vous-même et de votr c'est le sûr moyen de vous atti si vous dirigez voire attention il vous éclairera , il vous réjou consolera ; il est la délivrance vous regardez, il est votre Dieu vers lui et soyez illuminé , et ^ rez point confus. goùlez et rElernel est bon. « Il est plein abondant en miséricorde , se r( mal qu'il a pensé infliger. » Il uniquement de vous détacher < ire objet , afin que vous soye:
rassasié de lui seul. Il veutêin lion, voire consolation, votre i que vous fassiez de lui votre ] prêt à vous sauver , il est pu vous délivrer et tout disposé à Toutes vos voies lui sont conn veille chacun de vos pas , et ennemis qui vous assaillent. I dera comme la prunelle de l'i vous pouviez croire combien il
tout en vous éprouvant, votre visage ne sei^it point ainsi triste, mais vous chanteriez : <0 douce affliction, etc.,» Le Saint- Esprit est votre consolateur; priez-le de prendre de ce qui est à Jésus et de vous l'annoncer, de vous conduire dans toute lavéritéet de dérouler devant vos yeux les glorieuses promesses et les inGnies perfcc.
tions de TEternel. C'est lui qui nous révèle le conseil de Dieu , qui nous manifeste Jésus, qui instruit et qui sanctifie nos âmes. 11 faut que vous sentiez votre dépendance de lui, que vous confessiez les obligations que vous lui avez, et que vous lui donniez toute la gloire qui est due à son nom. Craignez de mépriser la personnalité, les chargeis oa l'opération du Saint-Esprit I autrement vous aurez à vous écrier comme l'Eglise des temps passés : <t Le consolateur qui devait soulager mon âme s'est éloigné de moi I » < N'attristez point le Saint-Esprit par lequel vous avez été scellé pour le Jour de la rédemption. > « Semez pour l'esprit, et vous moissonnerez de l'Esprit la vie
éternelle. » La joie et la paix sont les pré* cieux fruits de la foi, et c'est lui qui est l'Esprit de la foi, qui produit , qui fortifie et dirige la foi des enfans de Dieu, et à qui ite doivent tout leur bonheur et leur consolation . Au lieu donc de parler de votre manque de foi, demandez une plus grande mesure de cette grâce excellente ; imitez ce Père affligé dont parle l'Evangile et dites: < Seigneur, je crois, aide-moi dans mon incrédulité. > Criez à Dieu jusqu'à ce que l'Esprit soit répandu d'en-haut,car il a dit: le répandrai des eaux sur celui qui est altéré, et des rivières sur la terre sèche; je ré" pandrai mon Esprit sur ta postérité, et ma bénédiction sur ceux qui sortiront de toi.»
Comptez sur Teflusion etl'efGcace du Saint- Esprit, puisqull déclare que c le Rédempteur viendra en Sion et vers ceux de Jacob quf se convertiront de leur péché. Et pour moi , a dit l'Eternel , voici mon alliance que je ferai avec eux : Mon Esprit qui est sur toi, et mes paroles que j'ai mises dans ta bouche , ne sortiront point de
ta boudie ni de la bouche de la poslérilé de ta postérité, a dit r£ternel> dès oiaiutenaat jusqu'à toujours. »
Ne boirai-je pas la coupe qae le Père m*a donnée
àlM>ire?(Jeao,XV]flI, 11.)
Ainsi parla Jésus au milieu des angoisses terribles et de Tinconcevable agonie qu'il a endurées pour notre salut. Ses souffrances oui été sans exemple y si poignantes, que sa cbair en frémit, son esprit défaille, € sa vigueur fut desséchée comme de la terre cuite au feu , sa langue s'attacha à 8on palais, il fut mis dans la poussière de la mort. » Chrétien, que sont vos souffrances comparées aux. siennes? Toutes vos afflictions sont comparées à une coupe, non à une. coupe préparée par la main d'unenneipi , et qu'il vous obligerait de boire , IDaisàime coupe préparée par la main d'un père qui est sage, saint, tendre et compa-
tissant. Ce n'est pas une coupe de potson, c'est plutôt un remède précieim et utile. Vos épreuves ne sont point reffet d'une malédiction. La coupe peut vous paraître grande et le goAt en sembler amer; la nature peut se révolter contre la potion , mais c*est votre Père qui Ta pr^rée, qui vous la présente, qui est avec vous pendant que vous la goûtez , et qui vous l'administre dans le seul but de procurer votre bien. C'est , pour ainsi dire , wie amére bénédiction, une grâce pénibh, an bien déêagréabU. Votre raison en est peutêtre confondue, votre cœur rebelle trouve à y objecter; mais votre foi dira : Ne boirai-je pas la coupe que le Père m'a donnée à boire? » Il y a une coupe préparée pour dbaque fidèle ; diacun aura la sienne H il faut qu'il la boive. Joseph a eu sa coupe, iacob a eu la sienne , Jérémie aussi la sienne , et vous , vous avez la vôtre. Chaque fils a sa coupe en propre, mais le Fils premier né a eu la plus copieuse , la phis amère de toutes. Quelle ne dut pas éire Ta»
gonie qui lut arracha ce cri si profondément douloureox: cHon Dieu, mon Dieu^ pourquoi m'as -tu abandonné? » Préféreriezvous qu'on vous épargnât à votre préjudice? Ne vaut-il pas mieux que le père châtie £0n fils pendant qu'il y a de l'espoir? Oh I dites : < C est le Seigneur, qu'il fasse de moi ce qui lui semble bon. » Joignez-vous au pieux David qui , obligé par h rébellion d'un fils dénaturé , de quitter son palais, son trône, ses femmes et tou* tes les délices de la vie, répond à Zadoc :
€ Hqporte à la ville. l'Arche de Dieu. Si j*ai trouvé grâce devant l'Eternel , il me ramènera et me fera voir son Arche et son Tabernacle ; mais s'il me dit ainsi : Je ne prends plus plaisir en toi ; me voici , qu'il fa^se de moi ce qu'il lui plaira. j> « Soumettez-vous donc à Dieu , car cette affliction procède de l'Eternel des armées , lequel est admirable en conseil et magnifique en moyen. » Un malade qui est soumis, «Quffrira toujours bien moins que celui qui «6t chagrin , obstiné et volontaire. Ne sau-
riez-vous tout remettre à la sagéss prévoyance et à l'amour de votre Croyez -vous que celui qui n'a point gné son propre Fils, mais qui Ta livi nos péchés , tous refuse uu bien n vous inflige une peine qui ne soit ] cessaire? Il se souvient toujours alliance ; il est toujours fidèle à sa { et ses actes sont invariablement con ou d'accord avec ses promesses. Il < sible c[ue votre épreuve semble I mais il , est bon à Thomme d'esp d'attendreen repos la délivrance de nel.
Ce sont les bontés de PEternel qai font < n'avons pas été consumés; ses compai sont point défaillies. Elles se renc chaque matin; ta fidélité est grande.
in,9î,«3.)
Vous êtes quelquefois disposé h voire sort très-dur, et à croire vos
Tes plii» orudles que celles d*aotruî ; mais qu'il n'en soit pas ainsi, Songez plutôt que sanslabontédeDieUy vous seriez, à Theure qu'il est, dans le séjour des éternels regrets, a élevant les mains en haut, étant dans les tourmens; » et maudissant , dans l'agonie du désespoir , votre Seigneur et votreRoi. C'est par grâce que nous ne sommes pas dans les flammes de Tophet, entourés de démons furieux, mêlant nos gé^ mtssemens aux gémissemens des damnés, et répétant avec horreur les affreuses imprécations des âmes perdues, c C'est par grâce que nous ne voyons pas consumés pour toujours, non pas notre corps, ni notre existence, ni nos facultés, mais toute consolation, tout fondement dfespérance, tout ce qui peut alléger la douleur et diminuer les maux cuisans. » L'enfer ! qui essaiera de dire tout ce que renferme ce mot effra3^tttt Quoi qu'il puisse renfermer, c'était là votre juste salaire, et il eût été votre portion sans une miséricorde souveraine. Quelle grâce d'être hors de l'enfer l
Oui, dussions-Dous soafFrïr lei les épreutes les plus cruelles, les tnaux les plas aigus, sau vous nos âmes et nos maux sont fiais. ..
Chaque matin, que dis-je, Chaque moment» de nouvelles grâces afBuént vers vous. Un klifliient , une heure de sommeil , un mot bienveillant, un répit momentané à des' douleurs insupportables, tout est gràee.
Un remàde est um grâce, une demeure est une grâce. Yous'êtes donc entouré de grâces. Mais c'est aux choses spirituelles qu'il vous faut regarder si vous voulez connaître le Seigneur. Quoi ! posséder la révélation de son Esprit, de sa volonté el de ses desseins ; avoir un trône de grâce, un avocat dans le ciel, une espérance au* delà du tombeau , la per^ctive d'une glorieuse résurrection; voilà, ce mesem* ble, des bénédictions entassées sur d'au^ très bénédictions , des faveurs ajoutées h d'autres faveurs. Voilà des grâces qui noua pénétreraient d'élonnement, d'admiration et de reconnaissance si nos cœurs n'étaient d'aimant , plus durs que le caillou méme«
La fidélité du Seigneur est grande ; « il-, ttxauce les prières. » Vous n'êtes pas retranché comme quelqu'un qni encombrerait la terre; il y a toujours de Tespoir, toujlmrs du secours auprès de Jésus. Regardez à son sang, il est d'un prix infini ; regardez à sa.juslice> elle honore chaque perfection de la nature divine > et chaque: précepte de la loi sainte; regardez à sa grâce; n'est-ce pas une plénitude sans bornes^ incommensurable ? Regardez à sa Parole > elle est plus durable que le ciel eC la lenre; regardez à son nom ; regardez à sa nature , n'eist-il pas la splendeur de la . gloire , l'image empreinte de la personne du Père^ le Sauveur? Ah I contemptez-le^ et vous serez délivré de vos péchés ; conteropiez-le , et vous triompherez de votre corruption ,. de Satan , du péché et de la mort; regardez-le avec l'œil de la toi, et la vie éternelle est à vous. Le Père est fidèle *à. sa parole. Jésus reçoit encore les pécheurs, et sa grâce éternelle et toute puissante prépare leur glorification.
Mon Dieu [ mon âme est abattue; c'est poor^oi je me sonviendrai de toi. ( Ps« XLII, 7.)
La course du chrétien , semblable au voyagé du pèlerin , se poursuit tantôt à travers des déserts arides ^ tantôt pardessus des montagnes rocailleuses et par des défilés dangereux. La perspective qa'ii a devant lui est souvent obscvR^cie, ta consolation s'éteint dans son cœur, il se sent isolé et abandonné; son âme est abattue.
Sa corruption innée, se réveillant parfois»
vient s'opposer à tout ce qui est bon, utile et saint, et Tafflige au-delà de toute expression, n voudrait faire le bien, mais le mal s'attache à lui pour Ten détourner et l'en empêcher. Frustré dans ses efforts , trompé dans son attente et affaibli au point de se sentir impuissant et malheureux , it s'écrie dans l'angoisse de son âme: Misérable que je suis! qui me délivrera du corps de cette mort? Le voilà réellement abattu. Dans d'autres momensi , l'aspect
sévère de la providence divine le tente b révoquer en doute la part qu'il a à l'amour et à l'adoption de TEternel. C'est avec l'ont de la chair qu'il envisage les choses , les considérant plutôt en homme qu'en chrétien. Oubliant les secours promis de Dieu, il tombe dans le raisonnement; et comparât sa position à celle d'autrui , il est sur le point de tomber dans Terreur de Jacob, qaand il s'écria : < Toutes ces choses sont contre moi. » La chaleur de la fournaise augmente, les eaux grossissent, les vagues mugissent; il sent qu'il perd le fond, et s'imagine être sur un terrain glissant; encore un peu, et la religion, à cause de lui, va être avilie, l'Evangile sera déshonoré et la gloire de Jésus sera ternie. C'est alors qu'il s'écrie avec douleur : «Mon âme est abattue 1 >
Le chrétien a peut-être une famille qu'il détire élever et nourrir dans la crainte de Dieu, et à laquelle il s'efforce de donner im'exemple digne de leur imitation ; mais le voici encore empêché ,. tantôt par ses
choisie pour sinterposer en notre favear.
N'oubliez pas^'que le Seigneur a^promù de nous aider, de diriger et de surniontei toutes choses; il est fidèle et agit toujours d*une manière digne de lui-in^e; il ne nous délaissera point jusqu'à ce* qu'il aH accompli tout ce dont il nous a parlé. Il est toujours près y et son œil remarque les plus légers mouvemens de ses amis comme ceux de ses ennemis. Son oreille est attentive au plus faible son, et rien n'échappe à la pénétration de son esprit Il s'occupe de nous, il cherche notre Ûen, et il l'accomplira sans aucun doute. Ne nous appuyons donc pas sur llionmiei abandonnons toutes les créatures pour ne nous appuyer que sur le Seigneur. Quelle grâce de pouvoir nous réfugier, au temp6 de l'épreuve , auprès d'un Dieu d'amour, de miséricorde et de bonté ! Quel bonheur d'avoir un Sauveur qui compatit à toutes nos infirmités, puisqu'il a été tenté de même que nous en toutes choses, si l'on en excepte le péché I Oh I Jésus^ fais voir que tu sym-
pafhises avec tes frères' qui sont pauvres ^ éprouvés et abattus. Ohl donne-nous de croire que tu es toujours Jésus, Tami tendre , compatissant et fidèle de tons ceux quF t'aîinent et qui recherchent ta gloire I Aide-nous , quand nos âmes sont abattues»
à nous souvenir de toi y de tes angoisses ^ de ton agonie et de ta sueur de sang. Rappelle à notre mémoire le poids de douleur sous lequel tu as gémi, à cause de nos péchés, et qui a troublé ton âme; rappellenous ces souffrances aiguës qui ont fait succomber ton corps et qui t'ont jeté dans les bras glacés de la mort l
Frères et soeurs, qui parcourez avec moi les sentiers de la tribulation, il faut vous attendre à des épreuves et à des peines; «lies font partie de notre portion, et sont ordonnées pour notre bien présent et notre bonheur à venir. Nous ne pouvons les -éylter tontes , quoique notre iminrudence «ni angmente parfois le poids. Regardez à •Jésus; je sais que vous trouverez difficile -delefairo,8urtoutsi vousavez déjà regardé
— IW —
sans avoir été encore soulagé. Je le sens moi-même dans ce moment; oependant il faut nous efforcer de tourner nos regards encore une fois vers lui. Jésus est toujours le même , nous sommes un aveo lui, et il ne saurait nous oublier.
Avant qae je fasse affligé , je m^égarais; mais mainteaaiit j'obserye ta parole. ' (Psaama ; CXIX,69.)
Le repos etla prospérité engendrent une foule de tentations , et il est bien rare que nous ne nous laissions surprendre par quelques-upes d'entr'elles. Ëzéchias étant dans Taffliction , savait prier , lutter, et être le plus fort; mais il se détourna de Dieu quand les jours redevinrentbeauxetsereins. Dan6 le repos et la prospérité, le coeur s'endurcit , les soucis du monde et la séductioft des ricliesses étouffent la parole, de manière qu'elle devient infructueuse. Le Sei-
gneur lui-même n'est plus écouté , aussi a*t-il dit : <t Je t'ai paillé durant ta grande prospérité ; mais tu as dit. : Je n'écouterai point. Tel est ton train dès ta jeunesse que tu n'as point écouté ma voix. » ( Jérém. , XXII, 21.) David sut mieux maintenir sa réputation dans rafOiction, que dans la prospérité. C'est du faite de la prospérité qu'il est tombé, au sujet d'Urie le Hettien.
« La prospérité des insensés les détruit v»
et les enfans de Dieu, sans des jpeineset des épreuves, souffriraient un tort immense. Voyez les afflictions de David, comme elles sont nombreuses et variées !
Saul le chasse pendant long-temps comme on poursuit une perdrix sur les montagnes. Hakilah, ville qui lui fut prêtée par ks Philistins, est livrée aux flammes , ses biens sont pris , ses femmes emmenées captives, et le peuple parle de le lapider.
Son bi^-aimé enfant qu'il eut de Bath- 8cebab,lui est enlevé pour le punir de soa péché. Amnon ravit sa sœur Tamar ; Absçahxn soulève une rébellion contre lui ,
\ient vers ses concubines, le chasse efl exil et finit par mourir dans ses péchés.
Plus tard , à cause de son orgueil , il voit régner au milieu de son peuple une mortalité qui dure trois jours et qui lui enlève soixante-dix mille de ses sujets. Ces afflictions y et d'autres encore, sont rsqfiportées dans son histoire , et il les regarde comme les conséquences de son égarement. Les afflictions vont le rappeler dans son cabinet, et auprès de sa Bible et de son Dieu ; elles sont les châtimens du péché , et ont pour but notre enseignement.
€ Ta malice te châtiera et tes infidélités te reprendront , afin que tu saches et que ta voies que c'est une diose mauvaise et amère que tu aies abandonné TEternel, et que ma crainte ne soit pas en toi , dit le Seigneur, TEtemel des armées. » (Jéném., n, 19. ] Quand elles sont bien comprises, nos afflictions nous humilient devant Dieu, nous donnent une haine plus profonde pour le péché, et font que nous nous attachons de cœur et d'esprit au Seigneur.
Elles ont pour but dé nous montrer la na* ture du péché, les effets de nos transgressions, la nécessité de veiller, et le besoin que nous avons d'être chaque jour maintenus par la main droite de la justice de l'Etemel. Qnand elles nous conduisent à sonder la parole de Dieu , à la plaider en notre fiaiveur, à nous l'appliquer et à nous y soumettre, elles ont accompli un but des plus désirables. U devient évident alors qu'elles n'étaient que des bénédictions déguisées , qui nous ont fait un bien réel.
Chrétien, appréciez votre Bible, étudiez la volonté de Dieu ; que votre ambition , en tout temps et en toutes choses, soit de vous laisser gouverner par ses préceptes salutaires et saints.
Ma grâce te soffit, car ma force s'accomplîl dan» la faiblesse. (9, Cor., XII, 6.)
C^est le regard de bienveillance que Jésus arréle sur un pécheur, qui vaut à ce
pécheur toutes les commonicalioas qu' reçoijl; il nous communique sa grâce pai ce que nous avons trouvé grâce devant »
yeux. Celui qui a déjà senti la puissance la douceur et la gloire de la grâce divin ne peut qu'en désirer davantage. Dansto< les siècles, c*est la grâce qui a pourvu ai besoins de la famille du Seigneur. Qi faut-il que je fasse? > s'écrie Tâme ai goissée et éperdue. Il faut, tout simpl< ment, regarder à Jésus. Il a une plénituc de grâce , et cette grâce vous suffit. El vous suffit pour vous faire supporter pi tiemment vos afflictions, pour vous réjou au milieu de la fournaise et vous faire dire « £n toutes ces choses je suis plus qi vainqueur par celui qui m*a aime. » Raj pelez -vous les œuvres merveilleuses qu a faites , ses exploits et les commande mens de sa bouche. Il a toujours été* délivrance' du pauvre au jour de la de tresse. C'est sa grâce qui pardonnera vc péchés^ qui rectifiera vos erreurs, qui soi mettra vos ennemis, qui justifiera votr
personne , qui sanctifiera votre ânfie , qui pourvoira enfia à tous vos besoins* Il est gracieux, abondant même en grâce , et il vous fera part de ses dons. Ne craignes pas ; vous tous sentez peut-être faible , indigne ; vousdoutez de votre «trotf à la grâce de Jésus. Mais y ne l'oubliez pas, la grâce est toujours libre, gratuite. cCe n'est [)oint à cause de vous, ô maison de Jacob, que je ferai ceci, mais pour Famour de ma sain« teté. C'est pour Tamour de moi, pour Tamoor de moi, que je te- ferai ; car comment mon nom serait-il profané? £t je ne donnerai pas ma gloii^e à un autre. » Jésiis se glorifie en secourant le pauvre, en protégeant rindigne, en rassasiant les affamés , en fortifiant les faibles , et en conduisant * les boiteux pour qu'ils puissent s'emparer de la proie. Il fait valoir son droit quand il dit : cNe m'estil pas permis de disposer, comme je veux de œ qui est mien? »
Il déploie son autorité quand il dit : a J'au< nd pitié de celui de qui j'aurai pitié; » il montre sa bienveillance en disant : « Va-t«
en promptement par les places et par les rues de b ville, et amène ici les pauvres, les impotens, les boiteux et les aveugles;* enfin il se glorifie : « non point à noos,Ele^ nel, non point à nous, mais donne gloire i ton nom pour Tamour de ta bonté , font ramoiir de ta vérité. Notre Dieu est dans les cieux ; il fait tout ce qu'il lui platt. » La grâce de Jésus est pour quiconque la recherche ; si vous la voulez , cette grâce, vous êtes précisément la personne pour qui il s'en trouve une provision en Jésus, et à qui eUe sera donnée. Le passage de TEcrilure que nous méditons suffirait à lot seul pour vous faire traverser le temps en sûreté, et pour vous faire aborder triomphant Ie& rives de la gloire étemelle. Il a été écrit pour votre consolation et pour votre salut; réclamez-vous-en comme du don gratuit de Dieu, avancez-le comme le garant qui vous fait compter sur tout ce qui est bon et nécessaire, et confiez-vousy avec toute l'assurance possible , car il ne peut vous tromper. Gomme St. Paul, vous
9ivez une écharde dans la chair, et c'esi le même Dieu fidèle qui vous fait la même promesse qu*àrAp6tre.L*écharde et la promesse vont ensemble dans les dispensatiens du Seigneur. N'essayez donc pas de les séparer y mais allez à Dieu , lui disant comme David : « Souviens-toi de la parole que tu as donnée à ton serviteur, et en la-r quelle tu m'as fait espérer. »
~ Ne cniàs point. (Esaîe, XLI, 10.)
Tontes les fois que la miséricorde s'a-^ dresse à nous , c'est d'une manière digne d'elle , et ses appels se caractérisent par la teadresse et par la vérité. La miséricorde compatit de la manière la plus émouvante à tous les maux que nous sommes appelés à souffrir ; elle s'adresse à nous avec desi paroles de vérité adaptées aux circonstances dans lesquelles nous nous trouvons. Dans ces momens, où les
difficultés, les dangers 0u les ennemis ^ennent troubler l'esprit et abattre l'ame du fidèle > la miséricorde, lui parle en ac-^ cens des plus encourageans et des plus doux. € Ne craim point, » lui dit-elle. Et cependantyil n'est pas de sentiment auquel nous soyons plus portés qu'à la crainte ; la faiblesse de notre foi, la perversité de notre nature nous colonisent sans <^sse au découragement et à la défiance , bien que nous n'ayons aucun motif réel de craindre soit pour les choses temporelles soit pour les éternelles. Le Dieu de I^allîaiice et notre Père, nous le défend, et Jésus l'a plus d'une fois défendu aussi. Toutes les promesses de sa parole comme tous les traits aimables de son caractère révélé , sont dirigés contre nos doutes et nos faux raisonnemens; pourtant, que de fois il a occasion de nous dire : « Pour quoi douteZ'Vous? » € Si, après avoir mal fait, le sentiment de notre péebé yieat peser lourdement sur nos coeurs , Jésus nous dit : « Ne craignez point, venez q|
débattons esscmble nos droits. Quand vos péchés seraient comme le cramoisi , ils seront blanchis comme la neige-, et quand ils seraient rouges comme le vermillon , ils deviendront blancs comme la laine, b Se peut-il quelque chose de plus doux, de plus encourageant, comme de plus simple et de |»lus positif , que ces gracieuses paroles prononcées par un Dieu fidèle ?
Toutes les fois donc que nous serons assiégés de craintes , provenant du sentiment de notre péché , ou d'une mauvaise oonsdence, empressons-nous d'aller au trône de la grâce divine , et là , appuyonsnous sur sa promesse gratuitement donnée, et sur le sang infiniment méritoire de notre cher Rédempteur» N'enti^tenons pas en nous des pensées injustes , comme si le Seigneur ne voulait pas pardonner ou qu'il fàt lent à accomplir sa promesse; apprôehons-nous de lui et débattons toute TaCbire , nous attendant à trouver l'É ternel fidèle à sa parole et à son caractère révélé. Sites peines augmentent, si les épreuves
dbondeiity toujours nous dit-il : c Ne craûi» pas, je serai avec toi quand tu seras dans la détresse , je t'en relirai et te glorifie* rai; je te mettrai en une haute retraite, parce que tu connais mm nom. » Que nous reste-t-il donc à faire quand les peines se multiplient , si ce n'est d'accepter la franche invitation qui nous est faite du ciel , et de compter que Dieu ratifiera sa parole? N'a-t-il pas dit : « Invoque-moi au jour de ta détresse , je te délivrerai et tu me glorifieras? » Si donc la gloire de Dieu nous est chère , si nous voulons être délivrés d'une manière à la fois sûre et honorable , il faudra que , renonçant à la créature, nous nous tournions vers le Seigneur; il faudra que nous l'invoquions avec foi, avec d'instantes supplications jusqu'à ce qu'il s'élève et qu'il nous fasse connaître la délivrance et la joie. Quel moyen sûr et facile, de sortir de peine!
Ah I puisse- je toujours le préférer à tous les projets de mon cœur charnel , et aux avis de ceux qui se disent mes amis. Ceux*
i peuvent me manquer ou être mêlés Terreurs , tandis que celui-là est imman- [uaUe, infaillible. Si des ennemis puisans et nombreux s'élevaient et se ran- ;eaient en bataille devant moi, dans le Mit de me nuire ou de ralentir ma '^urse , mon Dieu me dit : c Ne crains K)int. Aucune arme forgée contre toi le réussira, et tu condamneras toute angue qui se sera élevée contre toi en ju- ^ment; c'est là Théritage des serviteurs le l'Eternel et leur justice qu'ils trouvc- "ont auprès de mot !» Un chien ne remue )as sa langue, et il n'y a pasd'actions faites )ar quelque créature que ce soit , sans la volonté et la permission de ce Dieu qui ^ou8 dit : « Ne crains point. » Vous eni;agerait*il à bannir toute crainte et à vous q)puyer sur lui , si plus tard vos ennemis levaient triompher sur vous et se réjouir le votre chute? Non , assurément I car il M fidèle à saparole. Dices plutôt : « J'au- *ai confiance et je ne serai point effrayé, :ar TEiernel est ma force et ma louange;
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et il a été mon Sauveur. » Si les tenlations qui vous assiègent sont d'une natare pénible y Dieu vous dit encore: « Necràiss' point ; » aucune tentation ne vous est survenue qui n'ait été une tentation- humaine; je suis fidèle et je vous eh donnerai rissue , de sorte que vous la puissiez sap* porter, j Vos épreuves et vos tentatioiu sont toutes nécessaires, aucune d'elles est superflue , aucune ne vous pourrait être épargnée sans nuire à vos plus chers intérêts. Satan est un lion enchaîné et Tesclave de votre Sauveur ; il ne peut agir que par permission , ses limites lui sont toujours prescrites.' Son rugissement vous effraie y c*est possible , mais jamais ses dents ne vous saisiront; il peut vous tourmenter , mais non vous dévorer. Eofia quelles que soient vos circonstances, le Seigneur vous crie : « Ne crains point , > car toutes choses concourent ensemble au bien de ceux qui aiment Dieu , et qui sont appelés selon le dessein qu'il en avait formé. > c Toutes choses sont pour vous,
afin que cette grâce, se répandant de tons c6tés, elle abonde à la gloire de Dieu. > Ayez en vue la gloire de Dieu et toutes dioses, soit spirituelles « soit temporelles^ soit éternelles sont à vous.
Nous aurons toujours de quoi nous excitera laconfiance; mais si nous croyons^ rien ne devrait nous donner de la crainte parce que c'est Dieu qui nous dit: cZYe crains point, » Le Seigneur est pour nous, il est avec nous, il nous aidera et cela «dès Taube du jour, n Tout ce qui nous regar« de , c'est lui qui Tft ordonné avec une parfaite sagesse et de la meilleure ma* nière possible. Si seulement nous savions tenir les choses à la place qu'il leur a assigné, tout irait bien, oui éternellement bien. Si nons croyions que sa toutepuissance surmonte tous les événemens»
nous resterions heureux et conlens. Puisque c'est son amour paternel qui dirige toutes ses dispensations, pourquoi sommes-nous craintifs , anxieux et malheureux ? Si la sagesse infinie , si la toute-
puissance , si Tamour paternel sont à rœuvre pour produire notre bonheur présent et notre bien éternel , il faut alors que nos craintes soient sans fondement; notre anxiété dès-tors devient une folie. Tout ce que nous avons affaire c'est de croire Dieu , de plaider en notre faveur le nom victorieux du Sauveur, d'accepter tout ce que notre bon Dieu veut bien nous donner, en un mot d'être humbles , actifs et heureux. Mais ne doutons^ jamais de son amour ni de sa bonté ; ne négligeons point sa communion> autrement nous nous préparerions des chagrins , et nous nous attirerions de nombreuses afflictions. Notre vie est en sûreté , elle est cachée avec Christ en Dieu , et parce qu'il vit nous vivrons aussi. Notre cause doit prospérer puisqu'il vit toujours pour intercéder en notre faveur. Notre fin sera heureuse , vu qu'il est allé nous préparer des demeures et qu'il doit revenir nous prendre avec lui. Il n'y a donc aucun sujet de craindre ni de se décourager I Si Dieu
est notreDieiL, si Jésus est notre Sauveur, si les promesses nous appartiennent, si le Saint-Esprit est notre consolateur et le ciel notre patrie finale ^ qu'y a-t-il qui soit digne de nous occuper ou suffisant pour nous remplir de crainte ?
Si donc lajniséricorde nous dit à nous qui croyons en Jésus ^ de ne pas craindre; si elle élève à nos regards des motifs d'encouragement 9 de confiance 9 de contentement et de paix ^ « allons donc avec ccmSance au trône de grâce afin d'obtenir miséricorde et de trouver gr^k^ pour être secourus dans le temps convenable, et pour servir Dieu d'une manière qui lui soit agréable, avec respect et une sainte frayeur, rejetons tout fardeau et le péché qui nous enveloppe si aisément, et poursuivons constamment la course qui nous est proposée, regardant à Jésus. » Nos craintes déshonorent Dieu , troublent notre esprit, r6jonissent Satan et contristent les Saints.
VeSlons-y donc, prions et combattons, nous raillant que c'est le Dieu qui est fi«
dèle, juste et véritable , qui nous dit:
«Mécraiiis point! »
loToque-moi ao jour de tt àéiniBe, je t'en défi» rsemi et ta me glorifieras. ( Ps. L , Ift. )
Chrétien , dbns cette déclaration^ de b parole, divine , vous voyez votre portioii actuelle 9 ^otre privilège de chaque jour, votre perspective dans l'avenir. Votre por tion d'à présent ce sont les peines , et 8 vous croyez y échapper , vous serez eerta nement désabusé. Les peines ont po?
cause première, le péché , et cette terr maudite à cause du péché , est le sol elles fleurissent. Elles s^élèvent tout aut de nous, et nmis apparaissent sous uw finité de formes : nos liaisons , notre r tation, nos emplois, nos relation^ , toi une source féconde de peines. Nous a?
des peines d'esprit, des peines de po.« des jx^incs de corps, des peines de
parts. Cette terre n'est pas le lieu de notre repos, elle est souillée ; elle n'est pas notre demeure» nous n'y sommes que comme des pèlerins; elle n'est pas non plus notre patrie, nous y sommes étrangers. Chaque jour a ses peines particulières , et souvent après nous itwm attendus avec certitude à des m(»nens bien doux , il nous est arrivé des contre-temps et des chagrins tout particuliers. Tout nous dit : « Le bonheur n'est pas en moii » Vous le cherchez à droite; mais la paix permanente ne s'y trouve point ; à gauche > et les désappoinlemens vous attendent. En Jésus seul , se trouvent une paix sdide, un saint contentement et une. consolation durable. Si nous savions biea interpréter les voix qui nous entourent; nous les entendrions toutes nous dire:
c Allez en Jésus, demeurez en Jésus , tenez tout de Jésus, ou soyez malheureux et désappointés. » Le Seigneur nous nour^ rit de ^héritage de Jacd); mais pouf peu que nous lisions son histoire, nous trouverons qu'il croît sur cet héritage plus
eam de te» feiats , ei wut ctt que Un Dîea t'a
Ifaiausoaat , voîd t'oavrir lotrppm»
pectke : € le f «■ dé li f f Cf i K d ta aie glorifieras, j» kt le Seigaenr prcad Teaga* gemenl de délivrer le pétfaear qai Inroque; [nmitods-do» alors être trc^ eoafiants ou attendre avee trop d'assMraaee?
Non sorement. Craignons seulement de rouloir prescrire an Seigneur le temps, les movcDs. ou la manière de notre délivrance. li saura bien tous délhrrer , et cela de manière à honorer votre foi, à confondre votre incrédulité et à s'assuror à luî-méme toute la gldre. Ton* tes ses bonnes délivrances proclament un jubilé dans Tame ; les jours auxquels elles nous arrivent sont des jours de jubilation.
« Je te délivrerai, ou je veux te déHtrer.^ Ce veux est plus durable que la terre, plus stable que les colonnes du ciel , immuable comme la nature de rEtcmel. € Je veux te délivrer, » voilà tout & la fois , la nourriture , le fondement et le garant de
la foi ; l'ouyerture au travers de laqutile l'œil de lespéraDce se dirige et le grand argument que Famé fait valoir auprès de Dieu, a Je te délivrerai, toi; n'est-ce pas là , mettre la main absolument sur la personne ? Mon pauvre frère , es-tu dans la peine? Invoques-lii le Seigneur? Ecoule; il le 4Ut, « le le délivrerai. > Tu es la per^ Bonne quSl avait sôus son regard et dans son cœur lorsqu'il fit écrire ces précieux mots» aocepte-les donc et dis : cil me délivrera.» Et, après avoirété délivré, après «voir éprouvé la fidélité de Dieu , et reconnu l'efficace de la prière , après avoir joui du bonheur d*étre délivré, tu me glorifieras; oui, en dépit de Satan qui essaiera dé t'en empêcher, en dépit de ton incrér dalîté qui voudra te fermer la bouche, t« 4110 glorifieras. Comme cette pensée est douce t de quel bonheur, de quelle satisfaction ne devrait'^Ue pas nous remplir !
n faut que chaque fidèle puissedire : Tout est bien et précisément comme je l'aurais voulu ; à moi la grâce , à Dieu toute la
jf
gloire. Mes Frères en Jësas, compiezsar Totre jNNttoii 9 appréciez fotre jN^ml^ff et oanûàpez 9ar bt perspeetPK qae TocBara defaot TOUS.
Eternel! il n'y a perioBBeqai soil sMibltUe à toi.(Cliron.,XVII,90.]
Entérite, notre IMai est sans égal. Noos avons entendu parler de plnsieùrs dieux, de plusieurs seigneurs» mais qui est semblable à TEtemel notre Dieu? Quand non considérons son caractère tel qu'il nous k révèle pour notre consolation, comme pou notre instruction et pour notre bonbeor nous sommes forcés d'avouer qull n'y a pe sonne qui soit digne de lui être compaf Nous avions enfreint sa loi et déshonr son nom. Nous avions méprisé son au rite et rejeté son invitation. Et néanmo (ô cieux! soyez étonnés, et toi terre mire I) il vient vers nous en Chi*ist,
impute nos péchés y il noiisi^vét de sa justice et Qous envoie le miniilère de la rér conciliation pour nous assurer qu'il «st %mi)url II satisfait à sa justice par la -vie , par les souffrances et par la mort expiatoi- 1*6 du bien-aimé Sauveur ; il déploie toute rétendue de son amour en daignant entrer en relations avec de pauvres et d'indignes pécheurs I Le Fils de son amour est traité [Kir lui comme l'objet de sa haine pour [{u'il puisse agir envers nous comme envers des enfans dQ sa grâce ; il descend jusqu'au plus profond abaissement pour nous élever m plus haut degré de la gloire ! Il nous invite à lui avec bonté et nous fait des iromesses fidèles ; il s'engage par serment iovèrs nous et «e montre plein de charité lans le but de nous rendre heureux et bélift, n supporte nos infirmités > il soulage 108 misères et nous attire à lui de la maliëre la plus tendre et la plus persuasive t 3 Etemel 1. il n'y a personne qui soit semblable à. toi ! ton amour est admirable ; ta x>ndesoendaace est sans bornes , ta grâce
— in —
surpasse toute intelUgeDce, ta patieDce est plus que grande » te$ compassions sont étemdles et ta fidélité est immuable 1
Si nous considérons les voies de l'Eternel, nous voyons qu il n'y a personne qui lui soit semblable. H pourrait» d'un smii mot y écraser ses ennemis et les plonger dans le désespoir ; mais au lieu do oeta» il les nourrit constamment > et à plusieurs d'entr'eux il accorde les plus riches bénédictions de sa providence. Il dresse leurs tables; il pourvoie à leurs besoins et répand sur eux Tabondance de se& faveurs, et cela dans le temps qu'ils blasphèment son nom , qu'ils méprisent la mentioii de sa grâce et lui disent avec dédain de s'éloigner d'eux. Il les préserve d'une foirie de dangers qui autrement les précipiteraientdu temps dansTétemité. U lesave^ lit de leur dangereuse position par la parole de sa grâce , par les ministres de son Evangile et par les diverses dispensatioos de sa providence. Il déploie chaque jour sa patience à leur égard , et ne permet pas
qne leur ioiqiiité Tirrite au poiat de les <k^ traire immédiateminent. Qui » si ce n'est l'Éteroel, voudrait ainsi mourir, et conserter, avertir et supporter des êtres si otMtinés, si ittsottcians et si endurcis? Personne assorémenL cLa bonté de Dieu est d'autant plus admirable que les hommes sont pins vils, plus rebelles et plus ingrats. »
Et lorsqu'au temps marqué par Dieu , quelques-uns de ses ennemis, viennent à sentir leur danger , et désirent échapper il la condamnation qu'ils ont méritée, il lenr'pardonne dès qu'ils s'adressent à lui et ne se souvient plus de leur ingratitude Ipassée. Pendant que ce monstre d'homme l^rucifié è côté de Jésus , se platt à se moquer de Fagonie du Sauveur; pendant qu'il blasphème son nom adorable et s'efforce d'ajouter à ses terribles angoisses , Jésus garde le silence comme celui qui n'entend point; il souffre comme celui qui ne sent rien et se montre bon comme s'il eàt été tMté avec le plus grand respect.
Car à peine ce hardi blasi^iémateur a-t-il
crié : c Seigneur , souviens-toi de moi,»
que, Jésus répond: c Aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis. » Et peux-Ui, 6 mon Sauveur I pardonner gratuitement, pleinement à un tel misérable? peux-tu le prendre dans tes bras et le porter, dans ton ciel 1 peux-tu oublier ses crimes, rouges comme le vermillon , les insultes qoll t'a faites et Taudacieuse méchanceté dont il avait été coupable quelqqes instants auparavantl Eternel! qui est semblable à toi ? Le malfaiteur entre dans le ciel à Té-
tonnement des anges , à la confusion des démons 9 à l'admiration des saints glorifiés et à la «gloire du cher et bien^dmé Rédempteur. Et ce n'est pas là un cas isolé , c'est un exemple de ce qu'il peut , de ce qu'il veut faire pour nous. Ce fait nous montre la grâce justifiante dans sa vraie nature et avec ses couleurs véritables; il nous nK)ntre ce qu'est Jésus et comment il se conduit à l'égard de tous ceux qui cherchent le pardon et le salut auprès de sop trône. Mon-s<^ulement il pardonne en-
fient le pécheur qui se repent, miais rée cordialement y mats il le reçoit .
le un des chers objets de son amour, ousetà chacun d'eux il dit : cJ*ai tes forfaits comme une nuée épaisse péchés comme un nuage ; retourne car je t'ai racheté. > « Je te pardontes iiqustices , et je ne me sonvien- )lus de tes péchés ni de tes iniquités.»
montre bon envers eux comme s'ils 3nt toujours bien comportés à son y et les enrichit sans cesse de bénéins pures / spirituelles, éternelles. U vét du manteau de sa justice , les oris grâces de son Esprit , les console ;s promesses de son amour; il les sse devant son Père lorsqu'ils invo- : son nom , il les protège contre leurs nis cruels et malicieux et finalement couronnera de gloire. Eternel 1 il n'y sonne qui soit semblable à toi ! Il les ndavec tendresse quand ils s'éloii de lui, il les prémunit avec bonté e les dangers et les ennemis , il les
exhorte avec douceur à se tenir prèi de lui y et les corrige enfin avec sagesse quand ils viennent à s'égarer. Et que reçoit-il le plus souvent en retour de tant d'amour et de bonté? Hélas! deux fois hélpsl de ringratitude, des rebellions, de la dureté de coeur, de la tiédeur d'affection, TonUt de ses grâces et la douleur de se voir préférer d'indignes rivaux.
Ta Tolonté soit faite. ( Lac , XI , 9. }
La volonté de Dieu est la cause première de toutes choses et la plus excellente des règles de la droiture. L'Eternel étant luimême infiniment saint, juste , bon , sa volonté , de quelque manière qu'elle se fasse connaître, doit être ce qu'il est lui-^môme.
Quand par sa volonté le monde sortit d^ néant, tout y était saint et c très-bon, »
conune doit l'être tout ce qui découle d*une telle source. C'est de cette volonté
ient toute exBtence; toutes dv»ent d'elle et en reçoÎTent leur nar forme et leur place. Notre Dieu les deux , il a fait tout ce qui! a agit selon ka volonté dans le ciel, îrre et dans Tenfer ; ce qa*U a ré« subsister; et il feraicmf son plairait toutes choses selon son bon Ainsi parle le Saint-Esprit pour truction, pour noire édification consolation. La volonté de Dieu, qu'elle regarde ses enfans bien- 'est autre que celle de Tamour )ans toute sa conduite envers &aXp jnique est leur avantage présent onheur étemel. Quelque variées nt ses dispensations, son dessein le même , et Ton pourrait le réans ces quatre mots : « Je veux ir.» Oui, c'est là la déterminade notre Dieu et notre Père; ir d'une manière compatible avec »uses perfections , avec son caraoi et son nom auguste. Il agit ton?
jours dans ce but bienbeureux ^ de sorte que les enfans' de Dieu peutefil toujours diatlter : « Toutes les Toies de l'Etemel ne sont que bonté et vérité pour'ceuxqui gardent son alIîaAce ei ses témoignages. > C'est une même fin qu'il vent accomplir lorsqu'il nous afDige de croix lourdes et de pertes douloureuses y lorsqu'il répand sur nous d*s^ndantes grâces temporelles et que du roeber découle pour nous des lorrens d'buile.
* Si nous réfléchissons que la nature de notre Dieu en Christ est essentiellement amour y que sesdesseînssont tousdegrâce»
que ses dispensations sont arrangées et effectuées par une' sagesse infinie et soos les auspices de cet amour et dé cette griice même , si nous considérons qu'il ne respire en tout temps que bonne volonté envers nous f comment douter que ce ne s(Ht notre avantage qu'il se propose dans toot ce qu'il accomplit ou qu'il permet t Et si nous croyons qu'en toutes choses il n'a «n vue que notre bien présent et notre
bonlieur éternel y assarément il nons éoirvienl de nous soumellre avec promptitude à toutes ses dispensatiôns. H nous faut recevoir avec confiance tout ce qu'il envoie, et croire implicitement , malgré les apparences contraires, que tout concourt à notre bien et aboutira à son éternelle louange. C'est ici la volonté de Dieu , savoir, notre sa^tificatîon , que nous soyons séparés du monde et consacrés h lui comme des vaisseaux de miséricorde. Voilà ce qu'il nousacommandé d'être, ce qu'il veut faire de nous, et afin d'accomplir un but si élevé, si saint, il fait retentir l'Evangile à nos oreilles, il envoie le Sainte-Esprit dans -nos coeurs et verse dans notre coupe bien des gouttes amères. Son langage dans l'Evangile , comme dans les dispejisations de sa providence est celui-ci. c Je veux queceux qui m'ont été donnés soient avec moi. » Et ce n'est qu'en vivant dans une sainte comh munion avec lui , en recourant continuellement à sa grâce ainsi que par de pieuses méditations, qucf nous pouvons marcher
d'une manière digne de la vocation à b« quelle nous avons été appelés.
Les chrétiens en priant disent souvent:
ta volonté soit faite» et ils sont justifiés en le faisant» s'ils consultent leur propre bonheur ou la gloire de Dieu ; niais ils ne se doutent guère par momens de ce qu'ils demandent en priant ainsi. Si cette requête part du cœur, il se trouve souvent que nous prions le Seigneur de contrarier notre volonté, de frustrer nos desseins, de boucher nos sentiers, de flétrir les fleurs de notre espérance, enfin de nous donner de l'absinthe au lieu de miel et du fiel pour du lait. Car il arrive très-fréquemment que notre volonté, par sa tendance charnelle, est directement opposée à la volonté de Dieu, et nous ne-pouvons en aucune manière nous opposer à la volonté de notre Père céleste , sans nous opposer dans le mé* me degré à nos intérêts propres. Cherchons à nous conformer à la volonté de Dieu, et
attendons-nous , si Dieu daigne exaucer nos prières , à être éprouvés, purifiés , dé^
pouillés et dépouillés encore. Mais il sera avec nous dans la fournaise , et son regard ne se détachera pas un instant dé Taffligé qui s'y trouve. U sympathise avec nous dans tontes les épreuves qu'il nous envoie»
et il nous délivrera dès que son but sera accompli à notre égard. « Je ferai passer la troisième partie au feu » , mais il ne nous y laissera pas, et quoique le buisson soit enveloppé de flammes , pas une branche n'en sera consumée.
Nous devrions toujours regarder à la volonté de Dieu. Sa vcrionté, que la Bible nous révèle » demande notre foi et notre obéis*sance ; sa volonté secrète , dévdoppée par sa providence et par son Esprit , demande notre soumission et notre cordial acquiescement. Nous ne devrions former de plans ni entreprendre d'affaires qu'en ayant égard à la volonté de Dieu. « Sile. «Setgneur te permet nou$ vivronê , ou noue, ferone telle ou telle :r^o«e.»Nousnousépar.
gnerions par-là des perplexités et des dé-^ sapqpointemens et ce serait le moyen d^
nous conduire plus souvent au pied du trône de notre bien-aimé Seigneur. Un Dieu qui est amoiir^ ne peut que vouloir notre bien;, ses promesses, ses dispensations , sa pensée que sa parole nous révèle, nous assurent que sa volonté à notre égard est tout entière de bonté , de grâce et de miséricorde. Rien de eé qui nous arrivé maintenant , ne squrait démenùr la parole de sa grâce , ni annuler les ppomesses de son amour. Quoique ses toiés paraissent quelquefois ne pas être en Ikinnonie avec ses promesses, elles sont' pourtant dans un accord parfoil. Peut-être ne le veposnous pas maintenant, mais viendra le jour, où nous admirerons la sagei^, où nous adorerons la grâce que nous verrons dans l'harmonie qiri existait entre ses voies les plus obscures et ses plus brillantes promesses. Oui, nous anticipons sur le moment, où' notre Vue devenue entièrement nette., nous permettra de jeter un coupd'œil en arrière suf le chemin par lequel TËtcmel notre Dieti nous aura conduits.
alors Doas verrons qu'au lieu (Tune foutè déloumée notre chemin était parfaitement droit, et que malgré la discordance apparente entre les voieis et les promesses de Dieu, elles étaient néanmoins en parfaite harmonie.
Vous qui aimez Jésus , c'est la volonté dé t)icu qui est la- source de tout votre iKmheàr , la fontaiiïé d'où découlent- tourtes vos grâces. Vous n'êtes pas dans les ténèbre pour dire: Je voudrais bien savoir quelle est la volonté de Dieuimon égard?
Non , c'est Ici la voîonié de IHeu h votre Btijet, savoir, que tout bien véritable vous «oit donné à présent , et qu'à la 6q de votre course vous jouissiez d'une félicité étemelle. Vous serez appelés peiit-étre à passer par le feu et par l'eau , votre sentier sera entouré d'épines et pavé de cailloux , vos amis seront peu nonibredx , vos épreuves extrêmement pénibles et de longue durée ; qu'importe I toutes ces èhoses ^M3 serdfit autant de bénédictiotks. Tout 'compté, ce sont vraiment les meilleures
choses que Dieu pouvait vous vouloir et vous envoyer, de sorte que vous pouvez dire avec Newton : « Chaque croix m'est une grâce, et chaque épine une v|raie bé« nédiction qui me disent : « Ce n'est pas ici ton repos, tu es né pour des choses [dus élevées. •
Pauvre pécheur qui doutez, qui crai-* gnez et qui vous désolez , levez la tète pefr dant que je vous apprends,, ou plutôt pendant que Jésus vous apprend quelle est la volonté de Dieu à votre égard, c C'est ici la volonté de celui qui m'a envoyé, que quiconque contemple le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et je le ressusciterai au dernier jour. » (Jean, VI, 40.) Vous avez contemplé Jésus et cru ea lui, en celui dont il est dit que « tout ce qui est en lui sont des choses désirables ; » il est devenu l'objet de votre ardent désir et de votre constante prière; vous croyez qu'il est le Messie, qu'il peut toujours sauver; il vous trouve souvent sans doute dans le secret, l'invoquant et plaidant avec
lui. D vous a trouvé , bien que vous vous ne l'ayez pas encore trouvé d'une manière qui satisfasse votre âme. Sa volonté et celle de son Père est que vous ayez la vie éternelle ; c'est pourquoi la vie étemelle est à vous.
Je serai leur Diea ei ils seront mon peuple* ( Héb., VIII , 10. )
Ainsi l'a résolu l'éternel , à l'égard de ceuxqu*il a élus en son amour; et dans cette bonne et sainte résolution , tout notre bonheur y présent ou futur, se trouve enveloppé. Si l'Etemel est votre Dieu , toutes ses glorieuses perfections seront mises en oeuvre pour produire votre bien. Sa miséricorde pourvoira à tous vos besoins, sa puissance domptera vos ennemis , sa sagesse éclairera votre voie , sa fidélité répondra à vos prières; il maintiendra votre cause par sa Justice , son amour infini et su grâce se montreront dans tous ses rap^
ports avec vous. Ses promesses' sont votre hérilagey ses préceptes sont votre 'règle, et ses doctrines votre paradis d'à présent.
Son Fils est votre Sauveur et votre Roi, son Esprit est celui qui vous sanctifie, qui vous instruit, et il se donne lui-même pour être votre portion. Sa libéralité vous fait part de tous les biens véritables dans ce monde , ei bientôt elle vous couronnera de justice et de gloire. Le Seigneur vous guidera continuellement, il vous châtiera quelquefois , mais il vous recevra avec tx)nté et vous bénira en tous temps. Si Dieu est votre Dieu , alors tontes choses sont à vous, 4es choses présentes comme celles qni sont à venir; la vie , la mort , le monde^ tout est à vous, et vous êtes à Christ et Christ est à Dieu. Il n'estimera rien trop bon pour vous le donner, ni trop grand pour le faire pour vous , ni trop glorieux pour vous être -offert. Toutes les ressources de l'éternité, tous les trésors du temps seront , s'il le faut, employés pour votre bien spirituel etéiernel. Celui qui a Dieu , pour sonDieu,
ne peut manquer de rien de ce qui est réellement bon ; celui qui a Dieu pour son Diai a besoin de tofit ce qui est vérita- * blement bon. Voilà le plus haut degré de bonheur et d'henneur» et cet honneur appartient à tous ses ssânts.
« Ils me seront un peuple, un peuple particulier. » Afin d'accomplir ce grand et glorieux dessein ,ïi nous fait entendre son Evangile et il envoie son Saint-Esprit daM nos cœurs. Nous sommes profondément convaincnis de péché , tant actuel qu'origi* nel» tant manifeste que caché. Les ruisseaux sont d'abord découverts, mais [dus tard la source est révélée. Le sentiment intime que Dieu nous accorde de notre dangereux état de péohé et de condamnation, nous presse, nous force d'aller à Je- 'SUS pour qu'il nous donne par sa grâce le pardon, la paix et la vie éternelle. Nous frappons à la porte de sa miséricorde, et nous attendons quelques manifestatioasde son amour ; nous lui demandons les grAces dont nous sentons le besoin , ei nous espé-
roDs les faveurs que nous sollicitons^ enfin nous cherchons à avoir part aux mérites de son sang, et nous sommes dans l'anxiété jusqu'au moment où nous sentons ce sang appliqué sur nos pfoies. Dans le temps convenable , et lorsque Dieu en recevra plus de gloire et nous plus de bien , nous trouvons que Jésus nous a été fait sag0sset justice, sanclifk^ation et rédemption. Qu'il nous l'a été fait de la part de Dieu » que c'est ainsi que sa précieuse parole nous le révèle et que la foi vivante se le réalise* Le Fils nous affranchit, et nous sommes véritablement libres. L'Esprit d'adoption nous enseigne à nous réclamer de l'Eternel et à l'appeler avec confiance notre Père et notre ami. Heureux de son amour, réjouis par sa grâce, pénétrés de ses glorieuses perfections, nous voulons glorifier son nom , nous sommes prêts à entreprendre quoi que ce soit pour sa gloire et de faire quoi que ce soit qu'il nous commande.
L'amour, répandu dans le cœur, produit la plus douce liberté et nous contraint à une
obéissance volontaire Le langage de Tâme bienheureuse est : c que rendrai-je à l'Eternel I tous ses bienfaits sont sur moi, »
queferai-je pour glorifier mon Dieu? Maintenant ses commandemens ne nous sont plus pénibles. Lavés dans le sang expia« toire, revêtus de la justice de Dieu, et sanctifiés p^r la présence et par Tœuvre du Saint-Esprit dans nos coeurs, nous regardons ses précités comme étant justes à tous égards, et nous détestons toute fausse voie. L'obéissance est actuellement Télément de l'âme, et elle court sur la voie des commandemens de Dieu , la grâce ayant élargi le cœur. Heureuse , bienheureuse âme I elle jouit d'une paix qui surpasse toute intelligence , elle vit par la. foi, au-dessus de l'esclavage et de la mort, et trouve en Dieu son bonheur suprême. Elle n'est plus étrangère à la famille de Dieu , c'est une sœur bien-aimée, une cohéritière de Jésus-Christ. Elle devient étrangère et voyageuse dans le mon* de , montrant évideounent par ses œuvres
^u'dle cherche la cité qui a des fondemens et de laquelle Dieu est Farchilecte et le fondateur. Dieu en Christ, est maintenant le bienheureux objet de la foi ; la précieuse Bible est consultée chaque jour , et la sainteté parfaite est devenue Tobjet d'un ardent et inextinguible dêsirr Rteu ne peut satisfaire cette Âme si ce n*est une sainte communion avec Dieu , aussi 9 est peu de choses qui Fattrîstent comme de se Voir èié^sibfement éloigifiée dé hiî. Elle aime à se temr aiix pieds de Jésus, à médhér en Géthsémané, à contempler sa croix san- - glantè , à se nourrir de hiî comme du j^in de vie, et à jouir de lui comme de la source du salut.
Tels sont les enfaiis de Dieu quand il leur accorde sa grâce, et que le Saint- Esprit poursuH son œuvre dané leurs cœurs: A la vérité, îls sont rendus malheureux par leur corruption intérieure, par leurs combats contre le péché qui demeure en eux , et par les obstacles que leur présente la loi qui est dans leurs membres,,
mais le Seigneur leur donne la victoire et ils triomphent en Chrint. La sainteté eét leur élément /le pécbé.lâUr est odieux; ils détestent les ténèbres et aiment la lumière; .et s'il ne tenait qu'à eux, ils voudraient être toujours occupés à glorifier leur E^éy dempteur. Us aimeraient jouir de sapré7 sençç continuelle, mourir au monde et avoir leur cceur et Jieur trésor placés dans l0ciel. jËtes-vousdu peuple de Dieu? avez; vous fait alliance av^c le Seigneur ? soupirez-vous après cette bénédiction et chcrr chez-vpus cette faveur? abandonnez-vous le monde, et cherchez-vous le Seigneur par la prière , par l'examen attentif de la ^ibleetpar l'emploi diligent de tous les autres moyens de grâce? S'il en est ainsi, vous le trouverez, car Jésus déclare que tt quiconque cherche trouve. » Heureuse l'âme qui se trouve dans un tel cas; oui, bienheureux l'homme dont le Dieu est l'Eteroel.
Accorde-moi qaolqoe marqne de la fayear* (Ps*